Dans un contexte juridique complexe, plusieurs anciens dirigeants de Twitter, dont Agrawal, ont engagé des poursuites contre Elon Musk afin d'obtenir leurs indemnités de départ, que ce dernier conteste. Les plaignants soutiennent que Elon Musk éprouve une animosité particulière envers eux, liée à leur rôle dans l'acquisition de Twitter. Ils demandent au tribunal d'accélérer la procédure de découverte pour éviter des retards préjudiciables à leurs demandes d'indemnités. Elon Musk, quant à lui, accuse ces dirigeants de négligence en mettant en avant des paiements controversés et des primes qui auraient gonflé les indemnités dues.Les anciens dirigeants estiment que le refus de Elon Musk d'accorder ces indemnités est injustifié et cherchent à obtenir des documents pour appuyer leurs revendications. Ils craignent que les manœuvres juridiques de Elon Musk ne compromettent l'avenir de l'entreprise X, déjà confrontée à des problèmes financiers croissants. Leur situation est d'autant plus précaire qu'ils se battent pour faire reconnaître leurs droits contractuels dans un environnement de plus en plus hostile.
Dans une autre affaire, Twitter fait face à des poursuites de la part de centaines d'ex-employés qui l'accusent de ne pas respecter les accords d'arbitrage. Ces anciens employés dénoncent le non-paiement de leurs indemnités de licenciement et des cas de discrimination. Bien qu'une victoire judiciaire en début d'année ait permis à Twitter de renvoyer ces affaires vers un tribunal arbitral, l'entreprise refuse de couvrir les frais d'arbitrage, qui pourraient atteindre des millions de dollars pour environ 2 000 réclamations.
Twitter a tenté de partager ces frais, ce qui contrevient aux règles établies par JAMS, l'organisme d'arbitrage concerné. Face à ce blocage, les ex-employés cherchent à contraindre Twitter à s'engager dans l'arbitrage via une intervention judiciaire. Leur objectif est de faire valoir leurs droits sans être pénalisés par les manœuvres de l'entreprise.
Parallèlement, la plateforme X a été contrainte par un tribunal américain de révéler la liste de ses investisseurs dans le cadre d'un procès intenté par d'anciens employés. Cette liste inclut des noms notables, tels que Sean 'Diddy' Combs et le prince saoudien Alwaleed, ainsi qu'un fonds lié à des oligarques russes proches de Vladimir Poutine. Cette demande de transparence, faite par des journalistes, met en lumière les enjeux entourant les financements de l'entreprise. Depuis l'acquisition de Twitter, Elon Musk est impliqué dans de nombreux litiges, y compris une action en justice contre le cabinet d'avocats Wachtell pour récupérer des paiements jugés excessifs. Ces tensions témoignent des défis financiers et juridiques qui pèsent sur Elon Musk et son entreprise depuis la fusion.
La bataille de X pour éviter les indemnités de départ
Dans leur action en justice, les anciens dirigeants de Twitter, y compris Agrawal, l'ancien directeur financier Ned Segal, l'ancienne directrice juridique Vijaya Gadde et l'ancien conseiller général Sean Edgett, affirment qu'Elon Musk prévoit de leur refuser leurs indemnités de départ pour les contraindre à couvrir les coûts supplémentaires qu'ils avaient approuvés lors de l'acquisition de Twitter. Ils affirment également que Elon Musk aurait déclaré à son biographe, Walter Isaacson, qu'il avait l'intention de les « traquer » et de leur promettre « une vie entière de vengeance ». Elon Musk se serait vanté d'avoir élaboré un plan pour économiser 200 millions de dollars en trompant les dirigeants sur leurs indemnités de départ.
Selon les accords de départ, les cadres ne peuvent se voir refuser leurs indemnités que s'ils sont licenciés pour « motif valable » dans des conditions précises, qui ne s'appliquaient pas à leur licenciement immédiat au moment de la signature de l'accord de fusion. La définition de ce qui constitue une « cause » dans le cadre des licenciements est très restreinte, englobant des situations comme une condamnation pénale ou des actes de « négligence grave » ou de « faute intentionnelle ».
Les anciens dirigeants soutiennent que Elon Musk a tenté de « fabriquer » des justifications en changeant continuellement les raisons évoquées, comme en arguant que les honoraires versés au cabinet d'avocats qui ont empêché Elon Musk de se retirer de l'accord constituaient une forme de « négligence grave » ou de « faute intentionnelle ». Dans sa demande de rejet, Elon Musk critique les dirigeants pour avoir imposé des frais juridiques exorbitants à Twitter et à ses investisseurs, en déclarant que des paiements d'environ 100 millions de dollars avaient été effectués à certains avocats juste avant la clôture de l'acquisition.
Elon Musk s'est également opposé à des primes de rétention accordées aux dirigeants, les considérant comme une négligence ou une faute intentionnelle. Il a été particulièrement agacé par l'ajout d'une employée qui aurait déjà été sur le point d'être licenciée, ainsi qu'une autre dont l'intégration à un plan a augmenté son potentiel de rémunération de 15 millions de dollars. Les anciens dirigeants, cependant, affirment avoir consulté le conseil d'administration pour approuver ces honoraires, défendant leurs choix comme étant dans le meilleur intérêt de l'entreprise plutôt que comme des décisions impulsives de Elon Musk....
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