Un sondage sur développez.com a révélé que la majorité, soit 56,57 %, des votants sont pour rester en télétravail de façon permanente après la crise. C’était une espèce de redite du positionnement des travailleurs de divers pays qui ont exprimé leur faveur à l’approche télétravail. Les réactions au sondage avaient permis de révéler les raisons pour lesquelles ces travailleurs préfèrent le travail à distance en permanence. Celles pour lesquelles la minorité des votants penchaient plutôt pour le bureau à temps plein ou à minima pour l’approche hybride n’avaient pas manqué d’être mises en avant.Télétravail en permanence : Quels arguments ?
Les arguments mis en avant en faveur du télétravail par les tiers en confinement sont : horaires de travail flexibles, moins de stress lié au trajet, les économies, meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les gains de productivité et de temps, ainsi que le calme. En effet, d’après un sondage de Zippia qui a porté sur plus de 500 Américains, plus de 44 % des sondés disent être plus productif en mode travail à distance. Si Deskeo ne fait pas dans le détail avec un chiffre lié à la productivité, l’opérateur de bureau flexible présente un autre susceptible de justifier le lien entre productivité et télétravail. D’après l’entreprise française en effet, 27 % des participants à l’une de ses enquêtes (portant sur les retours de 2915 professionnels) valorisent le fait de pouvoir travailler au calme pour plus de concentration. Quant à ce qui est du dernier avantage, 38 % des participants au sondage Deskeo apprécient plus le télétravail pour ceci qu’il évite de perdre du temps dans les transports.
C’est pour ces raisons que les Australiens se battent pour le droit de travailler à domicile en permanence. En effet, au mois d’avril de l’année en cours, le PDG de la troisième banque australienne, la National Australia Bank (NAB), a ordonné à 500 cadres supérieurs de revenir au bureau à temps plein. En juillet, la NAB a accepté un accord syndical qui donne à tous les employés, y compris les 500 cadres, le droit de demander un travail à temps plein, tout en limitant les motifs de refus. La même semaine, le syndicat du secteur public a conclu un accord qui permet aux 120 000 employés fédéraux australiens de demander un nombre illimité de jours de travail à domicile. Les travailleurs fédéraux canadiens ont pour leur part mis fin à une grève de deux semaines en mai en concluant un accord salarial qui ne prévoyait pas les protections du télétravail qu'ils souhaitaient.
C’est toujours en lien avec les avantages du travail à distance que des employés ont démissionné de leurs postes au sein d’entreprises sans politique de travail à distance flexible. En effet, une enquête de Prudential Beneficial qui porte sur un échantillon de 1046 participants américains indique que 87 % sont désireux de poursuivre en télétravail à minima 1 jour dans la semaine. 73 % sont d’avis que les employeurs doivent continuer d’offrir et même étendre les options de travail à distance. 42 % de ce lot sont prêts à quitter leur emploi si l’option télétravail ne leur est pas offerte sur le long terme.
Ces chiffres s’alignent avec ceux d’un sondage de Microsoft sur un échantillon mondial de 31 000 employés disséminés dans 31 pays. « Le fait de pouvoir travailler à distance a ouvert de nouvelles possibilités pour de nombreux travailleurs. Si l’on n'a plus besoin d'être physiquement présent dans un bureau, l’employeur peut, en théorie, être situé n'importe où. C'est peut-être pour cette raison que 41 % des employés envisagent de quitter leur employeur actuel cette année », indique l’entreprise américaine. Les résultats de son enquête laissent penser que les employeurs pensent à s’arrimer à ce qui est susceptible de s’imposer comme le standard du post pandémique. En effet, 73 % des participants au sondage sont désireux de voir les options flexibles de télétravail demeurer...
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