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Les licenciements liés à l'IA ressemblent de plus en plus à une fiction d'entreprise qui masque une réalité : un capitalisme en quête de nouveaux boucs émissaires technologiques
Suggère Oxford Economics

Le , par Stéphane le calme

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15  0 
Les licenciements « causés par l’IA » sont devenus l’un des récits les plus commodes de l’économie numérique contemporaine. À chaque annonce de plan social, l’intelligence artificielle est invoquée comme une force inexorable, presque naturelle, qui rendrait certaines compétences obsolètes du jour au lendemain. Pourtant, selon une analyse récente de Oxford Economics, cette explication est pourtant largement exagérée : ce discours tient davantage de la fiction corporate que de la réalité économique mesurable. Derrière l’argument technologique se cache une vérité plus dérangeante pour les directions : les suppressions de postes reflètent avant tout des choix stratégiques, financiers et organisationnels.

Toutefois, affirmer que l’IA sert souvent d’alibi narratif ne signifie pas qu’elle soit toujours étrangère aux suppressions de postes. Dans un nombre croissant de situations, l’intelligence artificielle joue bel et bien un rôle direct dans la réduction de certains effectifs. La nuance est essentielle : il ne s’agit pas d’un remplacement massif et généralisé, mais d’un impact ciblé, fonction par fonction.


Depuis deux ans, une formule revient avec une régularité presque mécanique dans les communiqués de presse des grandes entreprises technologiques : les suppressions de postes seraient la conséquence directe de l’adoption accélérée de l’intelligence artificielle. Et les cas se multiplient.

Selon Dominik Asam, directeur financier du géant des logiciels SAP, dont le chiffre d'affaires s'élève à 320 milliards de dollars, l'entreprise aura probablement besoin de moins d'ingénieurs pour fournir un rendement identique, voire supérieur. « Il y a tout simplement plus d'automatisation. Certaines tâches sont automatisées et, pour un volume de production identique, nous pouvons nous permettre d'avoir moins de personnel », a déclaré ce cadre.

À la fin du mois de septembre 2025, le groupe aérien allemand Deutsche Lufthansa AG a annoncé aux analystes et aux investisseurs son intention de supprimer 4 000 postes administratifs d'ici la fin de la décennie. Parmi les raisons invoquées figurait « l'utilisation accrue de l'IA ». Dans la foulée, le prêteur néerlandais ING Group NV a déclaré que près de 1 000 postes étaient menacés par « la numérisation, l'IA et l'évolution des besoins des clients ».

Et début novembre, Krafton Inc., une société sud-coréenne de jeux vidéo, a annoncé son intention de geler les embauches afin de se concentrer sur une approche de développement « axée sur l'IA ». De plus en plus d'entreprises de l'industrie du jeu vidéo expérimentent l'IA dans le processus de développement.

Dans les rapports financiers, les présentations aux investisseurs et les notes de service, les dirigeants vantent les avantages de l'IA et présentent la réduction ou la stabilisation des effectifs comme une préparation à une économie de plus en plus axée sur l'IA. Selon une estimation datant de novembre du cabinet Challenger, Gray & Christmas, l'IA a été citée comme raison de 48 414 suppressions d'emplois annoncées aux États-Unis depuis le début de l'année 2025.

À en croire ce discours, les algorithmes remplaceraient les humains à une vitesse telle que les directions n’auraient d’autre choix que de réduire leurs effectifs. Pourtant, une analyse récente de Oxford Economics invite à regarder derrière cette narration bien huilée. Et ce que l’on y découvre ressemble moins à une révolution technologique qu’à une construction rhétorique soigneusement entretenue.


Quand l’IA sert de paravent stratégique

Pour les entreprises, invoquer l’IA comme cause principale des licenciements présente un avantage évident : cela permet de dépersonnaliser la décision. Le problème n’est plus une stratégie discutable, une anticipation excessive de la croissance ou une erreur de pilotage, mais une force technologique quasi naturelle, inéluctable.

Malgré les gros titres alarmistes annonçant la prise de pouvoir des robots sur le marché du travail, une nouvelle étude d'Oxford Economics remet en question l'idée selon laquelle l'intelligence artificielle serait actuellement à l'origine d'un chômage de masse. Selon l'analyse du cabinet, « les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l'IA à grande échelle », suggérant plutôt que celles-ci pourraient utiliser cette technologie comme prétexte pour réduire leurs effectifs de manière systématique.

Dans un rapport publié le 7 janvier, le cabinet d'études affirme que, bien qu'il existe des preuves anecdotiques de suppressions d'emplois, les données macroéconomiques ne corroborent pas l'idée d'un changement structurel de l'emploi causé par l'automatisation. Il met plutôt en évidence une stratégie d'entreprise plus cynique : « Nous soupçonnons certaines entreprises d'essayer de présenter les licenciements comme une bonne nouvelle plutôt que comme une mauvaise nouvelle, comme par exemple les embauches excessives passées. »

Les données de productivité et d’adoption réelle de l’IA montrent que, dans la majorité des secteurs, l’automatisation est encore marginale et loin de justifier des coupes massives dans l’emploi. Autrement dit, l’IA joue ici le rôle d’un alibi moderne. Elle permet de masquer des réalités plus prosaïques : fin de l’argent gratuit, pression des marchés financiers, nécessité de restaurer des marges après des années de recrutements agressifs. Dans ce contexte, parler d’IA est plus vendeur – et politiquement plus acceptable – que d’admettre une correction stratégique.

Le récit des entreprises est orienté vers les investisseurs

La principale motivation derrière cette nouvelle image donnée aux suppressions d'emplois semble être les relations avec les investisseurs. Le rapport souligne qu'attribuer les réductions d'effectifs à l'adoption de l'IA « transmet un message plus positif aux investisseurs » que d'admettre des échecs commerciaux traditionnels, tels qu'une faible demande des consommateurs ou « des embauches excessives dans le passé ». En présentant les licenciements comme un pivot technologique, les entreprises peuvent se présenter comme des innovateurs avant-gardistes plutôt que comme des entreprises aux prises avec des ralentissements conjoncturels.

Dans une récente interview, Peter Cappelli, professeur de gestion à Wharton, a déclaré qu'il avait vu des études montrant que, comme les marchés saluent généralement les annonces de suppressions d'emplois, les entreprises annoncent des « licenciements fantômes » qui n'ont...
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 19:40
et les rares nouvelles recrues (on compense au moins 1 départ sur 2) ne sont que des seniors/mid, pas de juniors sortie d'école.
C'est court-termiste, comme les marchés. Quand tous les séniors seront parti à la retraire, il n'y aura pas de relève si les juniors ne font pas leurs armes, ils ne pourront jamais devenir sénior.

Je conseille de revoir sa futur carrière et faire des études ailleurs.
Mais où ? même si comme tu le dis mcdo automatise.

Ca va être un vrai problème sociétal, car si on est tous chômeurs, à qui les entreprises de l'IA vont t'elles vendre leur service ? à des boites qui n'auront pas de client, car les potentiels clients au chômage ?
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 8:27
Je pense que les investisseurs comptent sur l'IA pour diminuer leurs couts salariaux pour augmenter leur marge. Ça sera le cas pour certains postes, pas pour d'autres, et partiellement pour certains postes.

Pour le moment on est encore dans le flou sur l'impact définitif réel.

Les choses se rationaliseront quand la bulle IA éclatera, quand on se rendra compte que l'IA ne peut pas tout, ou pour certains postes qu'il reste plus rentable d'avoir des salariés mal payés, ce qui est le cas pour beaucoup de postes en prenant en compte les salariés nivelé vers le SMIC pour la France, et les salariés employés dans les pays immergeant pour ne pas couter cher.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 01/04/2026 à 11:08
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
euh non, c'est programmé dans la plupart des pays plus plus de 70ans pas 67.
Peu importe...
L'objectif c'était de dire qu'il faudra travailler jusqu'à un grand âge et que ça va être difficile de trouver du boulot.
Il est difficile de trouver du travail à 20 ans, à 30 ans, donc après 65 ans...

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je vais "partir" vers 45ans pour moi par exemple.
C'est bien d'avoir des projets d'avenir, mais parfois il y a des examens de santé et on vous diagnostic un cancer foudroyant et ça vous ne l'aviez pas anticipé.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je vis en Asie, et ça recrute à fond avec de très bons salaires
C'est bien, mais peu de gens ont envie d'abandonner leur famille, leurs amis, leur village juste pour trouver du boulot...
Bon après rester dans une Nation membre de l'UE c'est un peu le mode de difficulté "hardcore". Tu ne vas pas mettre beaucoup d'argent de côté chaque mois.

La crise économique est mondiale, Singapour et la Chine finiront pas être touché également.
Si la Chine est en train de devenir la première puissance économique mondiale, c'est en parti parce qu'elle exporte beaucoup, mais les occidentaux n'auront bientôt plus les moyens d'acheter des produits chinois.
Donc l'économie Chinoise ralentira peut-être dans le futur.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 06/02/2026 à 1:02
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Pour votre parcours pro, vous avez surfé sur la vague comme moi
J'ai visé ce qui m'intéressait. Je n'ai jamais regardé à ce qui payait le plus ou ce qui marchait bien ou avait le vent en poupe.

Et il y a encore largement de quoi faire en IT :
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 13:00
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
les plus nuls ont dégagé.
Ouais bof :
Des employés performants de Meta surpris par une vague de licenciements censée n'affecter que les « moins performants » - Certains craignent que cette étiquette nuise à leurs futures perspectives d'emploi
Meta avait annoncé une réduction d’effectifs massive dans le cadre de son « année de l’efficacité », visant à rationaliser ses opérations et à réduire les coûts. Cependant, certains employés ont exprimé leur incompréhension face à leur inclusion dans ces suppressions de postes. Selon eux, les licenciements ne se seraient pas basés uniquement sur des critères de performance, mais également sur d’autres facteurs plus opaques.

Les travailleurs de Meta dont l'emploi a été supprimé ont commencé à publier des messages sur les plateformes de médias sociaux pour demander des références. Certains ont exprimé leur surprise d'avoir été licenciés alors qu'ils étaient bien notés dans leurs évaluations de performance, d'autres ont déclaré avoir reçu la notification alors qu'ils étaient en congé parental. Dans un groupe Facebook privé d'anciens employés de Meta, d'anciens collègues ont souhaité la bienvenue aux nouveaux venus dans leur groupe, selon des copies des messages.

Un chef de produit licencié a déclaré qu'on lui avait dit que ses performances étaient « égales ou supérieures » aux attentes lors d'un entretien de mi-année. « Je n'ai reçu aucun signal indiquant que mes performances étaient insuffisantes ou que je risquais de faire l'objet d'un plan d'amélioration des performances », a déclaré le travailleur, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat afin de préserver ses perspectives d'emploi.
Les grandes entreprises utilisent parfois l'algorithme "Am stram gram" pour décider qui part.
De toute façon il y a des milliers d'employés, donc c'est compliqué d'aller dans le détail.
Tout en haut de la hiérarchie il y a un gars qui arrive et qui dit "virer 12 000 travailleurs".

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
les entreprises les moins efficaces ou les moins solides font faillits
C'est effectivement un point important du capitalisme il faut que les entreprises meurent et que de nouvelles naissent.
En 2020 et 2021 à cause du "quoi qu'il en coûte" des entreprises qui auraient du mourir on survécu plus de temps qu'elles n'auraient du.

En Europe beaucoup d'entreprises (boulangeries et salons de coiffure par exemple) meurent à cause du prix de l'énergie
Pour les entreprises il est très important que l'énergie soit bon marché.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
un salarié licencié à de la chance car il peut aussi y trouver une opportunité de rebond, en se réorientant vers un poste ou un secteur plus adapté à ses compétences et potentiellement plus porteur.
Il peut également ne jamais rien retrouver et passer du chômage au RSA.

Nous ne sommes pas dans une période de plein emploi.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 13:49
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
C'est qu'il est inutile aux yeux du marchés.
L'âge de la retraite va reculer à plusieurs reprises.
Un jour il faudra travailler jusqu'à 67 ans, sauf que peu de gens vont réussir l'exploit d'être toujours dans une entreprise à cet âge là.
Des gens de 65 ans vont chercher du travail et ne jamais en trouver.

Les gens ne gagneront pas grand chose en retraite dans le futur, parce qu'il leur manquera des années de cotisation.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
les compétences demandé sur le marché du travail.
Quelle entreprise recrute ?
McDonalds cherche quelqu'un pour faire la plonge ?
C'est ça les compétences qu'il faut pour trouver un travail aujourd'hui ?

Macron a dit à un gars que pour trouver du travail il fallait traverser la rue, parce qu'en face il y avait un restaurant, et dans la restauration ça recrute.
Mais tout le monde n'a pas envie de bosser là dedans. Les conditions sont difficiles.

Il existe des gens avec un BAC+8 qui n'arrivent pas à trouver dans leur branche, donc ils doivent chercher un job qui ne nécessite pas de diplôme.
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Avatar de Mic**
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/02/2026 à 14:12
Quand je regarde la planète, elle est dans une grande colère, il y a de quoi flipper, je commençais à flipper sur IA et j'apprends ça c'est encore nous qui cassons tout :=(.
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Avatar de Darkzinus
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 18/02/2026 à 11:12
Nous ne sommes que des tas d'atomes et nous pouvons l'être.
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Avatar de Mat.M
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 13:19
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Il peut également ne jamais rien retrouver et passer du chômage au RSA.
Nous ne sommes pas dans une période de plein emploi.
hélas oui
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/04/2026 à 11:54
Aravind Srinivas PDG de Perplexity : « La plupart des gens n'aiment pas leur travail de toute façon »,
quand un PDG de la Silicon Valley transforme les licenciements par l'IA en bonne nouvelle

Se faire remplacer par une machine ? Une chance, selon le cofondateur et PDG de Perplexity AI.
Je l'ai écrit à de nombreuses reprises: Les CEO de ces boites américaines du numériques sont totalement déconnectés du monde réel et bon nombre d'entre eux relèvent tout simplement du cas psychiatrique...

On en a ici le parfait exemple... Contrairement à ce "blaireau" qui joue avec les millions de ses investisseurs, le licencié par l'IA a besoin d'un salaire pour vivre...

Et si ce crétin réfléchissait 2 secondes, ses millions à lui dépendent directement du devenir des licenciés de l'IA... Quand la populace n'aura plus de salaire, qui va dépenser l'argent qu'il n'a plus pour des services IA???

Preuve en est que l'on peut fonder un entreprise qui promeut l'IA et avoir le QI d'une huître
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