IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Meta licencie 700 personnes moins de 24 heures après avoir annoncé un plan de rémunération allant jusqu'à 2,7 milliards de dollars pour chacun de ses six cadres supérieurs, l'entreprise mise tout sur l'IA

Le , par Stéphane le calme

19PARTAGES

17  0 
Le 25 mars 2026 restera une journée symptomatique de l'ère Zuckerberg 2.0 : alors que Meta annonçait la suppression de quelque 700 postes dans plusieurs de ses divisions, la société révélait simultanément un programme de rémunération inédit pour ses six plus hauts dirigeants : des options sur actions susceptibles de valoir jusqu'à 2,7 milliards de dollars par bénéficiaire. Derrière ce contraste saisissant se dessine une recomposition brutale de l'entreprise, entièrement sacrifiée sur l'autel de l'intelligence artificielle, dans un contexte où ses propres modèles ont déçu, où ses meilleurs chercheurs sont partis, et où la question du retour sur investissement reste, de l'aveu même de sa directrice financière, sans réponse claire.

Les suppressions de postes touchent plusieurs entités distinctes au sein de Meta : la division Facebook, les opérations mondiales, le recrutement, les ventes, et Reality Labs, la branche dédiée à la réalité virtuelle et augmentée. Selon The Register, une source proche du dossier a confirmé que le total avoisinerait les 700 départs.

Ce n'est pas la première fois en 2026 que Reality Labs est dans le viseur. En janvier, Meta avait déjà réduit de 10 % les effectifs de cette division, soit environ 1 000 personnes sur un total de 15 000. La vague du 25 mars s'inscrit donc dans une restructuration continue, et non dans un événement isolé. Le message de Zuckerberg est sans ambiguïté : le métavers, projet phare des années 2021-2023 qui avait absorbé des dizaines de milliards de dollars sans jamais convaincre le grand public, n'est plus une priorité stratégique. C'est désormais l'intelligence artificielle qui concentre les investissements, à tel point que la rémunération des employés est présentée comme le deuxième poste de dépenses en hausse pour 2026, surtout en raison des nouvelles recrues dans ce domaine.

Dans un message interne cité par The Register, Meta a justifié ces suppressions de postes comme une mesure d'alignement avec la stratégie exposée lors des résultats du quatrième trimestre : « Les équipes de Meta procèdent régulièrement à des restructurations pour s'assurer qu'elles sont dans la meilleure position pour atteindre leurs objectifs. Dans la mesure du possible, nous cherchons d'autres opportunités pour les employés dont les postes sont impactés. »

Des stock-options à 9 chiffres pour les dirigeants, la veille des licenciements

La chronologie est difficilement contestable. Le 24 mars au soir, soit moins de vingt-quatre heures avant les licenciements, Meta déposait auprès de la SEC un dossier révélant un programme de rémunération inédit pour ses cadres dirigeants. Susan Li (directrice financière), Andrew Bosworth (directeur technique), Chris Cox (directeur produit), Javier Olivan (directeur des opérations), Dina Powell McCormick (présidente) et Curtis Mahoney (directeur juridique) sont éligibles à ce programme d'options sur actions, une première pour Meta.

Le mécanisme est conditionnel mais vertigineux. Pour que le premier niveau d'options soit débloqué, l'action Meta devra grimper d'au moins 88 % pour atteindre 1 116 dollars. Le scénario le plus ambitieux exige une multiplication par six du cours, soit 3 727 dollars par action, contre 592 dollars à la clôture du 24 mars. La date limite fixée est le 14 février 2028. En d'autres termes, Meta se donne moins de deux ans pour multiplier sa valorisation par six, la faisant passer à quelque 9 000 milliards de dollars, soit plus que le PIB actuel du Japon.

Dans le scénario le plus favorable, Bosworth, Cox, Li et Olivan pourraient chacun encaisser jusqu'à 2,7 milliards de dollars, selon les conditions d'exercice de leurs options. Par ailleurs, Li, Bosworth, Cox et Olivan recevront également des actions gratuites supplémentaires (restricted stock units) d'une valeur combinée de 170 millions de dollars au dernier cours de clôture, libérables trimestriellement. Mark Zuckerberg, dont la fortune personnelle dépasse les 200 milliards de dollars, est explicitement exclu du plan.


Une stratégie IA sous pression : Llama 4, Avocado, et les fantômes qui partent

Pour comprendre pourquoi Meta distribue de telles récompenses à ses cadres tout en réduisant ses effectifs, il faut revenir sur les turbulences qui ont secoué sa division IA depuis le printemps 2025. Le lancement de Llama 4, censé repositionner Meta parmi les acteurs de premier rang, a tourné à la déconvenue. Yann LeCun, qui était alors encore directeur scientifique de Meta, a depuis reconnu que les résultats des tests comparatifs avaient été « un peu arrangés » : l'équipe avait utilisé différentes variantes du modèle sur différents bancs d'essai pour obtenir de meilleurs résultats : une pratique contraire aux conventions de la recherche, qui veut qu'un seul et même modèle soit évalué sur l'ensemble des tests. Cette manipulation a alimenté une perte de...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de GLDavid
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 9:23
Comment on dit déjà? Ah oui, déshabiller Paul pour habiller Jacques
Et oui, le pognon, faut bien le trouver quelque part. Et puis, les opérationnels, ceux qui créent la valeur et qui s'arrangent pour que ça marche, on sait bien que c'est la variable d'ajustement.

@++
5  0 
Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/04/2026 à 9:20
Citation Envoyé par GLDavid Voir le message
Et puis, les opérationnels, ceux qui créent la valeur et qui s'arrangent pour que ça marche, on sait bien que c'est la variable d'ajustement.
es ce vraiment une erreur cette stratégie ?
je veux dire: X, amazon, meta ont virer pleins de personne, leurs site web et services ont continué de bien fonctionner... y'a bien eu quelques incidents avec aws et X mais dans l'ensemble virer du monde n'a pas empêcher le service de tourner correctement.
je pense que ces boites ont eu pleins de salariés sur des taches annexes/secondaires qui apportait peu de valeur de ajouté, les retirer n'a donc rien changer structurellement aux projets.

Alors oui sur le long terme sa réduit surement peut être la R&D, sa augmente la dette technique/ralentit les évolutions des projets (moins de mep et moins de maj des composants).
0  1