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JPMorgan Chase a révélé que l'IA avait permis à la banque de réduire ses effectifs jusqu'à 40 % et qu'elle devrait embaucher moins de banquiers tout en augmentant le recrutement pour les postes liés à l'IA

Le , par Eliora

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Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, reste sceptique sur l'IA comme avantage concurrentiel durable, malgré des réductions d'effectifs allant jusqu'à 40 % et un résultat net de 21,2 milliards de dollars. La banque prévoit une hausse de ses dépenses en IA au second semestre. Dimon a déclaré que les investisseurs ne devaient pas s'attendre à ce que l'IA augmente significativement les marges bénéficiaires, car d'autres entreprises adoptent aussi cette technologie.

En juillet 2026, plus de 200 économistes et chercheurs, dont 16 lauréats du prix Nobel, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils avertissent que l'intelligence artificielle (IA) pourrait transformer l'économie à une vitesse et à une échelle dépassant celles de la révolution industrielle. Intitulée « Nous devons agir maintenant », cette déclaration met en garde contre le fait que l’IA « pourrait entraîner des risques, notamment des suppressions d’emplois à grande échelle, mais aussi offrir des opportunités, telles qu’une amélioration significative du niveau de vie ». Ils appellent les décideurs politiques et les responsables du secteur technologique à commencer à mettre en place des politiques et des institutions pour faire face à ces bouleversements.

Parmis les banques directement concernées, JPMorgan Chase & Co. (stylisé JPMorganChase) est un groupe bancaire multinational américain dont le siège social est situé à New York et qui est enregistré dans le Delaware. Il s'agit de la plus grande banque des États-Unis et, en 2026, de la plus grande banque au monde en termes de capitalisation boursière. En tant que plus grande des quatre grandes banques américaines, l'entreprise est considérée comme d'importance systémique par le Conseil de stabilité financière. Sa taille et son envergure ont souvent conduit à un renforcement de la surveillance réglementaire ainsi qu'à la mise en place d'un « bilan forteresse » interne.

Récemment, JPMorgan Chase a révélé que l'IA avait permis à la banque de réduire ses effectifs jusqu'à 40 % dans certains secteurs d'activité, mais son PDG, Jamie Dimon, reste sceptique. Il a souligné que l'IA avait peu de chances de conférer à la plus grande banque américaine un avantage concurrentiel durable, car d'autres entreprises adoptent elles aussi cette technologie. S'exprimant lors de la conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre de JPMorgan, Dimon a déclaré que les investisseurs ne devaient pas s'attendre à ce que l'IA, à elle seule, augmente de manière significative les marges bénéficiaires de la banque.

« Vous n’êtes pas les seuls à tirer profit de l’IA », a déclaré Dimon lorsqu’on lui a demandé quand l’IA commencerait à ralentir la croissance des dépenses de la banque. Il a expliqué : « Dans un monde capitaliste et concurrentiel, nous allons tous utiliser l’IA pour mieux servir nos clients. On ne peut pas se contenter de dire : “Oh, ça va augmenter nos marges.” On va garder ça pour nous. Si c'était vrai, nos marges seraient aujourd'hui de 80 % grâce à l'informatisation des vingt dernières années. »


Les dépenses de JP Morgan en matière d'IA devraient augmenter

En réponse à une autre question visant à savoir si l'IA permettrait à JPMorgan de devenir une organisation plus légère, Dimon a déclaré que cette technologie avait déjà entraîné des réductions d'effectifs dans certains secteurs de la banque. « Nous avons connu certains secteurs où nous avons effectivement réduit les effectifs de 30 % ou 40 %. La plupart de ces personnes se sont vu proposer un poste ailleurs. C'est donc ce à quoi nous nous attendons », a-t-il souligné.

En mai dernier, Jamie Dimon avait déclaré que JPMorgan allait probablement réduire ses embauches de banquiers dans certains domaines, tout en renforçant le recrutement pour les postes liés à l'IA. La banque compte actuellement près de 1 000 cas d'utilisation de l'IA dans divers domaines, notamment la détection des fraudes, le marketing et la prise de notes, grâce à un budget technologique annuel de près de 20 milliards de dollars, selon Jamie Dimon.

Un rapport récent a révélé que JPMorgan fait partie d'un groupe restreint d'entreprises ayant obtenu l'accès à au modèle Mythos d'Anthropic en avril et l'utilise depuis pour soumettre ses systèmes internes à des tests de résistance et coordonner les résultats avec ses fournisseurs et ses pairs. Le mois suivant l'obtention de cet accès, Jamie Dimon a déclaré que la banque comptait des centaines d'employés travaillant à plein temps au renforcement de ses systèmes. Mais Jamie Dimon avait également mis en garde contre les risques liés à un large accès public à ce modèle, qu'il compare à des missiles balistiques entre les mains de particuliers. « En gros, c'est comme si on donnait des missiles balistiques en dotant les personnes de Mythos », a déclaré Dimon.

Jeremy Barnum, directeur financier de JPMorgan, a déclaré que la banque s'attendait à une augmentation des dépenses liées aux jetons d'IA au cours du second semestre. Il a précisé que ces dépenses étaient actuellement « négligeables » et devraient le rester jusqu'à la fin de l'année 2026, mais que la banque « prévoyait une accélération significative de ce chiffre pour le second semestre ». Barnum a ajouté que les dépenses liées aux jetons resteraient une priorité, la banque continuant à évaluer « l'utilisation des bons modèles à des fins appropriées ».

JPMorgan a annoncé un résultat net de 21,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, en hausse de 41 % par rapport à l'année précédente, grâce notamment aux plus-values réalisées sur sa participation dans Visa. La banque a également déclaré des commissions de banque d'investissement s'élevant à 3,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 30 % par rapport à l'année précédente.

En juillet 2026, de nombreux dirigeants espéraient que l'IA réduirait radicalement leurs frais de personnel. Mais ils font face à une réalité financière brutale marquée par l'explosion des factures d'utilisation des outils d'IA. Cette hausse tarifaire soudaine résulte de la transition vers des modèles de facturation calculés sur l'usage effectif. Ce manque de prévision illustre une méconnaissance profonde des mécanismes économiques liés à la puissance de calcul. Au-delà des coûts, les hallucinations et la dette technique constituent d'autres défis majeurs liés à l'IA. En définitive, l'IA semble davantage servir d'outil de pression sur la main-d'œuvre que de solution de rentabilité immédiate.

Source : JPMorgan Chase

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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 14:51
J'aurai plus tendance à croire l'étude de Google.

En effet, comment faire confiance à une IA, aussi intelligente soit-elle, lorsqu'elle hallucine dans 35% des cas. Ce n'est pas pour rien que l'article conclut sur la recrudescence des offres d'emploi pour la corriger.

Tous ceux proclamant licencier des employés remplacés par l'IA, ne font que masquer 2 choses :

* soit ils licencient pour investir dans le développement de l'IA

* soit ils licencient car la croissance ralentit, donc une activité économique moindre

* ou les 2 à la fois

Comme le dit Artemus24 :
C'est un motif pour purger les rangs des salariés dont le coupable (ou responsable) idéal est l'IA.
Mais, si l'IA hallucine moins, ce dont je doute de par sa conception intrinsèque, peut-être le grand remplacement par les machines aura lieu.
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Avatar de Axel Mattauch
Membre averti https://www.developpez.com
Le 06/08/2026 à 11:38
La suppression massive d'emplois dans les centres d'appels due à l'IA a commencé, les entreprises recourant désormais à des systèmes automatisés pour les tâches auparavant effectuées par des humains
En tant que bénéficiaire de réponses dans les deux configurations (Humain à l'écoute vs. Imbécillité Aggravée) je confirme la tendance.
La différence de service rendu est la suivante:
  • Un interlocuteur humain cherche à répondre à la question que vous vous posez
  • Un IA bot sert au prestataire à faire semblant qu'il est à votre écoute
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 12:09
L’hécatombe emploi IA ne touche pas que les développeurs informatiques, d’autres métiers à cols blancs comme le service client sont concernés
D’après divers rapports dont un de l’OCDE
Ou...

Une récente étude de Google conclut cependant que l’IA ne menace pas les employés, qu’elle sert davantage à compléter les tâches qu’à les automatiser
Qui croire?

Il va des études sur l'influence de l'IA sur l'emploi comme de la multitude d'études universitaires de 1950 à 2000 qui ont toutes concluent que la cigarette n'était pas nocive pour la santé... Il suffit de constater qui est à l'origine de l'étude (ou qui la finance) et quelles sont ses propres intérêts...

Citation de Sir Winston Churchill, premier ministre du Royaume-Uni durant la 2ème guerre mondiale et grand homme d'Etat (je le précise pour la génération Z dont le niveau de connaissance historique commence au mieux à l'an 2000!) concernant les études, sondages et autres statistiques: "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées!"
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 13:17
Salut à tous.

Citation Envoyé par Anselme45
Qui croire?
Personne car même s'il y a des licenciements, quand les entreprises vont s'apercevoir de leurs erreurs, ils feront marche arrière.
Le problème est que cela dépend des métiers et tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.
Donc non, ils ne vont pas réembaucher tous le monde mais ne prendre que les meilleurs.
C'est un motif pour purger les rangs des salariés dont le coupable (ou responsable) idéal est l'IA.

Nous sommes dans une période chaotique où personne ne sait de quoi sera fait l'avenir.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 13:13
Citation Envoyé par boboss123 Voir le message
qui en est responsable ? le codeur ou l'IA ?
1° Le manager qui oblige le développeur à utiliser l'IA

2° Le développeur qui utilise le code de l'IA qu'il ne comprend pas et qu'il est incapable de debugger

3° Le développeur qui à la flemme de vérifier le code fourni par l'IA

4° Les promoteurs de l'IA qui vendent une "IA infaillible" alors que le code généré est d'une qualité lamentable

5° Le manager qui a cru aux promesses des promoteurs d'IA

Et ainsi la boucle des responsabilité est bouclée!!!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 13:20
Citation Envoyé par boboss123 Voir le message
On accuse l'IA de générer plus de bugs que l'Humain : il y a une étude sérieuse qui a été faite sur ça ?
Il faut vous renseigner... Il y en a plusieurs... Il y a même une étude de Anthropic elle-même qui prouve que l'IA n'assure pas une vraie augmentation de la productivité quand on regarde toute la durée de vie d'un logiciel... La vie d'un logiciel ne se limite pas à pondre du code en un minimum de temps!!!
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Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 13:31
Citation Envoyé par boboss123 Voir le message
De plus, c'est quand même de la responsabilité du codeur de valider le code généré : commiter un code incompris, qui en est responsable ? le codeur ou l'IA ?
Mais plus une personne utilise l'IA et plus elle perd la connaissance du code source sur lequel l'IA intervient... CQFD
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Avatar de boboss123
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 9:31
On accuse l'IA de générer plus de bugs que l'Humain : il y a une étude sérieuse qui a été faite sur ça ?... si plus de fonctionnalités générées dans un même temps donné, c'est normal qu'il y ait plus d'erreurs donc qu'en est-il du ratio bugs/fonctionnalité intégrée ?
De plus, c'est quand même de la responsabilité du codeur de valider le code généré : commiter un code incompris, qui en est responsable ? le codeur ou l'IA ?
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