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Les mouvements des travailleurs du secteur technologique se sont intensifiés face aux défis croissants liés aux retours au bureau, aux impacts de l'IA,
Et aux licenciements massifs

Le , par Bruno

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5  0 
En 2024, les mouvements des travailleurs du secteur technologique se sont intensifiés face aux défis croissants liés aux retours au bureau (RTO), aux licenciements massifs, et aux impacts de l'intelligence artificielle (IA). Des groupes comme la Tech Workers Coalition (TWC) et le Communications Workers of America (CWA) ont joué un rôle clé dans l'organisation des employés, aidant à négocier des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail dans des entreprises majeures telles qu'Amazon, Apple, Google et Microsoft.

Ces efforts se traduisent par des victoires syndicales, des grèves et une pression accrue sur les employeurs pour maintenir les talents face à des politiques controversées. Par exemple, les mandats de retour au bureau, perçus comme aliénants, ont accéléré la « fuite des cerveaux » en augmentant le turnover et en décourageant les travailleurs qualifiés. Une étude récente montre que ces politiques nuisent à la productivité et à l'innovation, favorisant au contraire les entreprises offrant plus de flexibilité.


Les syndicats et mouvements s'attendent à ce que cet élan se poursuive en 2025, alimenté par la volonté des travailleurs de préserver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle tout en revendiquant des conditions équitables. Les travailleurs pourraient tirer parti de politiques impopulaires, qui, selon une étude publiée en novembre, favorisent une « fuite des cerveaux ». Ce phénomène se produit lorsque des entreprises technologiques, adoptant des pratiques potentiellement aliénantes, risquent de perdre leurs talents les plus précieux. Cette situation est particulièrement critique dans des secteurs stratégiques comme l'IA et la cybersécurité, où les pénuries de main-d'œuvre qualifiée sont sévères.


Des défenseurs ont confié à Ars que de telles politiques impopulaires ont historiquement alimenté les mouvements syndicaux, et que les récentes mesures concernant le retour au bureau (RTO) et l'intelligence artificielle ne font qu'intensifier ces dynamiques. Alors que de nombreux employés s'apprêtent à retourner sur site d’ici 2025, période où la surveillance des travailleurs pourrait s’accroître, ces experts anticipent une mobilisation accrue au sein des grandes entreprises technologiques.

Les mouvements syndicaux dans la tech s’intensifient

En août, Apple a conclu un accord dans son premier Apple Store syndiqué aux États-Unis, incluant une augmentation salariale modeste d’environ 10 % sur trois ans. Peu après, le National Labor Relations Board (NLRB) a jugé Amazon co-responsable des conditions de travail des chauffeurs de livraison syndiqués. En janvier, Google a également été contraint de négocier avec un syndicat représentant les contractuels de YouTube Music.

Ces mouvements ont conduit à des avancées concrètes. En septembre, sous pression, Amazon a investi 2,2 milliards de dollars pour augmenter les salaires de ses employés d'entrepôt, marquant son plus grand investissement à ce jour. Plus récemment, des grèves ont perturbé Amazon durant la période cruciale des fêtes de fin d’année, alors même que l’entreprise enregistrait un chiffre d’affaires record de 170 milliards de dollars en 2023.

Même Microsoft, pourtant perçu comme favorable aux syndicats, a été critiqué après avoir licencié 650 employés du secteur des jeux vidéo en 2024. Ces licenciements massifs ont incité certains travailleurs à se syndiquer, notamment 460 ingénieurs logiciels d’une filiale de jeux vidéo de Microsoft, qui ont rejoint le Communications Workers of America (CWA) après des négociations fructueuses au New York Times.

Selon Tom Smith, cadre au CWA, les victoires obtenues par des groupes tels que la Tech Guild du New York Times et les travailleurs contractuels de Google influencent aujourd’hui une part croissante de l’industrie technologique. Les employés du secteur des jeux vidéo semblent particulièrement bien placés pour remporter de nouvelles victoires, en commençant par les filiales de Microsoft avant d’éventuellement toucher des studios indépendants.

Des organisations comme le CWA, le TWC et le Tech Workers Union 1010 jouent un rôle clé en apportant un soutien continu aux mouvements syndicaux. Cette stabilité organisationnelle leur permet de consolider leurs acquis et de planifier leur expansion en 2025.

31 % des employés français privilégient l'apparence du travail au détriment des résultats

Une enquête menée par Slack, en collaboration avec Qualtrics, révèle qu’en France, 31 % des employés consacrent davantage de temps à paraître occupés qu’à accomplir un travail réellement productif, une tendance liée aux méthodes de mesure de la productivité. Réalisée entre février et mars 2023 auprès de 18 149 travailleurs de bureau et cadres dans neuf pays, l’étude met en lumière un désaccord entre cadres et employés sur la définition de la productivité.

Les employés estiment que leurs managers valorisent des comportements tels que des horaires prolongés, la disponibilité le week-end, une réponse rapide aux courriels et la participation systématique aux réunions, au détriment de résultats concrets. Derek Laney, évangéliste technologique chez Slack, qualifie ce phénomène de « travail performatif », citant les réunions inutiles comme exemple. Les données montrent que l’Inde (43 %), le Japon (37 %) et Singapour (36 %) enregistrent les taux les plus élevés d’employés impliqués dans ce type d’activité, tandis que la France se classe quatrième avec 31 %.

À l’opposé, les États-Unis et la Corée du Sud affichent les taux les plus faibles (28 % chacun). En matière de travail réellement productif, les taux les plus bas sont observés au Japon (63 %), à Singapour (63 %) et en Inde (57 %), soulignant l’impact des pratiques de travail sur l’efficacité globale.

Un rapport récent de Women Impact Tech (WIT) révèle une baisse notable des salaires des travailleurs de la technologie dans la région de la baie de San Francisco, avec une diminution de 15 % entre 2022 et 2023, la plus forte parmi les pôles technologiques américains. Cette baisse, combinée à l'inflation, réduit le pouvoir d'achat des employés, aggravant leurs conditions de vie dans une région où le coût de la vie est le plus élevé aux États-Unis. Les suppressions d’emplois massives, touchant même des géants comme Meta, Apple et Google, ont exacerbé la situation, avec environ 40 000 postes supprimés depuis 2022. Les travailleurs licenciés se retrouvent sur un marché de l’emploi moins favorable et doivent accepter des rémunérations plus faibles.

Le rapport souligne également que les talents en intelligence artificielle restent très prisés, bénéficiant de salaires élevés malgré la tendance générale. Cependant, des inégalités persistantes, notamment entre les sexes, aggravent l’impact de cette baisse. Paula Bratcher Ratliff, présidente de WIT, note que les femmes, représentant environ 28 % de la main-d'œuvre technologique, subissent particulièrement cette diminution en raison de l’écart salarial de 14 à 16 % avec leurs homologues masculins.

Les témoignages de travailleurs, comme celui de Krista DeWeese, illustrent les difficultés rencontrées : après un licenciement en 2016, elle n’a pas retrouvé une rémunération équivalente malgré une expérience significative. Parallèlement, les salaires des PDG des entreprises technologiques continuent de croître de manière disproportionnée, certains recevant des rémunérations dépassant plusieurs centaines de fois le salaire médian de leurs employés.

Pour atténuer l’impact de ces baisses, certaines entreprises proposent des salaires moindres en échange d’une flexibilité accrue, permettant aux employés de travailler à distance et de s’installer dans des régions moins coûteuses. Cependant, cette tendance peut s’avérer ambivalente : si le télétravail offre de nouvelles opportunités, il accroît également la concurrence à l’échelle nationale et internationale. Malgré ces défis, Ratliff reste optimiste, espérant une amélioration future dans ce qui demeure la capitale mondiale de la technologie.

Les conditions de travail insoutenables des modérateurs africains de Meta et OpenAI

Les travailleurs africains jouent un rôle central dans l’essor de l’intelligence artificielle, mais souvent au prix de conditions de travail éprouvantes et de salaires dérisoires. Mercy, basée à Nairobi, et Anita, en Ouganda, illustrent cette réalité. Mercy, modératrice de contenu pour Meta, est confrontée à des vidéos traumatisantes, dont celle d’un accident impliquant son propre grand-père, et doit traiter un ticket toutes les 55 secondes sous une surveillance stricte. Anita, annotatrice de données, subit une pression intense pour des projets technologiques, tout en étant mal rémunérée et privée de soutien émotionnel ou de sécurité d’emploi.

Ces tâches critiques, telles que la modération de contenu ou l’annotation de données, exposent les travailleurs à des images explicites et choquantes, laissant des séquelles psychologiques graves. Avec jusqu’à 1 000 tickets à traiter par jour, ces emplois mènent parfois à des dépressions, des ruptures familiales, voire des tentatives de suicide. Un ancien modérateur a décrit les politiques de l’entreprise comme plus oppressantes encore que le travail lui-même. Dans certains centres de modération, les employés, bouleversés par des vidéos de décapitations, ont un accès limité à des conseillers non qualifiés, avec seulement 30 minutes de pause hebdomadaire pour le bien-être mental.

L’externalisation de ces tâches par des entreprises comme Meta ou OpenAI à des sous-traitants dans des pays en développement, souvent pour moins de 2 dollars de l’heure, soulève des questions sur l’équité et la responsabilité sociale. Ces travailleurs, essentiels pour améliorer la sécurité des technologies et des plateformes numériques, opèrent dans des conditions précaires, tandis que les entreprises poursuivent des économies à court terme.

En Afrique, la situation est particulièrement critique. Sama, sous-traitant de Meta à Nairobi, emploie des modérateurs chargés de filtrer des contenus violents ou illégaux pour Facebook. Ces employés dénoncent des conditions qu’ils qualifient de « torture », évoquant un traumatisme mental persistant et une répression systématique de leurs revendications pour de meilleures conditions de travail. Des témoignages, comme celui de Nathan Nkunzimana, modérateur de contenu exposé à des scènes insoutenables, illustrent les conséquences humaines de cette industrie. Aujourd’hui, Nkunzimana et 200 anciens collègues poursuivent Meta et Sama en justice pour ces abus.

Cette problématique met en lumière une tension majeure entre les avancées technologiques et les droits humains. Si les produits que nous utilisons quotidiennement – des réseaux sociaux aux chatbots – dépendent de ces travailleurs invisibles, leurs conditions de travail demeurent souvent inhumaines. Les grandes entreprises technologiques continuent de s’appuyer sur des fournisseurs concurrents pour réduire leurs coûts, malgré les critiques croissantes. Ces pratiques soulignent l’urgence d’une réforme pour garantir des normes de travail équitables, tout en préservant les progrès technologiques.

Les impacts du retour au bureau (RTO)

Bien que les licenciements demeurent une menace majeure, les mandats de retour au bureau (RTO) posent également des défis significatifs. Ces politiques affectent particulièrement les employés à distance, souvent réticents à abandonner l’équilibre vie privée/vie professionnelle qu’offre le télétravail. Les recherches suggèrent que ces mesures pourraient nuire à la rétention des meilleurs talents.

Amazon illustre bien cette problématique. En 2024, l’entreprise a annoncé que ses employés devraient revenir au bureau cinq jours par semaine dès l’année suivante. Un sondage sur Blind, une plateforme où les employés discutent anonymement de leurs entreprises, a révélé qu’une majorité écrasante des 2 000 employés sondés se disait insatisfaite de cette décision.

« Cette année a été marquante », a déclaré M. McCreery à Ars. Il a souligné avec enthousiasme que même les travailleurs de la tech, souvent bien rémunérés, se reconnaissent de plus en plus comme des travailleurs au sein de ces luttes collectives, une vision que le TWC défend depuis longtemps.

En 2024, le Tech Workers Coalition (TWC) a intensifié ses efforts pour accompagner les travailleurs dans l’organisation de mouvements à l’échelle de l’industrie. L’initiative s’adresse à une diversité de profils, allant des travailleurs précaires aux chefs de projet, et vise à encourager la mise en place de démarches syndicales ou autres pour améliorer les conditions de travail. Une telle mobilisation, jugée « impensable il y a cinq ans », a été saluée par le TWC en février, en soulignant les avancées significatives de 2024 qui pourraient alimenter un élan encore plus fort en 2025.

Cette dynamique pourrait être renforcée par les politiques impopulaires qui, selon une étude de novembre, accélèrent la « fuite des cerveaux ». Ce phénomène met en lumière le risque pour les entreprises technologiques, en adoptant des pratiques aliénantes, de perdre leurs talents clés dans des secteurs cruciaux comme l’IA et la cybersécurité, où la demande dépasse largement l’offre.

Mobilisation des travailleurs technologiques

En août, Apple a signé un accord dans son premier magasin syndiqué aux États-Unis, incluant une augmentation salariale d’environ 10 % sur trois ans. Bien que modeste, cette victoire a précédé une décision du National Labor Relations Board (NLRB), qui a jugé Amazon coresponsable des conditions de travail des chauffeurs syndiqués sous contrat.

Google a subi une décision similaire en janvier, le NLRB l’ayant contraint à négocier avec un syndicat représentant les contractuels de YouTube Music. Ces mouvements ont permis à de nombreux travailleurs d’obtenir des augmentations de salaire. En septembre, sous la pression, Amazon a investi 2,2 milliards de dollars pour relever les salaires de ses employés d’entrepôt, marquant son plus grand investissement à ce jour.

Plus récemment, Amazon a été confrontée à une grève pendant la période clé des fêtes de fin d’année, les employés cherchant à accentuer la pression pour des négociations supplémentaires. Malgré un chiffre d’affaires record de 170 milliards de dollars lors des fêtes de 2023, Amazon a minimisé l’impact de ces grèves sur ses résultats financiers.

Même Microsoft, perçu comme favorable aux syndicats, a suscité des critiques après avoir licencié 650 employés du secteur des jeux vidéo en septembre 2024. Ces licenciements massifs ont incité certains à rejoindre des mouvements syndicaux.

Tom Smith, cadre au Communications Workers of America (CWA), a indiqué que, peu après un accord historique de la Tech Guild du New York Times, environ 460 ingénieurs logiciels d’une filiale de Microsoft se sont syndiqués avec succès. Smith a noté que ces grandes unités syndicales, qui bâtissent des organisations durables et obtiennent des contrats à une échelle inédite, influencent désormais une part croissante des travailleurs de l’industrie technologique. Selon Smith, les travailleurs du secteur des jeux vidéo semblent particulièrement bien positionnés pour engranger des victoires significatives, à commencer par les entreprises affiliées à Microsoft, avant de s’étendre à des studios indépendants.

Des groupes comme le CWA, le TWC et le Tech Workers Union 1010, affilié à l’Office and Professional...
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Avatar de petitours
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 14/03/2025 à 10:31
L'art de vouloir le beurre , l'argent du beurre et la crémière, le tout en tuant la poule aux œufs d'or

Tout ceci ne fait que montrer que l'IA n'a pas de valeur, seuls ceux qui créent la donnée produisent de la valeur.

Pourquoi n'évoque t-il pas le fait logique et simple de rémunérer les créateurs de valeur ?
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Avatar de petitours
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 14/03/2025 à 15:04
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
[...] les ayants droits [...]
oui les ayants droits

Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
J'ai beaucoup de mal avec cette idée que les ayants droits doivent toujours toucher de l'argent pour un entrainement d'IA ...

L'IA est un simple réseau de neurone qui ne reproduit pas l'oeuvre, tout comme un être humain peu s'inspirer d'un film/livre.
A-t-on payer un "droit" quand les robots ont remplacé les caissières ou les ouvriers ? Ont-ils eut la moindre compensation ? Pourquoi les artistes (en vrai, les ayants-droits) auraient ce privilèges ?

A la rigueur, l'IA devrait payer une fois l'oeuvre comme un humain, et c'est tout, pour éviter que les ayants-droits aient encore une rente supplémentaire.
L'IA ne reproduit pas l'oeuvre mais elle fait du beurre grace à l'oeuvre et dans ce cas précis elle met en difficulté l'auteur qui ne peut plus se rémunérer.

Un exemple pour aider à comprendre : les films. Qui produirait des films s'il fallait dépenser des millions pour les faire et ne jamais rien toucher en retour ?

Pour la caissière c'est malheureux et la remplacer par un robot une vraie ânerie sociétale, mais son sujet a absolument rien à voir avec le problème du droit d'auteur.

Et ça ne concerne pas que les artistes, ça concerne tous ceux qui produisent du contenu de valeur. S'ils ne peuvent plus se rémunérer (= vivre) ils font comment ?
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 15/03/2025 à 14:02
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
pour éviter que les ayants-droits aient encore une rente supplémentaire.
Est-ce que ce n'est pas justement ce qu'il convient de ne pas éviter ?

Il a bien fallu quelqu'un pour que l'œuvre existe.
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Avatar de Nym4x
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/03/2025 à 6:03
C’est juste du pillage de connaissance et
d’œuvres à des fins commerciales. C’est un peu comme si je me mettais à photocopier des livres, puis à découper des passages des photocopies pour les assembler afin de faire un nouveau livre pour ensuite le vendre à d’autres personnes en me faisant un max d’argent. Le tout de façon automatisée et massive. Vu le sacro saint droit de propriété aux États Unis, je ne pense pas que le pilllage dure encore bien longtemps…
2  0 
Avatar de Mat.M
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 01/01/2025 à 20:20
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
les "talents" devrait urgemment trouver du taff ailleurs car il n'ont plus aucun avenir chez amazon, surement plus aucune augmentation de salaire et des conditions de travails qui vont se dégrader.
hhhmm je pense que chez Amazon c'est surtout des caristes, des préparateurs de commande, des manutentionnaires oui dont on a besoin et non pas des salariés de la tech..
et si ça ne recrute plus dans la tech vous seriez prêt à travailler comme manutentionnaire chez Amazon ?
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Avatar de ec
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/03/2025 à 19:55
Citation Envoyé par floyer Voir le message
Cette histoire de "attention, que va devenir telle profession ?", avec l'exemple de la caissière a déjà été posé dans les années 1800 avec la révoltes des Canuts qui s'opposait déjà à de l'automatisation.

Cependant, il y a une différence majeure ici : l'apport de l'IA est stérile, et n'apportera rien, alors que l'artiste est susceptible de produire des choses nouvelles, se réinventer. ET je pense que même si on se place du côté du consommateur, on a à perdre si l'IA évince les vrais artistes. J'avais entendu une chronique sur France Info, où il était question d'utiliser l'IA pour produire des sonates à la manière de Beethoven. Le critique musical invité avait noté que l'IA avait fait un bon boulot pour s'inspirer de Beethoven... sauf que Beethoven se réinventait à chaque sonate, alors que l'IA n'était pas arrivé à produire quelque chose de vraiment neuf.
Oui j'ai entendu aussi cette chronique de France info. Il n'y a rien de surprenant. Mais cet aspect de l'IA va quand même séduire des tas de gens qui se retrouvent bien dans la "répétition" artistique et sont indifférents à la véritable création.
Pour ce qui est du "grand remplacement par les robots dopés à l'IA", décidément les angoisses se télescopent de sujets en sujets avec la même irrationalité, Il est clair que l'IA va bouleverser l'organisation économique. Ceux qui n'arrivent pas à visionner ce bouleversement décidé par d'autres sont inquiets, mais à mon avis à juste titre. Parce que ceux qui réorganiseront avec l'IA ne sont pas dans la peau de ceux qui subiront la réorganisation. C'est là que la notion de respect humain prendra toute sa place, comment accompagner cette évolution, c'est à dire la découvrir en même temps que la faire découvrir, corriger ses aberrations éventuelles, écouter ceux qui en voient que les organisateurs ne voient pas.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/03/2025 à 9:58
Citation Envoyé par vVDB.fr Voir le message
l'IA ne fait que du plus probable donc s'appuie sur ses bases de données en permanence.
Le probable n'est pas la 'bonne' réponse, c'est la réponse du 'beauf'.
Une IA développée avec les connaissances sous Charlemagne va répondre 'plate' a la question comment est la terre : réponse débile car c'est ce que demande le dogme de la religion d'alors, les croyances ne sont pas intelligentes par construction. Ce n'est pas la réponse convenable, intelligente puisque en 200 AV-JC un grec à Alexandrie avait montré qu'elle était sphérique... Mais impossible de donner cette réponse car hérétique. Des siècles plus tard Galilée a failli être brûlé vif pour avoir dit que la terre n'était pas au centre du monde.
Le probable, ce qui est attendu par la masse n'est malheureusement pas une réponse intelligente, l'IA ne peut pas être bâtie sur le probable. Si la masse d'informations sont des fakes alors l'IA répendra les fakes comme vérité absolue.
Les sociétés d'IA (ChatGPT, et consorts) doivent être responsable des contenus que génèrent l'IA qu'ils commercialisent (même gratuitement) : on évite les fakes, les bugs (ou hallucinations, extrapoler est une erreur de conception)
Être intelligent, c'est savoir qu'on ne sait pas. Donc ne pas répondre !
elle a aussi un énorme biais politique.

chatgpt est orienté de gauche, peu importe les questions neutre que je lui pose en matière de politique/économique, elle propose quasi systématiquement par defaut que des solutions de gauche modéré, jamais des solutions de droite/néolibéralisme/libertarien et encore moins d’extrême gauche/droite.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 07/01/2025 à 13:15
Il me semble que Apple à le même probleme avec son vision pro à 4000$

Y'a vraiment une plus value sur ces ia à 200$/mois ? face a l'offre gratuite ou celle à 10-20€/mois ?
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 14/03/2025 à 16:28
Effectivement, les questions sous-jacentes sont à quel point l’IA en «*s’inspirant*» des œuvres nuirait à la production artistique et en conséquence est-ce que l’autorisation conduit à un bon compromis pour la société qui profite d’une variété d’œuvres.

Lorsque le système de brevet a été mis au point, il résultait du compromis «*permettre, et même faciliter la concurrence sur le long terme » (d’où la nécessité de publier), mais aussi «*assurer un retour sur investissement incitant à l’innovation*» (d’où une exclusivité limitée dans le temps). Le système n’est pas parfait, loin de là, mais est sensé être un compromis entre des droits trop ou pas assez ouvert. Je pense qu’il faut réfléchir au sujet de l’IA et l’usage des œuvres protégées dans le même état d’esprit.
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Avatar de Axel Mattauch
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/03/2025 à 11:35
Citation Envoyé par floyer Voir le message
[...]Le système n’est pas parfait, loin de là, mais est sensé être un compromis entre des droits trop ou pas assez ouvert. Je pense qu’il faut réfléchir au sujet de l’IA et l’usage des œuvres protégées dans le même état d’esprit.
Entièrement d'accord sur cette position de principe, même si les modalités de traitement de brevet ont progressivement évolué et sont parfois dévoyées.

En ce qui concerne l'IA et et es droits des créateurs, je crains toutefois que le pouvoir du business l'emporte sur le compromis raisonnable, du fait de la disproportion de moyens entre les créateurs (même si on inclut les éditeurs) d'une part, et les GAFAM d'autre part.

PS. Il serait jouissif qu'une IA génère un OS à partir d'UNIX, ANDROID, MAC OS, WINDOWS...
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