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France : les offres d'emploi dans le secteur de l'informatique résistent aux effets de la pandémie
Pôle emploi note une augmentation de 12,3% au deuxième trimestre 2020

Le , par Stéphane le calme

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L’épidémie de coronavirus, qui a entraîné une phase de confinement longue de plusieurs semaines, a eu un impact majeur sur l’activité économique française. De nombreuses entreprises ont connu une forte baisse de leurs recrutements, soit du fait de la réduction de leur activité, voire dans certains secteurs des fermetures administratives, soit en raison des difficultés du processus de recrutements pendant le confinement, ou de l’attentisme compte tenu du niveau d’incertitude sur l’évolution de la conjoncture économique post confinement.

Pôle emploi a publié ses statistiques semestrielles, centrées sur les offres directement déposées à Pôle emploi (dites « offres collectées »), pour lesquelles l'établissement dispose d’une information statistique plus détaillée que pour l’ensemble des offres. L'établissement note qu'au cours des 1er et 2e trimestres 2020, il a diffusé respectivement 2,1 millions et 1,4 million d’offres d’emploi. Au 2e trimestre, cela représente une baisse de 25,6 % par rapport au même trimestre en 2019. Une diminution qu'il a attribuée en grande partie à la baisse de l’activité économique pendant le confinement.

Dans l'ensemble, 28,6 % des offres du deuxième trimestre ont été directement déposées à Pôle emploi et 71,4 % ont été transmises par les partenaires de Pôle emploi.

La part des offres durables, CDI et CDD de plus de 6 mois, atteint 72,2 % au deuxième trimestre 2020, à un niveau équivalent au premier trimestre 2020. Sur un an, cette part augmente de 9,8 points. Les CDI tirent cette croissance en étant de loin le contrat majoritaire proposé dans les offres. Les autres types de contrats voient leur poids diminuer.

La mise en place du confinement, à la mi-mars, a causé une diminution nette et brusque des offres (-72,7 % sur la semaine du 16 mars par rapport à la semaine précédente). Le volume d’offres collectées par Pôle emploi s’est maintenu à ce niveau jusqu’au milieu du mois d’avril avant d’entamer une lente remontée. Celle-ci s’est accélérée au déconfinement début mai (+24,6 % pour la semaine du 11 mai par rapport à la semaine précédente, correction des jours ouvrés incluse). Le nombre d’offres collectées a alors augmenté régulièrement jusqu’au début du mois de juin pour se stabiliser, mais reste inférieur de 25 % au niveau constaté avant le confinement.



Si moins d’offres ont été collectées, certaines différences s’observent quant à leur composition. Ainsi, la part des offres d’intérim a nettement diminué (de 21,0 % la semaine avant le confinement à environ 15,6 % juste avant le déconfinement), du fait de la baisse de ce type d’activité, de même que la part des contrats de moins d’un mois (de 4,1% à 2,0 %). Le besoin en recrutements immédiats pour des courtes durées s’est ainsi tari dans de nombreux secteurs. Ce changement s’est fait au profit des offres en CDI, mais surtout des offres en CDD, de 1 à 6 mois ou de plus de 6 mois, où les recrutements peuvent se faire à plus long terme.

Le nombre d’offres diffusées diminue au 2e trimestre pour l’ensemble des départements, de -46 % pour la Guadeloupe à -4 % pour le Cantal.

Tous les métiers n’ont pas été affectés de la même façon pendant la période de confinement. Les métiers directement en « première ligne » comme les soins paramédicaux, l’industrie du cuir ou du textile, ceux de l’action sociale ou de la chimie et pharmacie ont par exemple mieux résisté au niveau du volume d’offres que la moyenne. À l’inverse, des métiers comme ceux du transport aérien ou les métiers de l’hôtellerie-restauration ou des organisations et études dans le support à l’entreprise ont connu des difficultés plus importantes que l’ensemble

Certains métiers, comme les métiers de la production agricole (+6,7 % d’offres diffusées par rapport au deuxième trimestre 2019) ou les systèmes d’information et de télécommunications (+12,3 %) ont bien résisté. À l’inverse, les métiers du service en hôtellerie (-64,0 %) ou de l’industrie mécanique et de la métallurgie (-47,5 %) ont connu une forte diminution de leur volume d’offres.

Depuis le déconfinement, la plupart des métiers ayant bien résisté durant les mois de mars et avril font aussi montre d’une situation meilleure que l’ensemble. D’autres, comme les métiers du bâtiment (notamment du second œuvre) ou ceux liés au nettoyage et à la propreté industrielle, ont été fortement touchés pendant le confinement, mais résistent mieux que la moyenne depuis le déconfinement. À l’inverse, les métiers de la grande distribution, qui ont correctement résisté pendant le confinement, voient leur nombre d’offres baisser davantage que l’ensemble depuis, notamment sur les postes d’animation des ventes ou de mise en rayon. Les difficultés restent grandes pour les métiers du tourisme et de l’hôtellerie-restauration.

Source : statistiques de Pôle emploi

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Comment pouvez-vous expliquer par exemple que les métiers des TIC résistent mieux aux effets de la pandémie malgré les différentes annonces de suppressions de postes parmi les acteurs technologiques comme LinkedIn qui se sépare de 960 collaborateurs dans le monde ou Mozilla qui a annoncé le licenciement de 70 personnes puis de 250 collaborateurs ?

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