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99 % des PDG prévoient des suppressions de postes liées à l'IA dans les deux prochaines années, une transition technologique qui frappe en premier les jeunes diplômés en début de carrière

Le , par Mathis Lucas

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99 % des PDG prévoient des suppressions de postes liées à l'IA dans les deux prochaines années, une transition technologique qui frappe en premier les jeunes diplômés en début de carrière

La quasi-totalité des dirigeants prévoit des suppressions de postes liées à l'IA d'ici deux ans, privilégiant l'automatisation pour accroître la rentabilité. Cette transition technologique menace particulièrement les jeunes travailleurs, dont les missions de début de carrière sont les plus faciles à automatiser. Une profonde anxiété professionnelle s'installe chez les salariés, ce qui entraîne une chute brutale du sentiment de bien-être au travail. Par ailleurs, le scepticisme grandit quant à l'utilité réelle de ces outils et aux gains de cette transition forcés, tandis que de nouveaux termes médicaux apparaissent pour décrire le stress lié au remplacement par les machines.

Le marché de l'emploi actuel devient extrêmement précaire pour la nouvelle génération, provoquant un sentiment de désillusion généralisé. L'introduction de l'IA dans les organisations accélère l'automatisation, provoquant la suppression massive d'emplois dans presque tous les secteurs d'activité. Les Big Tech ont supprimé jusqu'à 80 000 emplois au premier trimestre et accusent l'IA tout en investissant quelque 725 milliards dans cette technologie.

Mais le bain de sang pourrait s'étendre encore sur plusieurs années. La quasi-totalité des PDG interrogés dans le cadre d'une étude récente ont déclaré s'attendre à ce que les initiatives de leur entreprise en matière d'IA entraînent des licenciements massifs au cours des deux prochaines années.

Selon le rapport « Global Talent Trends » du cabinet de conseil Mercer, 99 % des PDG se préparent à des licenciements liés à l’IA à court terme. Le rapport indique que la plupart des dirigeants estiment que la réorganisation du travail pour intégrer l’automatisation générera le meilleur retour sur investissement, mais seuls 32 % d’entre eux pensent que la main-d’œuvre peut combiner de manière optimale les capacités humaines et celles des machines.

Impact dévastateur de l'adoption de l'IA sur les jeunes travailleurs

Les organisations s'empressent d'adopter l'IA comme le prochain levier majeur de maximisation des profits. Au cours de l'année écoulée, nombre d'entre elles ont affirmé que leurs initiatives en matière d'IA fonctionnaient si bien qu'elles justifiaient des décisions de licenciements massifs, ce qui fait craindre une crise du chômage des cols blancs dans un avenir proche. Les réductions
prévues devraient toucher en priorité les postes de début de carrière.


Les PDG privilégient l'automatisation des tâches simples, qui servent habituellement de formation sur le tas pour permettre aux jeunes d'évoluer vers des niveaux de responsabilité supérieurs. Ainsi, les jeunes de 22 à 27 ans affrontent aujourd'hui le marché de l'emploi le plus sombre depuis la pandémie.

Selon les analystes, cette stratégie comporte un risque majeur en affaiblissant le renouvèlement des talents et la formation interne. Une enquête mondiale menée auprès de PDG par le cabinet de conseil Oliver Wyman révèle que cette tendance devrait s'aggraver au cours des deux prochaines années. Les conclusions de l'enquête d'Oliver Wyman suggèrent que la situation des jeunes diplômés n'est pas près de s'améliorer, et qu'elle pourrait s'aggraver.

La proportion de dirigeants prévoyant de réduire les postes de niveau junior a doublé, passant de 17 % en 2025 à 43 % en 2026. Au lieu d'embaucher de jeunes professionnels, les entreprises se tournent vers des profils plus expérimentés, 30 % des personnes interrogées déclarant privilégier le recrutement pour des postes de niveau intermédiaire. L'étude ajoute que l'IA fait pencher la balance du marché du travail en faveur des travailleurs plus âgés.

Des prévisions alarmantes pour les diplômés de la génération Z

L'IA figurait parmi les trois principales priorités de la plupart des PDG, et plus de 90 % d'entre eux ont déclaré déployer l'IA au sein de leur entreprise, même si 67 % en sont encore au stade de la planification ou de la phase pilote. Les entreprises invoquent généralement le développement de l'IA et les investissements massifs dans cette technologie pour justifier les grandes vagues de licenciements, mais selon les critiques, « l'IA n'est qu'un prétexte ».

Cette transformation brutale du marché du travail est directement liée à l'adoption massive de l'IA. Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a expliqué que les entreprises remplacent les jeunes diplômés par des assistants virtuels capables d'automatiser leur travail. « Cessez de vous inquiéter au sujet de l'IA et commencez à apprendre à vous en servir », a-t-il conseillé à la génération Z, la prochaine génération de travailleurs.

« Il est à noter que les PDG dont l'horizon de planification est le plus long sont les plus susceptibles de prévoir des réductions d'effectifs », indique le rapport. « Cela suggère qu'ils envisagent une organisation structurellement allégée non pas comme une mesure de réduction des coûts, mais comme un objectif en soi, le point d'aboutissement d'un modèle opérationnel optimisé par l'IA qui nécessite moins de personnel, déployé différemment ».

Environ 74 % des dirigeants interrogés prévoient de geler ou de réduire leurs effectifs. Les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications sont d'ailleurs ceux qui subissent les coupes les plus agressives. Selon les données de Trueup, le secteur technologique a supprimé plus de 138 900 emplois depuis le début de l'année. Cela représente une hausse de 33 % par rapport aux réductions enregistrées sur la même période en 2025.

L'anxiété professionnelle et le déclin du bien-être au travail

L'adoption de l'automatisation au détriment de la main-d'œuvre humaine entraîne une détérioration marquée du moral des travailleurs. La détérioration du bien-être au travail est un phénomène directement mesurable. Selon l'enquête de Mercer, le sentiment d'épanouissement professionnel a subi une chute drastique, passant de 66 % des employés en 2024 à seulement 44 % en 2026. Les experts s'attendent à ce que le moral se dégrade davantage.

Cette baisse prononcée du moral est directement imputable à l'anxiété liée au remplacement des emplois par l'automatisation. Elle touche particulièrement la génération Z, dont l'utilisation de l'IA commence à stagner en raison d'une désillusion massive face à leur avenir et de sentiments croissants de colère et d'anxiété à l'égard de la technologie. D'autres études ont rapporté que ce scepticisme s'est également propagé aux autres tranches d'âge.

À titre d'exemple, un sondage de NBC News réalisé en mars a montré que l'IA est devenue si impopulaire auprès des électeurs qu'elle est perçue moins positivement que l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), une agence américaine pourtant au cœur de vives controverses et de manifestations massives.

L'angoisse existentielle et la détresse profonde qui envahissent la main-d'œuvre ont atteint une telle ampleur que la communauté scientifique s'en préoccupe officiellement. Les chercheurs proposent en effet de créer un nouveau terme spécifique afin de décrire cliniquement cette souffrance psychologique généralisée chez les travailleurs : le « dysfonctionnement lié au remplacement par l'IA » (ou AIRD pour AI replacement dysfunction).

Le fossé abyssal entre les promesses et la rentabilité de l'IA

La majorité des dirigeants ne constatent pas encore de retour sur investissement substantiel de la part de l'IA. Plus de la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu’il est encore trop tôt pour évaluer si ce déploiement de l’IA se traduit réellement par les gains de productivité promis. Seulement 27 % des PDG affirment que l'IA a atteint ou dépassé leurs attentes financières, ce qui marque une baisse par rapport aux 38 % de l'année précédente.


La situation illustre le fait que la redéfinition du travail à grande échelle est un processus bien plus lent et complexe qu'imaginé. Paradoxalement, la minorité de dirigeants qui parviennent réellement à tirer profit de l'IA adopte une approche différente : ils considèrent que la technologie augmente la valeur des employés de premier échelon au lieu de les remplacer, et maintiennent donc un taux d'embauche de jeunes travailleurs plus élevé que les autres.

« Une frange à contre-courant parmi les adoptants les plus avancés de l’IA considère que la technologie augmente la valeur des talents débutants plutôt que de les remplacer », indique le rapport. Pour certains détracteurs, les licenciements massifs ne sont que l'expression de la cupidité des dirigeants.

Ces mesures de réduction des effectifs fondées sur l'IA pourraient toutefois s'avérer plus risquées à long terme. « Une réduction des effectifs qui devance le déploiement significatif de l’IA peut exposer les organisations à des risques, et une dépendance excessive à l’égard de systèmes encore en phase de maturation engendre ses propres vulnérabilités », indique le rapport. Un aspect délicat concerne la tendance observée chez les jeunes travailleurs.

L'IA n'a eu « aucun impact » sur l'emploi ou la productivité

Malgré des centaines de milliards de dollars investis et un discours optimiste omniprésent, une étude du National Bureau of Economic Research (NBER) auprès de près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie révèle que neuf entreprises sur dix n'ont observé aucun gain de productivité ni aucun effet sur l'emploi grâce à l'IA au cours des trois dernières années. Ce qui est une grande désillusion.

Selon l'étude du NBER, 69 % des entreprises utilisent activement l'IA ; plus des deux tiers des dirigeants y recourent au quotidien, mais pour seulement 1,5 heure par semaine en moyenne ; neuf dirigeants sur dix signalent un impact nul sur l'emploi et la productivité au cours des trois dernières années.

Le tableau n'est pas sans rappeler une époque révolue, ou du moins, que l'on croyait révolue. En 1987, l'économiste Robert Solow formula une observation lapidaire sur le ralentissement de la révolution informatique : alors que l'avènement des transistors, microprocesseurs, circuits intégrés et puces mémoire des années 1960 avait suscité des attentes immenses en termes de gains de productivité, la croissance de la productivité avait en réalité chuté.

Robert Solow va alors introduit une formule, restée célèbre à ce jour, qui résume ce paradoxe : « on peut voir l'ère de l'ordinateur partout, sauf dans les statistiques de productivité ». Quarante ans plus tard, Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo, ressort la citation pour l'appliquer à l'IA : « l'IA est partout, sauf dans les données macroéconomiques. On ne la voit pas dans les chiffres de l'emploi, de la productivité, ni dans ceux de l'inflation ».

Source : rapport de l'étude de Mercer

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Comment se passera le renouvèlement de la main-d'œuvre lorsque les séniors iront à la retraite dans un avenir proche ?

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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/05/2026 à 12:49
Et le 100% de ces 99% de PDG auront quitté leur poste bien avant de devoir assumer leur décision!!!!!!!!!!!!

Il y a une très grosse différence entre un fondateur à la tête de son entreprise dont il est le propriétaire et ces PDG qui ne sont rien d'autres que des mercenaires qui prennent leur décisions simplement pour être dans le sens du vent. Leur objectif n'est pas l'état de l'entreprise dont ils ont la direction dans 2 ou 5 ans mais bien dans le prochain "quarter", c'est-à-dire dans les prochains 3 mois, date du prochain rapport destiné à la bourse... Des décisions à la con, bien médiatiques, puis quand les conséquences tombent... Activation du parachute doré: J'encaisse les bonus, je pars diriger une autre boite pour refaire la même chose...

Parfait exemple avec la multinationale de l'alimentaire Nestlé: Pendant des décennies, gestion à la papa avec une croissance constante de 4% annuels et des cadres maison: Le dernier PDG sérieux Peter Brabeck-Letmathe, un autrichien qui se ventait avoir commencé sa carrière chez Nestlé comme simple vendeur de glace puis avoir gravi tous les échelons jusqu'à occuper à la fois le poste de directeur général et de président du conseil d'administration de la multinationale.

Puis voilà arrivée la pression des fonds de pension américain avec comme théorie "On veut au minimum une croissance de 25%", on va chercher des PDG hors les murs ne connaissant rien au domaine de l'alimentaire et là c'est le feu d'artifice, un PDG quitte après moins de 2 ans, un autre est viré pour avoir passé les histoires de culs avec la secrétaire avant la gestion des affaires... Résultat: Pas de croissance de 25% à l'horizon! Mieux encore, l'action considérée comme une "action défensive" s'est écroulée!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 11:27
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Quid des environs 70k postes supprimés pendant cette période?
Puisque nous sommes sur developpez.com, parlons de l'informatique de Nestlé qui concentrait ses services informatiques mondiaux en Suisse avec plus de 400 employés internes, des dizaines de sociétés locales sous-traitantes et des centaines d'intervenants externes...

Acte 1: Nestlé annonce "on ne trouve pas les compétences technologiques requises en Suisse" (et oui, la Suisse au centre de l'Europe avec plus de 400 000 européens passant tous les jours la frontière pour venir travailler en Suisse + 25% des habitants établis en Suisse étant des expat avec une formation élevée, cela ne suffit pas à Nestlé)

Acte 2: Nestlé annonce délocaliser son informatique de Suisse vers le Portugal (et oui, c'est bien connu, au Portugal, la haute technologie, ils connaissent et en plus les spécialistes y sont légions... Euh... Et le fait qu'un informaticien portugais a un salaire 3 à 4 fois inférieur à celui qui travaille en Suisse, cela n'entre pas dans la décision?

Acte 3: Intervention d'un porte-parole de Nestlé interviewé par journal télévisé suisse devant les locaux du siège Nestlé à Vevey: "Bien sûr, Nestlé ne veut pas licencier... Nous proposons à nos informaticiens d'être ré-engagés au Portugal"... Petit délai d'attente dans le discours, une mouche passe puis..."Bien sûr, au tarif local!!!!!"

Acte 4: Les informaticiens internes ont été virés comme des merdes (place aux "experts" portugais à petit salaire), les sous-traitants locaux en Suisse ont perdu la totalité de leur contrats avec Nestlé (place aux sous-traitants portugais à petites factures)

Elle est pas belle la vie des multinationales???
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Avatar de gabi7756
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 11:49
Citation Envoyé par RenarddeFeu
Une IA est peut-être moins performante qu'un humain, mais :

- une IA ne se plaint pas de son salaire,
- une IA ne se fait pas débaucher par la concurrence en emmenant les secrets de l'entreprise avec elle,
- une IA ne chouine pas parce que le télétravail lui est refusée,
- une IA ne passe pas son temps à commenter sur les réseaux sociaux au lieu de bosser,
- une IA ne remet pas en question l'autorité,
- etc...

Manager des salariés, c'est juste usant à la longue. Ce sont d'ailleurs les salariés encore en poste qui "managent" l'IA parce qu'ils ont peur de perdre leur travail. Encore un avantage de plus pour les dirigeants d'entreprises !
Une IA ne se fait pas débauché ? A voir dans le "futur" (ou le présent aussi ...) quand l'IA va link des éléments internes à l'entreprise comme si c'est du petit pain...
Une IA ne supprime pas une base de prod au lieu d'un token tout simple ? Non impossible ...
Une IA ne remet pas en question l'autorité ? Elle n'as aucun pouvoir décisionnel valide, aucun réel esprit critique. "T'es sûr" ? "Euh tu as raison" ...
Une IA est tout à fait susceptible de s'occuper de la mise en place et le support d'une architecture complexe ... Oui bien sûr ...
"une IA ne passe pas son temps à commenter sur les réseaux sociaux au lieu de bosser," On verra, si ça se trouve ça existe déjà ...
Etc ...

Citation Envoyé par RenarddeFeu
Vous partez du postulat que le monde ne peut pas tourner sans cloud, sans SaaS, sans web, sans GAFAM, etc. C'est juste faux !
Et un humain lambda n'as pas besoin de s'hydrater et de se nourrir ! C'est bien connu.
Tu prends n'importe lequel des éléments que tu as cité, à l'heure actuelle et pour bien des années à venir on peux pas s'en passé.

Il faut vraiment être délu pour affirmer le contraire.
Prend le premier exemple que tu veux, l'achat d'un livre. Tes courses au drive, même au taf...

On dirait vraiment les propos incohérent d'une personne qui a disparu "malencontreusement" du forum, je ne le citerais pas !
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 7:43
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Leur objectif n'est pas l'état de l'entreprise dont ils ont la direction dans 2 ou 5 ans mais bien dans le prochain "quarter"
La faute à qui?
Ce n'est certainement pas les employés qui demandent que les choses soient gérées à si court terme.
Parfait exemple avec la multinationale de l'alimentaire Nestlé: Pendant des décennies, gestion à la papa avec une croissance constante de 4% annuels et des cadres maison[..]
Puis voilà arrivée la pression des fonds de pension américain avec comme théorie "On veut au minimum une croissance de 25%",
[...] Résultat: Pas de croissance de 25% à l'horizon! Mieux encore, l'action considérée comme une "action défensive" s'est écroulée!
Ce qui te tracasse c'est les 25% pas obtenus?
Quid des environs 70k postes supprimés pendant cette période?
Le tout pour une croissance qui n'a pas l'air d'atteindre les 4% de l'époque "maison".
Après le win win, la bourse invente le lose lose...

Et Nestlé n'est qu'un exemple, Boeing a été détruit sous tous les angles avec le passage à une direction ignorant l'ingénierie au profit de la finance.
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Avatar de Mat.M
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 15:10
@Anselme à croire que vous ayez la faculté de lire dans les pensées des personnes car pour ce qui est de l'ancien PDG de Nestlé je pensais exactement à cela hier matin
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