IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Mark Zuckerberg avait un plan audacieux visant à remplacer le personnel de Meta par l'IA, baptisé « Project OT », et qui envisageait un avenir « natif de l'IA »
Voici comment cela a échoué

Le , par Anthony

121PARTAGES

4  0 
Mark Zuckerberg aurait élaboré en janvier 2026 un plan visant à remplacer une grande partie des effectifs de Meta par l’intelligence artificielle (IA), selon des documents internes. Baptisé « projet OT » (pour « Organization Transformation »), ce plan envisageait une entreprise « native de l’IA », impliquant une réduction des effectifs de près de 60 % et leur remplacement par des systèmes d’IA supervisés par de petites équipes « riches en talents ». Cette restructuration, prévue en deux vagues en mai et en novembre, devait s'accompagner de la suppression des postes vacants et du départ des employés que Meta considérait comme peu performants. Cependant, Zuckerberg a annulé les suppressions d'emplois prévues pour novembre en raison des pressions opérationnelles liées à l'adoption rapide de l'IA. À la suite de ce fiasco, Meta se présente désormais publiquement comme une entreprise « centrée sur les personnes ».

Meta Platforms, Inc. (opérant sous le nom de Meta) est une multinationale américaine du secteur des technologies dont le siège social est situé à Menlo Park, en Californie. Meta détient et exploite plusieurs plateformes de réseaux sociaux et services de communication de premier plan, notamment Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et Threads. La société gère également un réseau publicitaire pour ses propres sites et pour des tiers ; en 2023, la publicité représentait 97,8 % de son chiffre d'affaires total. Meta est souvent considérée comme faisant partie des « Big Tech ».

Mark Elliot Zuckerberg est un homme d'affaires et programmeur américain qui a cofondé le réseau social Facebook et sa société mère, Meta Platforms. Il en est le président, le PDG et l'actionnaire majoritaire. Zuckerberg est devenu en 2008, à l'âge de 23 ans, le plus jeune milliardaire au monde à avoir fait fortune par ses propres moyens et figure régulièrement parmi les personnes les plus riches du monde. Selon Forbes, la fortune estimée de Mark Zuckerberg s'élevait à 220 milliards de dollars en décembre 2025.

Pour rappel, alors que Meta s'apprêtait à supprimer 8 000 postes en mai 2026, le groupe a déployé le « Model Capability Initiative », un mouchard installé sur les postes de travail de ses employés américains permettant d'analyser leurs activités et d'entraîner l'IA. L’objectif était de fournir des données d’entraînement à des agents IA capables d’exécuter des tâches de bureau. En interne, la réaction a été immédiate, avec une vague d'émojis de colère, avant que les employés n'apprennent qu'aucune possibilité de refus n'était envisageable.

La contestation a ensuite pris une forme plus concrète : en mai 2026, des employés de Meta ont commencé à diffuser clandestinement des tracts dans les salles de réunion, sur les distributeurs automatiques et même sur les rouleaux de papier toilette. Leur message — « Tu ne veux pas travailler dans une usine d'extraction de données humaines ? » — résumait une rupture de confiance plus profonde, alors que les salariés voyaient leurs activités professionnelles servir à entraîner des systèmes d’IA susceptibles d’automatiser leur propre travail. Chez Meta, former l'IA qui vous remplacera est devenu une clause implicite du contrat de travail.

Toujours à l’affût de moyens pour prendre le dessus sur ses concurrents, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a élaboré en janvier 2026 un plan qui aurait réinventé le travail au sein du géant des réseaux sociaux à l’ère de l’IA. Ces projets, baptisés « Project OT » (abréviation de « Organization Transformation »), envisageaient un avenir « natif de l’IA ». Ils détaillaient la possibilité que l’IA prenne en charge une grande partie du travail quotidien effectué par des milliers d’employés humains. Selon un des documents internes, ces travailleurs virtuels seraient supervisés au sein de Meta par des équipes humaines plus restreintes, mais « riches en talents ».


Le rapport explique en outre comment les dirigeants ont envisagé de réduire les effectifs au sein de Meta de près de 60 %. Selon un autre document interne, les responsables des ressources humaines estimaient que ce changement pourrait être aussi important que les suppressions d’emplois à l’échelle de l’entreprise effectuées il y a environ trois ans.

La restructuration devait se dérouler en deux vagues, avec une première vague de licenciements en mai 2026, suivie d’une autre en novembre. Les licenciements devaient s’accompagner de la suppression des postes vacants et du départ des employés que Meta considérait comme peu performants. Ces détails révèlent une ampleur de la restructuration chez Meta qui n’avait pas été rapportée auparavant.

Le plan de licenciement de Mark Zuckerberg a capoté à la dernière minute

Selon l’un des documents internes, Zuckerberg a annulé les plans de suppressions d’emplois prévus pour novembre. Meta a néanmoins procédé au licenciement de 10 % de ses effectifs. Ces documents donnent un premier aperçu du rythme effréné auquel Meta prévoyait de réduire ses effectifs à l’échelle de l’entreprise. D’autres documents suggèrent que le géant des réseaux sociaux a tenté de se positionner à l’avant-garde d’une refonte du monde du travail axée sur l’IA.

L'un des documents a révélé que Meta prévoyait également une intégration plus progressive de l'IA dans le monde du travail, plutôt qu'une refonte totale. Cette stratégie, dont il ne reste que des vestiges, prévoyait notamment que Meta commercialise auprès d'autres entreprises des agents IA capables d'effectuer des tâches telles que la prise de rendez-vous et la conclusion de ventes.

Le pari de Meta : des prototypes de produits conçus par l'IA en quatre semaines

La transition dans le développement des produits a été menée par Ime Archibong, qui avait prédit que les prototypes créés rapidement grâce à l’IA pourraient ressembler davantage aux produits finis qu’auparavant. Le projet pilote consistait à mettre en place de « petites cellules technologiques », chacune composée de ses propres équipes d’ingénieurs. Ces groupes devaient s’affranchir des processus établis pour le lancement de nouveaux produits, tels que les cycles de planification fixes de six mois, et viser à la place de construire des prototypes en quatre semaines.

En juin dernier, au moins 11 unités, dont des équipes d’ingénierie et de recherche, avaient mis en place ces petites cellules, selon les documents.

Comment Meta a repensé sa gestion en s'appuyant sur l'IA et ses collaborateurs les plus performants

Meta a mis en place une structure de gestion unique dans laquelle les évaluations de performance professionnelle et les promotions seraient décidées par des responsables d'unité de haut niveau, ou « ORG leads », soutenus par le personnel des ressources humaines et des « systèmes d'IA » non précisés. Chaque responsable d'unité superviserait entre 30 et 50 personnes, tandis que les responsables de « pod » dirigeraient au quotidien des équipes plus petites.

Meta a également lancé un nouvel outil de ressources humaines destiné à identifier les « talents irremplaçables ». Les documents faisaient référence à un « 10X performer », c'est-à-dire un employé capable d'accomplir le travail de dix personnes. Meta avait l'intention d'utiliser une partie des économies réalisées grâce aux licenciements pour financer des rémunérations plus élevées afin d'attirer et de fidéliser ces talents.

Vers le 20 mai, Meta a décidé de réduire ses effectifs d’environ 10 % et prévoyait de procéder à des suppressions supplémentaires dans les mois à venir. Des ingénieurs ont été réaffectés et les suppressions d’emplois se sont multipliées, tandis que des informations de l’époque indiquaient que les effectifs de certains départements avaient chuté jusqu’à 30 % à la fin du mois de mai.

Alors que Meta poursuivait son plan axé sur l’IA, l’entreprise a également imposé l’installation d’un logiciel de suivi sur les appareils de ses employés américains afin d’enregistrer les frappes au clavier et les clics de souris, dans le but de former des agents IA. L’utilisation accrue du codage par IA a entraîné davantage de perturbations de service et de fuites de données potentielles, dont le nombre a grimpé à 405, selon le rapport. D’après des messages internes, les employés ont dû consacrer jusqu’à 70 % de leur temps à résoudre ces problèmes. Tout cela a finalement conduit Mark Zuckerberg à annuler la deuxième vague de licenciements prévue pour novembre.

Meta renforce son image en mettant l'humain au cœur de ses activités

Au lendemain de ce fiasco, le rapport souligne que Meta avait prévu une campagne marketing visant à renforcer son image d’entreprise centrée sur les personnes. Un long essai, accompagné de supports marketing, dépeint également les concurrents comme des « destructeurs d’emplois », tout en présentant Meta comme une entreprise qui entend donner plus d’autonomie à ses employés grâce à des outils d’IA.

Meta prévoit d'investir 130 milliards de dollars dans les puces électroniques et d'autres infrastructures cette année, ce qui, selon les analystes, devrait épuiser sa trésorerie d'exploitation d'ici 2026, d'après les estimations de LSEG.

Derrière la restructuration envisagée par Meta se cachait surtout une équation financière : en mai 2026, Mark Zuckerberg a confirmé que les 8 000 salariés licenciés permettraient de « compenser » ses investissements dans l’IA. En d'autres termes, la main-d’œuvre humaine devenait une variable d’ajustement pour absorber le coût de la course à l'IA. Au-delà des 8 000 emplois concernés, cette annonce révélait toute une philosophie du travail et du capitalisme algorithmique.

Et vous ?

Quelle lecture faites-vous de cette situation ?
Trouvez-vous cette initiative de Mark Zuckerberg crédible ou pertinente ?

Voir aussi :

Plus de 20 000 offres d'emploi de Développeur ou en Informatique

Mark Zuckerberg publie un essai complètement déjanté de 6 500 mots sur l'idée de doter tout le monde d'une « superintelligence » issue de l'IA, « l'avenir appartient à tous », mais avant tout à Meta

Le superyacht du milliardaire Mark Zuckerberg accusé d'avoir ignoré la fréquence d'urgence et n'est pas venu en aide à un bateau en détresse, le PDG de Meta est vivement critiqué pour cette non-assistance

Mark Zuckerberg ordonne aux employés restants de recommencer à s'amuser après les licenciements massifs qui ont décimé leurs collègues, et la culture technique des équipes d'ingénierie au profit de l'IA
Vous avez lu gratuitement 3 699 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !