Le télétravail est devenu la nouvelle norme pour de nombreux employés à la suite de la pandémie de COVID-19, mais alors que beaucoup retournent progressivement au bureau, certains se demandent peut-être si le travail, le télétravail est la meilleure solution pour votre avenir. Pour certains analystes, malgré les souhaits de certains dirigeants de gouvernements et d'entreprises, le télétravail est là pour rester et serait est la nouvelle norme au Canada.Bien que le travail à domicile présente des avantages considérables, qu'il s'agisse des économies réalisées sur les installations, de l'environnement ou de la production globale, certaines organisations ont du mal à admettre qu'il est possible de maintenir la culture de l'entreprise et l'engagement des employés dans un scénario de télétravail.
Au printemps 2020, dans les premiers jours de la pandémie, les gouvernements du monde entier, y compris le Canada, ont adopté des mesures sévères rarement utilisées en temps de paix, notamment le verrouillage et la fermeture des bureaux et des entreprises, à l'exception des services les plus essentiels. En conséquence, les personnes habituées à travailler dans des bureaux se sont vu signifier qu'elles devaient travailler à domicile.
Cette mesure a été largement considérée comme essentielle, mais temporaire, pour assurer la sécurité des personnes pendant la pandémie. La Suède, largement clouée au pilori à l'époque pour avoir refusé le confinement et permis aux gens d'interagir les uns avec les autres sur la base du bon sens, a fini par afficher un taux de surmortalité inférieur à celui de la plupart des pays qui ont procédé à un confinement rigoureux, y compris le Canada.
Le gouvernement canadien a été l'un des plus enthousiastes à promouvoir le télétravail
Le gouvernement canadien a été l'un des plus enthousiastes à promouvoir le télétravail ou travail à domicile. Par exemple, Michael Keenan, alors sous-ministre des Transports, a déclaré que ce mode de travail serait « par défaut » dans un « avenir prévisible ». De même, tous les ministères et les grandes entreprises ont adopté le modèle du travail à domicile. Loin de s'y opposer, le monde de l'entreprise aux États-Unis, au Canada et ailleurs s'est généralement montré enthousiaste. Par exemple, la banque d'investissement new-yorkaise Goldman Sachs a mis en place des programmes d'exercices à distance et même des cours de cuisine pour les employés travaillant à domicile. De même, au Canada, les grandes entreprises et les banques ont adopté le modèle du télétravail.
Au printemps et à l'été 2020, peu de gens, si ce n'est aucun, se sont rendu compte de la popularité qu'allait connaître ce modèle. Les travailleurs n'avaient plus à faire de longs et coûteux trajets pour se rendre au travail, ce qui leur permettait d'économiser sur l'essence, le stationnement, les frais de nourriture et même les frais de garde d'enfants. Si vous n'aimiez pas l'emplacement de votre entreprise, peut-être parce que le loyer était trop élevé ou que vous préfériez la campagne à la ville, vous pouviez déménager ailleurs.
Il n'est donc pas étonnant que de nombreux travailleurs aient hésité à retourner au bureau lorsque la pandémie s'est dissipée en 2022 et 2023. Le gouvernement fédéral lui-même n'a pas vraiment été en mesure de sévir. D'ici au 31 mars, il s'attend à ce que les travailleurs ne soient au bureau que deux à trois jours par semaine, et même dans ce cas, des exceptions sont autorisées au cas par cas.
En avril 2021, le gouvernement canadien a publié une étude sur la productivité des télétravailleurs. Fait impressionnant, 90 % d'entre eux ont déclaré être au moins aussi productifs à domicile qu'au bureau. Environ un tiers d'entre eux (32 %) ont même déclaré accomplir plus de travail par heure depuis leur domicile. Seuls 10 % ont déclaré être moins productifs depuis leur domicile.
Si les employeurs sont préoccupés par le temps que les employés consacrent à leur travail à domicile, il convient également de noter que 44 % de ceux qui apprécient le télétravail déclarent également travailler plus longtemps. Par ailleurs, aucun des employés qui travaillent mieux depuis leur domicile n'a déclaré travailler moins d'heures.
La même année, les chercheurs Mehdi et Morissette ont rapporté que 32 % des employés canadiens âgés de 15 à 69 ans travaillaient la plupart de leurs heures à domicile, contre 4 % en 2016. Ces chiffres confirment que les entreprises récoltent les fruits d'une productivité accrue grâce au travail à domicile. En effet, une main-d'œuvre engagée est une main-d'œuvre productive, et de nombreuses entreprises commencent à s'en rendre compte.
Un rapport récent de Randstad Sourceright souligne que plus de huit organisations sur dix (84 %) interrogées ont déclaré qu'elles envisageraient d'adopter une politique permanente de télétravail. Cela semble confirmer que le travail à domicile au Canada sera la nouvelle norme et que la culture d'entreprise et l'engagement des employés peuvent prospérer même dans un environnement de télétravail.
Il est souvent utile d'avoir l'avis de personnes qui ont une expérience préalable et qui ont vu de leurs propres yeux les avantages et les inconvénients du travail à domicile. Nous avons contacté les communautés du travail à domicile, du travail à distance et du nomadisme numérique pour connaître leur point de vue sur le travail à distance et le travail à domicile. De plus, nous avons inclus des conseils pour relever les défis...
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