Quelles erreurs ont été les plus fatales dans la gestion de votre carrière de développeur ?
Témoignez de vos expériences

Le , par Siguillaume, Community Manager
Quelles erreurs ont été les plus fatales dans la gestion de votre carrière de développeur ?
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Gérer sa carrière professionnelle n’est généralement pas facile. Il faut déjà commencer par choisir un métier et définir un plan de carrière. Mais très peu sont ceux qui arrivent à suivre correctement le plan initial qu’ils espéraient. Les dures réalités du marché de l’emploi et le caractère dynamique des opportunités sont bien souvent les dictateurs dans la gestion de carrière. Toutefois, on reste libre de faire des choix, et malheureusement certains de ces choix peuvent s’avérer fatals pour la suite de la vie professionnelle.


L’informaticien, en général, et le développeur, en particulier, sont aussi confrontés à ces choix, et doivent prendre des décisions parfois difficiles. Dans ce sondage, il est relevé dix décisions estimées être les plus fatales dans la gestion de carrière de développeur.

  1. Négliger les bonnes pratiques : les normes sont établies, non seulement pour garantir un niveau de qualité, mais aussi pour assurer la pérennité du produit final. C’est vital pour une carrière de développeur d’adopter et de cultiver les bonnes pratiques.
  2. Refuser de reconnaître ses erreurs : l’erreur est humaine, dit-on souvent. Et en programmation, il est plutôt facile de faire fausse route. Un code qui marche n’est pas forcément un bon code. Des erreurs d’optimisation ou tout simplement une exception non prise en compte peuvent être découvertes plus tard. Il faut savoir les assumer. Dans cette même logique, être, tout le temps, en train de critiquer le travail des autres ou rejeter la faute sur autrui peut s’avérer nuisible. Le développeur doit apprendre à communiquer sur ses erreurs et celles des autres.
  3. Être hermétique à l’hétérogénéité et à l’évolution des technologies : en programmation, tous les langages n’offrent pas les mêmes avantages et les mêmes possibilités ; de plus ces langages sont aussi mis à jour régulièrement pour s’aligner avec les exigences des utilisateurs et les besoins de sécurité. Il peut donc paraitre suicidaire pour une carrière de développeur, de ne pas s’ouvrir aux nouveautés.
  4. Conserver la même routine dans le travail en ne changeant ni d’environnement de programmation ni d’entreprise : en restant dans sa zone de confort trop longtemps, le développeur annihile sa créativité et expose son esprit d’innovation à une anorexie.
  5. La grande fréquence du changement d’entreprise : en plus de présenter un caractère d’instabilité, être trop mobile entre plusieurs entreprises ne permet pas au développeur de comprendre le cycle de vie complet d’un projet.
  6. Ne pas avoir de plan de carrière : être un adepte du « vivre l’instant présent », sans avoir aucune perspective du futur n’est pas bénéfique pour un développeur. En effet, le fait d’avoir des objectifs et des ambitions est un bon stimulant et motive pour obtenir de bons rendements dans son travail.
  7. Négliger la relève : un bon ouvrier est celui qui prépare la relève pour poursuivre son ouvrage. Il est important pour un développeur sénior d’encadrer et former une équipe de juniors pour pérenniser son projet. Plusieurs logiciels ont connu une fin brutale après le départ de leur géniteur. Cette formation doit inclure une bonne documentation de tout projet exécuté. D’ailleurs, en formant d’autres personnes, le développeur grandit dans ses compétences. Ne dit-on pas que la connaissance est le seul bien qui s’accroit quand on le partage ?
  8. Refuser de rentrer dans la moule de l’entreprise : les entreprises ont une culture qui les définit globalement. Par exemple, certaines entreprises, comme les banques, imposent un code vestimentaire : costume et cravate. Un développeur qui se la joue marginale peut vite se retrouver à la porte.
  9. Travailler dans sa bulle : les développeurs sont réputés, à tort ou à raison, être des personnes réservées, voire marginales. En entreprise, le travail en équipe est un requis. Pour un programmeur, qui doit par exemple, automatiser des processus métier, il doit, pour le bien de sa carrière, s’ouvrir aux autres corps de métiers de son environnement de travail.
  10. Se laisser absorber par les tâches de management : il est certes louable qu’un employé ait pour objectif de progresser dans l’entreprise, mais il faut comprendre que dans la plupart des cas, passer de la technique au management, c’est changer de carrière. Les tâches de manager prennent rapidement le pas sur celles de développeur. Le programmeur qui veut garder ses compétences doit donc rester vigilant dans l’enthousiasme de la promotion.


Le but est de recueillir les témoignages sur les conséquences des choix que vous avez eus à faire, quand bien même ceux-ci ne seraient pas dans la liste ci-dessus.

Il s'agit aussi de créer une compilation qualitative d'expériences pour aider les plus jeunes qui commencent leur carrière.



Votez pour les erreurs que vous estimez les plus dangereuses.

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La rubrique Emploi


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Avatar de vinmar vinmar - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 8:52
Pour ma part, la plus grosse erreur commise fut dans mes premières années de négliger les bonnes pratiques. J'avais enfanté un monstre à deux têtes et 13 doigts pour un client de ma boîte. Résultat : heures supps, réécriture et documentation en parallèle des autres projets. C'est la dernière fois qu'on m'y a repris. Cette erreur est très souvent commise lorsque l'on débute car nous sommes pris entre l'objectif final (un logiciel qui fonctionne), qui doit être remis dans un temps imparti (la deadline impossible). Cette erreur de négation des bonnes pratiques est souvent liées à une autre erreur : ne pas oser dire non à son chef/patron/etc.

Une autre : ne jamais oublier que votre supérieur, même si vous avez de bonnes relations avec (on se chambre, on se marre, et tout et tout), ce dernier reste votre supérieur. De même que lorsque l'on est chef/patron/etc. la relation avec son équipe peut-être proche mais il ne faut pas se laisser déborder par cette relation.
Avatar de palnap palnap - Membre habitué https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 10:05
Refuser de rentrer dans la moule de l’entreprise - 0,00%
Classe
Avatar de vampirella vampirella - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 10:06
Citation Envoyé par Siguillaume Voir le message
Refuser de rentrer dans la moule de l’entreprise
Alors là, si on refuse alors que cette coquine s'offre à nous...

Blague salace de typo à part, je n'ai pas eu encore "d'erreur fatale ou dangereuse" à partager. Tout comme vinmar, j'ai dû créé un espèce de semi-monstre d'aide à la localisation car le management voulait au plus vite montrer le logiciel traduit. Au final, le client étranger n'était pas du tout pressé et le produit (qui se vends déjà bien en France) ne répondait pas vraiment à ses attentes.

Si je devais néanmoins donner un conseil à ceux qui débutent, ce serait le suivant :

N'hésitez pas à claquer la porte. En tant que jeune développeur, il est tentant de se réfugier avec le premier employeur qui répondra en premier ou offrira l'offre la plus alléchante. S'il est vrai qu'il faut malheureusement remplir son CV pour casser la spirale infernale et paradoxale du "poste de dév junior, 3 ans d'expérience souhaité", vous ne devriez pas pour autant subir un mauvais environnement de travail.
Regardez et écoutez ce qui se passe. Attrapez les petits signes qui peuvent signifier qu'il y a un problème managériale. La période d'essai est là autant pour l'employeur que pour le salarié. C'est souvent méconnu, mais le préavis de départ n'est que de 48h pour le salarié, contrairement à l'employeur qui a un préavis s'allongeant au fur et à mesure que la période d'essai continue.
J'ai réalisé ce genre d'action dans l'une des SSII dont je sentais que ça n'allait pas le faire (pour diverses raisons). Le rendez-vous pour tenter de me retenir, entre offre ridicule et tentative de casse psychologique à la fin, n'a fait que confirmer à 100% mes craintes.
Avatar de sinople sinople - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 10:26
N'hésitez pas à claquer la porte. En tant que jeune développeur, il est tentant de se réfugier avec le premier employeur qui répondra en premier ou offrira l'offre la plus alléchante. S'il est vrai qu'il faut malheureusement remplir son CV pour casser la spirale infernale et paradoxale du "poste de dév junior, 3 ans d'expérience souhaité", vous ne devriez pas pour autant subir un mauvais environnement de travail.
Regardez et écoutez ce qui se passe. Attrapez les petits signes qui peuvent signifier qu'il y a un problème managériale. La période d'essai est là autant pour l'employeur que pour le salarié. C'est souvent méconnu, mais le préavis de départ n'est que de 48h pour le salarié, contrairement à l'employeur qui a un préavis s'allongeant au fur et à mesure que la période d'essai continue.
J'ai réalisé ce genre d'action dans l'une des SSII dont je sentais que ça n'allait pas le faire (pour diverses raisons). Le rendez-vous pour tenter de me retenir, entre offre ridicule et tentative de casse psychologique à la fin, n'a fait que confirmer à 100% mes craintes.
Autant je ne suis pas fan de la mode du "changer pour changer", je suis entièrement d'accord sur ce point.

Si vous pensez qu'il y a un problème managériale, il est illusoire de croire que vous pourrez y changer quelque chose. La seul action constructive que vous pouvez faire c'est d'aller voir ailleurs.
Avatar de doudouam doudouam - Membre du Club https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 12:29
Je commence par une startup, puis un long stage à mon ecole puis un contrat cdd tout pourri, mais comme j'aimai bien le boulot et mes collegues je met un an laba, puis je quitte pour un stage "prè embauche" dans une bonne entreprise, je refuse plein d'offre et après un an on me parle d'interimaire... je refuse et pour pas chaumer je retombe sur un stage dans une autre entreprise que je trouve cool...
Resultat toujours stagiaire avec experience de +3 ans. Et à chaque fois on te ramene faisons d'abbord un stage pour evaluer ton niveau et après on verra.
Avatar de shkyo shkyo - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 13:20
Pour ma part, les trois problèmes qui j'estime essentiels sont "Négliger les bonnes pratiques", "Refuser de reconnaître ses erreurs", "Travailler dans sa bulle"... Ces trois-là peuvent faire très mal si tu n'y prends pas garde!!

J'en ajouterais une perso: "Oublier que le produit va forcément évoluer"!

Exemple: besoin d'une appli quelconque, pour hier évidemment, tu pars à fond dans ton dév, la bonne structure, la modularité et tout le reste, on verra plus tard...

Sauf que le plus tard, il arrive souvent plus vite qu'on ne le crois, et on tombe dans la spirale de la ré-écriture de code, de plus en plus fréquente, pour (essayer de) continuer à pouvoir utiliser les mêmes boulets que l'on a soi-même créés!

Et même avec de l'expérience, ce piège-là n'est jamais loin...
Avatar de LSMetag LSMetag - Membre expert https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 13:35
J'ai indiqué "autre".

Mon erreur, ça a été de persister dans le salariat plus de 2 ans, en particulier dans des SS2I. Maintenant je passe auto-entrepreneur en prestation de service pour TPE/PME, avec une partie "Edition de Logiciel".

J'ai eu cette chance de pouvoir apprendre sur le tas l'écosystème .NET et les structures d'entreprise dans mes tout premiers emplois. Maintenant, je n'arrive plus à m'en dépétrer. J'ai beaucoup appris aussi humainement sur justement "la reconnaissance des erreurs", le "pragmatisme au delà de la soif de technique", "la prise en compte de la relève", ou "ne pas être dans sa bulle, et acquérir le relationnel, et de la méthode pour mener un projet, sans y aller "au kilomètre".

Bref, après avoir beaucoup appris et rencontrer de nombreux écueils inhérents aux grandes entreprises, je me retrouve prisonnier de ces acquis qui m'ont forgé, ainsi que du système "Compétence/Expérience". Je me libère maintenant des chaînes qui entravent mon évolution, qui se veut de réfléchir et d'adopter les meilleures solutions, que je maîtrise ou non la technologie, et à répondre à de nouveaux besoins, en n'étant pas limité par un environnement technique particulier.

Je suis quelqu'un de transverse et pour qui, "développer" (ce que j'aime), ce n'est pas "coder".
Avatar de zecreator zecreator - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 13:45
"Cesser d'apprendre". Me dire que ça y est, je connais tout ce qu'il y a à savoir sur la programmation et la gestion de projet, je suis devenu un Dieu, rien ne met impossible. Pis, au prochain entretien de recrutement, me jeter à la figure l'abyssale ignorance de mon savoir. Bref, y a toujours quelque chose à apprendre qui me sera demandé à un moment ou à un autre. Et c'est cette chose qui peut faire la différence entre une évolution de poste, et sa perte.
Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 13:50
valable seulement dans les grands groupes, mais très important : négliger la politique interne. C'est triste à dire, mais si on met son chef en porte-à-faux(parce qu'il a mal préparé une transition, mais peu importe), alors fatalement, il va vous planter des couteaux dans le dos, façon flamberge. Ce n'est ni bien ni mal, c'est juste inévitable.
Avatar de LSMetag LSMetag - Membre expert https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 13:54
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
valable seulement dans les grands groupes, mais très important : négliger la politique interne. C'est triste à dire, mais si on met son chef en porte-à-faux(parce qu'il a mal préparé une transition, mais peu importe), alors fatalement, il va vous planter des couteaux dans le dos, façon flamberge. Ce n'est ni bien ni mal, c'est juste inévitable.
Oui c'est à la fois bien et pas bien. J'ai appris que pour la cohésion il faut éviter de mettre son chef et ses collègues en porte-à-faux si la manière de faire ne présente pas de réel danger, bien qu'imparfaite. Mais rester un mouton qui assiste à la débâcle d'un projet ou qui ne peut contester sans conséquence une décision ayant un impact important sur de "vrais gens", très peu pour moi.
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