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Les emplois menacés par l'IA commencent réellement à disparaître, d'après des données sur la période 2024 à 2034 et selon lesquelles la demande en développeurs sera plus forte pour soutenir l'essor de l'IA

Le , par Patrick Ruiz

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Le Bureau of Labor Statistics (BLS) (l’agence fédérale américaine rattachée au Département du Travail) vient de recenser 18 professions déjà touchées par la réduction des effectifs due à la mise à contribution croissante de l’intelligence artificielle. Ce lot représente environ 10 millions d'emplois aux États-Unis pour lesquels on a enregistré une baisse de 0,2 % entre mai 2024 et mai 2025. Les occupations en lien avec le développement informatique n’y figurent pas. Le rapport indique plutôt que la demande en développeurs informatique sera plus forte pour soutenir l’essor de l’intelligence artificielle dans la période mentionnée.

Les développeurs informatiques ne figurent pas dans la liste des 18 métiers pour lesquels on enregistre déjà des pertes d’emplois, d’après les données du Bureau of Labor Statistics

  • Parajuristes et assistants juridiques
  • Graphistes
  • Présentateurs de télévision et animateurs radio
  • Rédacteurs techniques
  • Interprètes et traducteurs
  • Agents d'assurance
  • Représentants commerciaux de services (à l'exception de la publicité, de l'assurance, des services financiers et du voyage)
  • Représentants commerciaux, commerce de gros et industrie, produits techniques et scientifiques
  • Représentants commerciaux, commerce de gros et industrie, à l'exception des produits techniques et scientifiques
  • Mannequins
  • Ingénieurs commerciaux
  • Commis aux achats
  • Responsables de l'octroi de crédit, vérificateurs et commis
  • Chargés de clientèle
  • Secrétaires de direction et assistants administratifs de direction
  • Secrétaires juridiques et assistants administratifs
  • Secrétaires médicaux et assistants administratifs
  • Secrétaires et assistants administratifs (à l'exception des secrétaires juridiques, médicaux et de direction)


Un rapport de la DARES paru au premier trimestre de l’année en cours parle pourtant d’apocalypse emploi développeur due à l’intelligence artificielle

Les données officielles de la DARES semblent désormais le confirmer : l'intelligence artificielle est bien en train de provoquer une forme d'apocalypse sur le marché de l'emploi des développeurs informatiques. La preuve ? Pour la première fois depuis 2016, l'informatique n'est plus en « tension très forte » de recrutement. Le secteur enregistre en 2024 la plus forte baisse de tensions tous domaines professionnels confondus, passant du niveau 5 au niveau 4 sur l'échelle DARES. Traduction concrète : il y a désormais plus d'informaticiens disponibles que de postes à pourvoir, quand le BTP, l'industrie et la maintenance continuent de souffrir d'une pénurie record. Pendant que l'IA génère du code à la place des développeurs, elle ne réparera jamais un trou dans votre toit, comme prévenait déjà le PDG de Lowe's qui a encouragé les jeunes à se tourner vers les travaux manuels.

le terme « tensions sur le marché du travail » est souvent mal compris — et cette incompréhension conduit à des contresens majeurs sur la situation réelle des développeurs.

Quand la DARES mesure les « tensions de recrutement », elle évalue à quel point les entreprises peinent à trouver des candidats pour un métier donné. L'indicateur synthétique combine trois composantes : le rapport entre offres d'emploi et demandeurs disponibles, la vitesse à laquelle les chômeurs retrouvent un emploi, et le pourcentage d'employeurs anticipant des difficultés de recrutement.

La logique est implacable et s'applique comme un marché classique :

  • Tensions FORTES (niveau 4-5) = peu de candidats pour beaucoup de postes
    • Pour les salariés : pouvoir de négociation maximal, salaires élevés, sécurité absolue de l'emploi → c'est l'eldorado
    • Pour les entreprises : galère à recruter, projets retardés, surenchère salariale → c'est la catastrophe
  • Tensions FAIBLES (niveau 1-2) = beaucoup de candidats pour peu de postes
    • Pour les salariés : concurrence féroce, salaires comprimés, difficulté à trouver un emploi → c'est la crise
    • Pour les entreprises : pléthore de candidatures, facilité de recrutement, pouvoir de négociation total → c'est le paradis


La baisse des tensions en informatique signifie donc très précisément ceci : il y a davantage d'informaticiens disponibles que ce dont les entreprises ont besoin. L'analogie est simple. Imaginez un restaurant qui, pendant dix ans, cherchait désespérément des chefs cuisiniers et n'en trouvait pas. Puis arrive une machine qui cuisine automatiquement la moitié des plats. Soudain, le restaurant a besoin de deux chefs au lieu de cinq. Il y a maintenant trois chefs sur le carreau pour chaque poste disponible. Les tensions de recrutement « baissent ». C'est une bonne nouvelle pour le restaurateur. Pour les chefs, c'est le début de la galère.

Les chiffres publiés par la DARES indiquent que l'informatique et les télécommunications passent en 2024 d'un niveau de tension 5 (« très forte ») maintenu depuis 2016 à un niveau 4 (« forte »). Cette dégradation d'un échelon entier représente la baisse la plus marquée observée parmi tous les domaines professionnels.

Le graphique ci-dessous de la DARES illustre cette rupture : après avoir culminé en 2023 à son niveau le plus élevé depuis 2011, la courbe jaune de l'informatique amorce une descente notable. Parallèlement, d'autres courbes restent obstinément hautes : l'industrie (vert foncé) se maintient autour de 1,0, le BTP stagne à des niveaux très élevés.

Globalement, six métiers sur dix demeurent en tension forte ou très forte en 2024, contre sept sur dix en 2023. Cela représente 55% de l'emploi total contre près des deux tiers l'année précédente. Un progrès donc, mais qui cache des disparités sectorielles majeures que le rapport DARES documente méticuleusement.


L'intelligence artificielle générative a profondément modifié l'équation de la productivité dans le secteur informatique, réduisant mécaniquement les besoins en volume de développeurs, d’après les données de la DARES

Le rapport DARES identifie la baisse de l'intensité des embauches comme le facteur principal de la détente observée en 2024. L'indicateur d'intensité d'embauche (qui mesure le rapport entre offres d'emploi et projets de recrutement rapportés à l'emploi moyen) passe de 0,35 en 2023 à 0,18 en 2024, soit une chute de près de moitié. Globalement, les projets de recrutement ont reculé de 10% en 2024 par rapport à 2023. Et dans l'informatique, cette baisse est la plus forte de tous les secteurs.

Les données confirment l'adoption massive de l'intelligence artificielle par les développeurs eux-mêmes. Selon le rapport Stack Overflow 2025, 90% des développeurs utilisent désormais l'IA dans leur travail quotidien, une hausse de 14,1 points par rapport à 2024. Plus de la moitié passent au moins deux heures par jour sur des outils comme GitHub Copilot, ChatGPT, Claude ou Cursor. Pour 80% d'entre eux, ces outils améliorent leur productivité.

Sundar Pichai l'a lui-même confirmé lors de la présentation des résultats de Google : plus d'un quart de tout le nouveau code chez Google est désormais généré par l'IA, avant d'être révisé par des ingénieurs. Un développeur augmenté par l'IA produit en une journée ce qui lui prenait deux à trois jours auparavant. La logique économique est implacable : si un développeur produit désormais l'équivalent de deux ou trois développeurs d'avant, les entreprises ont besoin de deux à trois fois moins de développeurs pour le même volume de production.

Marc Benioff, PDG de Salesforce, a été particulièrement explicite : 2025 sera la première année en 25 ans d'histoire de l'entreprise où elle ne fera pas croître son effectif d'ingénieurs logiciels. La décision n'est pas conjoncturelle, elle est stratégique. L'IA suffit à absorber la croissance des besoins. Les offres d'emploi pour développeurs ont d'ailleurs atteint en juillet 2024 leur plus bas niveau depuis près de quatre ans selon Indeed.

À l'échelle mondiale, les signaux sont encore plus alarmants. Aux États-Unis, plus de 210 000 suppressions d'emplois ont été recensées en 2025 dans le secteur tech, dont une part significative explicitement justifiée par les gains de productivité de l'IA. Microsoft a licencié 19 000 salariés, Intel 34 000, Tata Consultancy Services 12 000 postes dans ses centres de développement. Goldman Sachs estime que 25% de toutes les heures de travail pourraient être automatisées par l'IA. Le MIT évalue que l'IA peut déjà remplacer 11,7% du marché du travail américain.

En France, le cadre juridique protège davantage les salariés. Le droit du travail impose une obligation d'adaptation et de formation professionnelle avant tout licenciement. Mais la protection légale ne peut indéfiniment résister à une réalité économique profonde : quand les entreprises n'embauchent plus, les développeurs disponibles s'accumulent sur le marché.


Le rapport du Bureau of Labor Statistics indique pourtant que la demande en développeurs informatique sera plus forte pour soutenir l’essor de l’intelligence artificielle dans la période mentionnée.

« L'adoption croissante des technologies d'IA, y compris les outils d'IA générative, est un autre facteur qui stimulera une forte croissance de l'emploi dans les métiers de l'informatique et des mathématiques. Les entreprises de divers secteurs intégreront de plus en plus des systèmes basés sur l'IA dans leurs processus de travail afin d'améliorer leur productivité et d'optimiser leurs opérations. Le développement, la mise en œuvre et l'exploitation de ces technologies nécessiteront l'expertise de travailleurs formés en informatique, en programmation, en développement de logiciels et en analyse de données. Par conséquent, la demande pour des professions telles que les scientifiques des données, les chercheurs en informatique et en sciences de l'information et les développeurs de logiciels devrait augmenter considérablement au cours des prochaines...
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Avatar de Eric80
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/07/2026 à 12:22
cela me fait tiquer aussi, mais pas exactement pareil.
AMHA, l'IA va surtout être un accélérateur des inégalités:
  • une "amélioration significative du niveau de vie" pour une minorité: celle qui profite de l'IA, d'abord les vendeurs évidemment, mais aussi ceux qui peuvent réduire leur charge de travail avantageusement, tout en ignorant les ressources folles utilisées;
  • au détriment de la majorité qui aura plutôt une dégradation: tout ceux qui ne profiteront de l'IA, ou ceux qui utilisent l'IA mais qui crée plutôt surcharge de travail (ceux qui ont encore la conscience professionnelle de devoir vérifier/contrôler tout ce que suggère l'IA), et surtout la plus grosse part qui vont souffrir des ressources accaparées par l'IA au dépend des humains, à commencer par l'énergie tjs plus chère et l'eau pour refroidir les datacenter.
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Avatar de Axel Mattauch
Membre averti https://www.developpez.com
Le 06/08/2026 à 11:38
La suppression massive d'emplois dans les centres d'appels due à l'IA a commencé, les entreprises recourant désormais à des systèmes automatisés pour les tâches auparavant effectuées par des humains
En tant que bénéficiaire de réponses dans les deux configurations (Humain à l'écoute vs. Imbécillité Aggravée) je confirme la tendance.
La différence de service rendu est la suivante:
  • Un interlocuteur humain cherche à répondre à la question que vous vous posez
  • Un IA bot sert au prestataire à faire semblant qu'il est à votre écoute
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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 14:51
J'aurai plus tendance à croire l'étude de Google.

En effet, comment faire confiance à une IA, aussi intelligente soit-elle, lorsqu'elle hallucine dans 35% des cas. Ce n'est pas pour rien que l'article conclut sur la recrudescence des offres d'emploi pour la corriger.

Tous ceux proclamant licencier des employés remplacés par l'IA, ne font que masquer 2 choses :

* soit ils licencient pour investir dans le développement de l'IA

* soit ils licencient car la croissance ralentit, donc une activité économique moindre

* ou les 2 à la fois

Comme le dit Artemus24 :
C'est un motif pour purger les rangs des salariés dont le coupable (ou responsable) idéal est l'IA.
Mais, si l'IA hallucine moins, ce dont je doute de par sa conception intrinsèque, peut-être le grand remplacement par les machines aura lieu.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 13:20
Citation Envoyé par boboss123 Voir le message
On accuse l'IA de générer plus de bugs que l'Humain : il y a une étude sérieuse qui a été faite sur ça ?
Il faut vous renseigner... Il y en a plusieurs... Il y a même une étude de Anthropic elle-même qui prouve que l'IA n'assure pas une vraie augmentation de la productivité quand on regarde toute la durée de vie d'un logiciel... La vie d'un logiciel ne se limite pas à pondre du code en un minimum de temps!!!
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 29/05/2026 à 20:55
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Les emplois menacés par l’IA commencent réellement à disparaître, d’après des données sur la période 2024 à 2034 et selon lesquelles la demande en développeurs sera plus forte pour soutenir l’essor de l’IA.
Ah oui, une baisse de 0.2% en un an! Vous vous rendez-compte? C'est forcément la fin du monde! Tous les vendeurs d'AI avaient raisons! L'IA va tous nous remplacer! /s

Bon, en dehors du fait que ce soit trolldi, c'est encore une n-ième communication destinée à faire gonfler encore un peu plus la bulle. Et au bout d'un moment, il n'y a pas que la bulle que ça gonfle.

Vivement qu'elle éclate... en espérant qu'on n'aura pas perdu l'accès à l'eau potable et à l'électricité entre temps.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 12:09
L’hécatombe emploi IA ne touche pas que les développeurs informatiques, d’autres métiers à cols blancs comme le service client sont concernés
D’après divers rapports dont un de l’OCDE
Ou...

Une récente étude de Google conclut cependant que l’IA ne menace pas les employés, qu’elle sert davantage à compléter les tâches qu’à les automatiser
Qui croire?

Il va des études sur l'influence de l'IA sur l'emploi comme de la multitude d'études universitaires de 1950 à 2000 qui ont toutes concluent que la cigarette n'était pas nocive pour la santé... Il suffit de constater qui est à l'origine de l'étude (ou qui la finance) et quelles sont ses propres intérêts...

Citation de Sir Winston Churchill, premier ministre du Royaume-Uni durant la 2ème guerre mondiale et grand homme d'Etat (je le précise pour la génération Z dont le niveau de connaissance historique commence au mieux à l'an 2000!) concernant les études, sondages et autres statistiques: "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées!"
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 13:13
Citation Envoyé par boboss123 Voir le message
qui en est responsable ? le codeur ou l'IA ?
1° Le manager qui oblige le développeur à utiliser l'IA

2° Le développeur qui utilise le code de l'IA qu'il ne comprend pas et qu'il est incapable de debugger

3° Le développeur qui à la flemme de vérifier le code fourni par l'IA

4° Les promoteurs de l'IA qui vendent une "IA infaillible" alors que le code généré est d'une qualité lamentable

5° Le manager qui a cru aux promesses des promoteurs d'IA

Et ainsi la boucle des responsabilité est bouclée!!!
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 13:17
Salut à tous.

Citation Envoyé par Anselme45
Qui croire?
Personne car même s'il y a des licenciements, quand les entreprises vont s'apercevoir de leurs erreurs, ils feront marche arrière.
Le problème est que cela dépend des métiers et tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.
Donc non, ils ne vont pas réembaucher tous le monde mais ne prendre que les meilleurs.
C'est un motif pour purger les rangs des salariés dont le coupable (ou responsable) idéal est l'IA.

Nous sommes dans une période chaotique où personne ne sait de quoi sera fait l'avenir.
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Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 12:04
Citation Envoyé par MisterMoa Voir le message
Mais plus une personne utilise l'IA et plus elle perd la connaissance du code source sur lequel l'IA intervient... CQFD
si c'est le cas, alors cette personne ne vérifie pas le code généré par l'IA
probablement qu'elle ne le comprend même pas
par conséquent, cette personne est incompétente
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Avatar de Skillselion
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 02/07/2026 à 22:05
L'argument démographique (l'IA comme réponse à la pénurie de main-d'oeuvre) est séduisant, mais il mélange deux problèmes distincts.

D'un côté, la pénurie qui se profile concerne surtout des métiers difficiles à automatiser : soin, santé, artisanat, logistique physique, du travail relationnel ou manuel. De l'autre, l'IA vise d'abord le "travail de bureau des cols blancs", c'est-à-dire justement les emplois qui ne sont pas en pénurie.

Autrement dit, l'IA automatise là où il n'y a pas de manque, et n'aide pas vraiment là où le manque existe. Le vrai problème n'est pas le solde net d'emplois, c'est l'inadéquation : on ne reconvertit pas un employé de back-office en infirmier ou en électricien du jour au lendemain. La transition, sa vitesse et qui en paie le coût comptent plus que le chiffre global.

Un biais à garder en tête aussi : quand un rapport de banque ou un PDG de vendeur d'IA annonce que l'IA va remplacer X millions de cols blancs, c'est autant un argumentaire (marché, valorisation) qu'une prévision neutre. Ce type d'annonces s'est rarement révélé exact sur le calendrier.
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