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Pour près de 70 % des entreprises, les gains de productivité engendrés par le télétravail peuvent être pérennisés après la pandémie
Mais les salariés ont peur de devoir "toujours répondre présent"

Le , par Sandra Coret

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7  0 
En majorité, les entreprises ont constaté d’importants gains de productivité au troisième trimestre 2020, en lien direct avec la généralisation du télétravail. Toutefois, les salariés ont le sentiment de devoir « toujours répondre présent », selon le nouveau rapport du Capgemini Research Institute intitulé « The future of work: from remote to hybrid »

Afin de pérenniser les bénéfices engendrés par le télétravail et de répondre aux attentes de leurs salariés, les entreprises doivent trouver le modèle opérationnel qui leur permette d’adopter une approche hybride plus équilibrée. D’après ce rapport, pour y parvenir, les dirigeants doivent repenser l’efficacité des structures existantes et mettre fin au cloisonnement et aux obstacles organisationnels entre les équipes.

La productivité des salariés a progressé au sein de 63 % des entreprises au troisième trimestre 2020 grâce à un temps de trajet réduit, des horaires flexibles et l’adoption d’outils collaboratifs virtuels. Les services informatique et digital (68 %) arrivent en tête en matière de gain de productivité, suivis par le service clients (60 %) et les ventes et le marketing (59 %) grâce, notamment, à la digitalisation et l’utilisation de technologies telles que l’intelligence artificielle (IA). En queue de peloton (avec à peine 51 %) : la production/fabrication, la recherche et le développement (R&D) et l’innovation ainsi que la chaîne d’approvisionnement, qui impliquent plus généralement un travail sur site et une plus grande part de cols bleus.

Les entreprises anticipent un gain de productivité total de 17 % au cours des deux à trois prochaines années. De plus, grâce au télétravail, 88 % ont réalisé des économies sur les charges immobilières au cours des trois à quatre derniers mois, et 92 % prévoient de nouvelles économies dans les deux à trois ans à venir.

Près de 70 % des entreprises sont convaincues que les gains de productivité engendrés par le télétravail peuvent être pérennisés une fois la pandémie terminée. Toutefois, cela dépendra en grande partie de la rapidité avec laquelle elles tirent les enseignements de la situation et se réorientent, en prenant en compte l’évolution de l’état d’esprit de leurs salariés et en renforçant la résilience individuelle et collective de leurs équipes.


Entreprises et salariés s’attendent à ce que le télétravail perdure, mais avec un modèle hybride

Dans les deux à trois prochaines années, près de 3 entreprises sur 10 pensent que plus de 70 % de leurs salariés resteront en télétravail – elles étaient à peine 10 % avant la pandémie de COVID-19 – et près de la moitié (48%) anticipe une réduction d’au moins 10 % de leurs besoins totaux en termes de bureaux. De plus, près de 45 % des salariés s’attendent, à l’avenir, à être en télétravail au moins trois jours par semaine, ce qui suggère un essor rapide des espaces de travail hybrides collaboratifs.

Même si la productivité des salariés a augmenté récemment, ceux-ci ont exprimé des inquiétudes quant à l’adoption du télétravail sur le long terme. Quelque 56 % ressentent en effet une certaine appréhension face au sentiment de devoir « toujours répondre présent » et les plus jeunes d’entre eux demandent un meilleur accompagnement afin de gérer le stress induit par cette incertitude (60 % chez les salariés âgés de 26 à 35 ans). Ces préoccupations soulèvent la question suivante : ces gains de productivité peuvent-ils être pérennisés sur le long terme grâce à la création d’un modèle de travail hybride ?

Selon le rapport de Capgemini, le niveau de motivation des nouveaux entrants en télétravail étant bas et leur accompagnement restreint, cela a provoqué une certaine confusion et un certain désarroi chez 54 % d’entre eux lors de leurs premiers jours au sein de leur nouvelle entreprise. De plus, 52 % ont expliqué n’avoir strictement aucune idée des valeurs et des avantages que l’entreprise offre. Ces difficultés ont également été constatées chez les salariés en place : 38 % d’entre eux ayant éprouvé des difficultés à collaborer avec ces nouveaux venus.

Mettre en place un accompagnement, créer du lien et instaurer un climat de confiance sont essentiels pour une entreprise qui souhaite évoluer vers un modèle de travail hybride

Les limitations affichées par le télétravail à temps plein laissent présager d’un avenir bâti sur un modèle hybride, dont le point d’équilibre se situerait à mi-chemin entre celui du télétravail et celui du travail au bureau, et dont l’objectif serait de distinguer l’entreprise de sa concurrence tout en renforçant son offre employeur. Dans le cadre de cette approche hybride, les entreprises doivent trouver le juste milieu et les dirigeants doivent remettre en cause les structures existantes, repenser l’efficacité des modèles opérationnels et mettre fin au cloisonnement et aux obstacles organisationnels entre les équipes. Le rapport de Capgemini recommande ainsi aux entreprises de :

  • Repenser le modèle de recrutement afin de permettre le « travail où que l’on soit » : en supprimant la nécessité, pour les salariés, d’être présents sur le lieu de travail, les entreprises peuvent étendre leur périmètre de recrutement afin d’inclure plus de fluidité pour leur main-d’œuvre en y intégrant des professions libérales, des intermittents ou des travailleurs indépendants.
  • Redéfinir le leadership et encourager l’autonomie, l’empathie et la transparence : permettre aux salariés de prendre davantage de décisions, mieux utiliser les données et renforcer les compétences en termes de leadership telles que l’empathie, l’écoute active et la capacité d’adaptation.
  • Réinventer une culture de la « confiance » au travail grâce à de nouveaux rituels collectifs : construire des communautés digitales afin de développer chez les salariés un sentiment d’appartenance et adopter de nouveaux rituels collectifs grâce, notamment, à des activités de renforcement de l’esprit d’équipe en mode virtuel.
  • Mettre en place une infrastructure numérique plus fiable afin de fluidifier un travail devenu entièrement numérique : les services informatiques doivent faire rapidement la transition et adopter une infrastructure numérique offrant fondamentalement à la fois résilience, agilité et évolutivité. Les entreprises doivent également réaliser des investissements ciblés pour renforcer la capacité de leurs salariés à utiliser ces nouveaux outils.


« Pour maintenir un accroissement de productivité, plutôt que de mesurer les niveaux de production et les heures de travail comptabilisées, les systèmes de gestion des performances doivent être mis à niveau afin d’évaluer la productivité et les résultats,» explique Claudia Crummenerl, à la tête de la Pratique People and Organization au sein de Capgemini Invent. « Notre étude montre que le travail à distance pourrait avoir des répercussions néfastes sur la santé psychique des salariés. Les dirigeants doivent donc être vigilants et agir en offrant un soutien supplémentaire afin de créer un environnement dans lequel leurs collaborateurs peuvent parler ouvertement de leurs préoccupations, et favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Communiquer les valeurs et les convictions de l'organisation de manière percutante et développer un sentiment de confiance au sein des équipes sont des aspects essentiels pour établir des liens plus solides. En disposant d’une infrastructure numérique appropriée, permettant un travail en mode digital sans faille, cela renforcera l'efficacité des équipes et, à terme, le maintien d'un modèle de travail hybride. »

Méthodologie de l’étude

Pour cette étude, Capgemini a analysé 500 entreprises à travers le monde appartenant à différents secteurs d’activité et dont le chiffre d'affaires s'élève à 1 milliard de dollars et plus. En parallèle, Capgemini a également interrogé 5000 employés. Les deux enquêtes ont eu lieu en septembre-octobre 2020. Capgemini a également mené plus de 12 entretiens approfondis avec des universitaires et des dirigeants.

Téléchargez le rapport complet « The future of work: from remote to hybrid » de Capgemini

À propos du Capgemini Research Institute

Le « Capgemini Research Institute » est le centre de recherche de Capgemini. Il publie régulièrement des études sur l’impact des technologies digitales au sein des organisations et des grands secteurs économiques. L’équipe de l’Institut s’appuie sur le réseau international d’experts de Capgemini et travaille en étroite collaboration avec les partenaires académiques et technologiques du Groupe. Il dispose de plusieurs centres de recherche dédiés en Inde, au Royaume-Uni, à Singapour et aux États-Unis. Il a été récemment classé N°1 mondial pour la qualité de ses recherches par des analystes indépendants.

Source : Capgemini

Et vous ?

Que pensez-vous du mode de travail hybride ?
Avez-vous rencontré les problèmes évoqués dans ce rapport en étant en télétravail ?
À quels autres problèmes faites-vous face ?

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Avatar de olivier50
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 22/12/2020 à 20:37
Bonjour,

en supprimant la nécessité, pour les salariés, d’être présents sur le lieu de travail, les entreprises peuvent étendre leur périmètre de recrutement afin d’inclure plus de fluidité pour leur main-d’œuvre en y intégrant des professions libérales, des intermittents ou des travailleurs indépendants.
ça je pense que c'est une blague car se déplacer a un coût donc faire croire que ça élargit le périmètre ... Un salarié ne peut pas travailler à 300 km de son lieu de travail, ce serait beaucoup trop cher ou il faut être à côté d'une gare.

Ensuite le télétravail en lui-même c'est loin d'être sympathique: pas de contact avec les collègues, quand t'es au toilettes et qu'on t'appelle sur skype, génial, tu dois te dépêcher pour répondre, et je ne parle pas des mails où tu as l'impression de devenir un larbin.

Je pense que ça va générer de la dépression. Au début c'est neuf il y a un aspect ludique, et ça permet aux gens de décompresser face à cette crise bien morose; mais après ça tape sur le système la vie fade et numérique.

A+
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Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/12/2020 à 20:44
Que pensez-vous du mode de travail hybride ?

Que ce soit sur site, en télétravail ou en mode hybride, j'ai envie de dire que ça va dépendre de la boite, de sont fonctionnement, des employés et surtout des clients.

Bref, connaissant la mentalité française de management, j'ai envie de dire que passé la pandémie et sauf exceptions, les entreprises auront plutôt tendance à revenir au "comme s'était avant" ou au mieux à changer à la marge (mais pas trop ).

Sans compter que si le travail à distance a permit des gains de productivités, c'est bien parce qu' à distance, la sur-hiérarchisation perd tout intérêt et que malheureusement, beaucoup vive de ça par chez nous.

Pour un projet donner, vous avez "besoin", d'un chef de projet qui coordonne les membres de l'équipe dans leurs spécialités, mais pas qui leurs tiennent la main ou les surveilles en permanence (ou sinon les RH ont mal fait leurs boulot en l'embauchant ).

Or en France, j'ai plutôt constater qu'on avait tendance a rajouter des échelons comme des fusibles de sécurités et que tout le monde passe sont temps à "surveiller" ce que font les autres.
Mais en fin de compte, personne n'est plus responsable de rien et ça complexifie toujours plus les projets déjà assez complexe comme ça.

Ce n'est pas une coïncidence si en France, les plus grosse boite informatique, ce contente de vendre de la prestation, ça rapporte, mais ça ne garantie pas les résultats.

Avez-vous rencontré les problèmes évoqués dans ce rapport en étant en télétravail ?

Personnellement, je ne voit qu'un seule problème évoqué et c'est un problème de management des équipes.

Les nouveaux qui n'arrivent pas à s'intégré dans l'équipe et les anciens qui ne feraient pas appel à eux par méconnaissance ?
Mais elle vient d'où cette méconnaissance ? Qui est sensé centraliser les informations et savoir qui fait quoi ?

Pareillement, la peur de devoir « toujours répondre présent » décrite ici, elle n'est absolument pas propre au télétravail en France, mais c'est également un problème de management, pas des employer en télétravail.

Le manque de connaissance générale du fonctionnement de l'entreprise, amenant à un questionnement permanent, a de mon expérience toujours pour origine les "manager".
C'est leur rôle de répondre à ces questions et de définir des méthodes de travail adapté, sinon autant les virée, c'est qu'ils ne servent à rien.
Et on a bien vu que pas mal ne faisaient pas bien leurs boulots, sinon on ne rencontreraient pas ce types de problèmes ou du moins pas dans ces proportions.

À quels autres problèmes faites-vous face ?

Le plus gros problème pour moi, serait d'avoir accès à un organigramme exhaustif dans certaines sociétés.
C'est parfois une vrai mission de savoir qui fait quoi, mais c'est bien de la faute du management si une société en arrive à ne plus savoir que font ses employés.

De manière générale et pour les entreprises comptants plus d'une dizaines de salariés avec des corps de métiers divers, c'est souvent un manque de cohésion managériale qui pose problème, pas un problème d'employés.
2  0 
Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 23/12/2020 à 11:36
Citation Envoyé par defZero Voir le message
De manière générale et pour les entreprises comptants plus d'une dizaines de salariés avec des corps de métiers divers, c'est souvent un manque de cohésion managériale qui pose problème, pas un problème d'employés.
C'est assez curieux de voir cette opposition permanente de "l'employé" vs. "le manager"
Cela n'a aucun sens car dans la quasi totalité des cas, les "managers" sont des employés comme les autres et possèdent eux-mêmes un manager (et bien souvent, doivent également rendre des comptes directement aux clients).
A vrai dire, même le PDG est salarié de son entreprise et doit être considéré comme un employé car il doit rendre des comptes aux banques, investisseurs, conseil d'administration, CSE, etc qui, par leur rôle de contrôle et de challenge, managent le PDG...

Rendre des comptes ne veut absolument pas dire "être contrôlé"
Faut sortir de cette psychose stérile
On ne peut pas râler à dire "on ne sait pas qui fait quoi dans cette société" et en même temps dire "on est fliqué et contrôlé car on doit rendre des comptes sur ce que l'on fait"

À quels autres problèmes faites-vous face ?
Avec le TT, je me suis retrouvé à jouer les entremetteurs pour recréer des liens d'équipes car les collab ne s'appellent pas spontanément entre eux.
Sous prétexte qu'ils n'ont pas leurs collègues assis à côté, ils coupent tout contact pour ensuite se plaindre qu'ils sont isolés de la société alors qu'ils en sont les premiers responsables et acteurs de la cohésion de l'entreprise.
Je passe mon temps à réclamer l'activation de la webcam car voir le visage de son interlocuteur, ça change tout dans la qualité de l'échange.
Au final, même les plus réticents au départ finissent par se réjouir de voir les collègues.

Concernant les heures de travail, étant en full TT depuis mars, je suis dans l'impossibilité de faire des heures sup' car j'ai mes enfants qui sont là en garde fou.
Par contre, j'ai des amis et collègues qui ne savent pas couper.
J'ai un collab que j'ai dû mettre en repos forcé car il bossait tard le soir et les week end car il s'ennuyait seul chez lui en isolement (il justifiait ça par le fait que la SVOD et les jeux ne le stimulaient pas assez...).
Par contre, cela a provoqué pas mal de bordel sur le projet au temps passé car une grande quantité de travail ne pouvait pas être facturé et qu'on prenait trop d'avance sur le planning (je me retrouvais avec des dev planifiés sur un projet mais sans sujets à traiter...).

Et à contrario, j'ai 2 collab que j'ai dû suivre de prêt car la perte du rituel du bureau les avait totalement couper la motivation (avec grosse perte de productivité et de qualité).
Même si cela peut paraître absurde, il est important de garder le "rituel" du travail même en full TT en continuant de s'habiller comme au travail et de se coiffer, se raser, etc.
Cela aide à se mettre dans l'état d'esprit "travail"
(personnellement, je continue de mettre mes chaussures et en chemise alors que je reste chez moi pour enlever le tout une fois la journée de travail terminée pour être plus à mon aise)
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Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 29/12/2020 à 11:45
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
C'est assez curieux de voir cette opposition permanente de "l'employé" vs. "le manager"
Cela n'a aucun sens
Entièrement d'accord avec toi. Le manager est un salarié comme les autres, qui a lui-aussi des managers dont il discute les directives, avec les mêmes problématiques.

Je ne suis pas convaincu du gain de productivité annoncé. Pour moi, le temps de trajet a été remplacé par beaucoup par du temps de travail, donc forcément comme le salarié travaille plus, il produit plus. Mais est-ce qu'on est vraiment plus efficace dans ses tâches (à temps égal) en télétravail par rapport à du travail sur site, j'ai un sérieux doute.

Je suis le premier à faire plus d'heures, trop d'heures, et pourtant j'aimerai vraiment continuer le télétravail, 3 jours par semaine par exemple. Pour moi, tout le monde serait gagnant : l'entreprise car ces jours là mon temps de travail augmente, et moi car je préfère travailler plutôt que de me déplacer (et pourtant je suis privilégié vu que je peux prendre le train)
1  0 
Avatar de Glutinus
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 30/12/2020 à 10:44
Citation Envoyé par Saverok
C'est assez curieux de voir cette opposition permanente de "l'employé" vs. "le manager"
Cela n'a aucun sens car dans la quasi totalité des cas, les "managers" sont des employés comme les autres et possèdent eux-mêmes un manager (et bien souvent, doivent également rendre des comptes directement aux clients).
Dans les faits, dans certaines boites le manager décide et l'employé agit... même si le manager a faux. Bon ça marche essentiellement quand c'est un manager + une flopée de consultants qui, s'ils ne tentent pas de convaincre que c'est la meilleure solution, vont juste se taper des heures de boulot rébarbatives.

Perso, j'ai fait de l'informatique pour être seul devant mon PC et je me suis vite rendu compte que l'humain reste devant tout... d'ailleurs pour ça qu'on promeut souvent des beaux-parleurs, des manipulateurs, des orateurs, et qui au pire sont des béni-oui-oui qui acceptent tout et n'importe quoi du moment qu'ils ont leur prime.

Citation Envoyé par Saverok
Avec le TT, je me suis retrouvé à jouer les entremetteurs pour recréer des liens d'équipes car les collab ne s'appellent pas spontanément entre eux.
Sous prétexte qu'ils n'ont pas leurs collègues assis à côté, ils coupent tout contact pour ensuite se plaindre qu'ils sont isolés de la société alors qu'ils en sont les premiers responsables et acteurs de la cohésion de l'entreprise.
Je passe mon temps à réclamer l'activation de la webcam car voir le visage de son interlocuteur, ça change tout dans la qualité de l'échange.
Au final, même les plus réticents au départ finissent par se réjouir de voir les collègues.
La première fois qu'on a fait une visio, le débit était minable avec toutes les caméras en même temps. J'imagine aussi que tout le monde coupe son micro et l'allume quand il veut parler pour éviter les bruits parasites (une de mes collègues avait un tic horrible, elle tapait frénétiquement des ongles sur son laptop, on avait beau lui dire elle recommençait au bout de cinq minutes).

Je dois être une exception d'apprécier cette méthode : en nouvelle mission début 2020, je suis tombé dans un bureau avec deux personnes qui ne se supportent pas et se disputent en permanence, ainsi qu'un môssieur-je-sais-tout extrêmement extraverti qui aime étaler sa science sans qu'on lui la demande. Exemple : puisque dans tes traitements tu demandes juste si la colonne DT_HISTO n'est pas historisation, tu demandes juste confirmation que c'est une erreur, que c'est la date d'insert et qu'elle n'est jamais mise à jour lors d'une MAJ de la ligne et voilà qu'il t'explique comment fonctionne l'historisation en Business Intelligence (Merci, ça fait 13 ans que je fais de la BI) alors que tu lui coupes la parole pour lui dire "réponds juste OUI ou NON" et qu'il faut attendre son laïus pour qu'il confirme que "OUI, ça a été mal développé"

Bref, je n'aurai pas tenu 6 mois dans ces conditions ; le fait d'avoir été éloigné, de ne les joindre que quand j'ai besoin (mis à part ça, individuellement ça va très bien avec ces personnes) a sauvé la mission.
Mon "manager" nous appelle tous les jours pour faire un point, c'est très sain. Bon le seul problème c'est que parfois il demande à plusieurs personnes de travailler sur la même anomalie mais ne le précise pas, du coup parfois on se retrouve avec des jeux de tests qui volent en dev car persuadé qu'on est tout seul dessus...

Citation Envoyé par gangsoleil
Je ne suis pas convaincu du gain de productivité annoncé. Pour moi, le temps de trajet a été remplacé par beaucoup par du temps de travail, donc forcément comme le salarié travaille plus, il produit plus. Mais est-ce qu'on est vraiment plus efficace dans ses tâches (à temps égal) en télétravail par rapport à du travail sur site, j'ai un sérieux doute.
Au niveau des horaires, très honnêtement, j'ai commencé à travailler un peu plus tôt le matin, je m'octroie la pause midi quand je veux (à 11h si j'étais pas motivé, parfois à 14h si j'ai pas vu le temps passer), je fais parfois des pauses pour regardes Des Chiffres et Des Lettres à 16h . Disons que ce dernier mois était plus dur, et je me suis remis à faire des horaires classiques, sauf que mon temps de transport du matin s'est mué en temps de sommeil et mon temps de transport du soir en temps de loisir immédiat

Je pense que personnellement, je "produis plus/mieux", sauf comme dit ci-dessus, lorsque j'apprends que mon collègue (qui à la base n'est pas dans mon bureau mais à l'autre bout de la France) travaillait sur la même anomalie => nos conclusions sont les mêmes au bout d'une demi-journée, dommage je ou lui aurions pu bosser sur autre chose...
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