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43 % des PDG prévoient de supprimer des postes de débutants au profit de profils plus expérimentés, l'IA absorbant les tâches routinières,
Ce qui menace la formation de la main-d'œuvre de demain

Le , par Mathis Lucas

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43 % des PDG prévoient de supprimer des postes de débutants au profit de profils plus expérimentés, l'IA absorbant les tâches routinières
ce qui menace la formation de la main-d'œuvre de demain

L'IA transforme radicalement le marché du travail en menaçant principalement les jeunes diplômés. Les dirigeants d'entreprises privilégient désormais le recrutement de profils expérimentés au détriment des postes de débutants, dont les tâches sont de plus en plus automatisées. Cette transition vers des structures plus légères vise une efficacité accrue, bien que les gains de productivité réels restent encore incertains. Cependant, cette stratégie comporte un risque majeur en affaiblissant le renouvellement des talents et la formation interne. À terme, elle pourrait aussi fragiliser les entreprises qui sacrifient leur relève professionnelle pour des économies immédiates.

Le marché de l'emploi pour les jeunes adultes âgés de 22 à 27 ans s'est considérablement détérioré récemment, atteignant son niveau le plus critique depuis les pires jours de la pandémie. Une enquête mondiale menée auprès de PDG par le cabinet de conseil Oliver Wyman révèle que cette tendance devrait s'aggraver au cours des deux prochaines années. Les conclusions suggèrent que la situation des jeunes diplômés n'est pas près de s'améliorer.

La proportion de dirigeants prévoyant de réduire les postes de niveau junior a doublé, passant de 17 % en 2025 à 43 % en 2026. Au lieu d'embaucher de jeunes professionnels, les entreprises se tournent vers des profils plus expérimentés, 30 % des personnes interrogées déclarant privilégier le recrutement pour des postes de niveau intermédiaire. L'étude ajoute que l'IA fait pencher la balance du marché du travail en faveur des travailleurs plus âgés.

L'IA figurait parmi les trois principales priorités de la plupart des PDG, et plus de 90 % d'entre eux ont déclaré déployer l'IA au sein de leur entreprise, même si 67 % en sont encore au stade de la planification ou de la phase pilote. Les entreprises invoquent généralement le développement de l'IA et les investissements massifs dans cette technologie pour justifier les grandes vagues de licenciements, mais selon les critiques, « l'IA n'est qu'un prétexte ».

L'IA désignée comme principal moteur de ce changement

Cette transformation brutale du marché du travail est directement liée à l'adoption massive de l'IA. Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a expliqué que les entreprises remplacent les jeunes diplômés par des assistants virtuels capables d'automatiser leur travail. « Cessez de vous inquiéter au sujet de l'IA et commencez à apprendre à vous en servir », a-t-il conseillé à la génération Z, la prochaine génération de travailleurs.


Actuellement, l'IA excelle dans l'exécution de tâches typiquement assignées aux employés en début de carrière, rendant cette tranche d'âge particulièrement vulnérable aux plans de réduction des coûts. Les PDG voient dans cette technologie un moyen d'atteindre une organisation structurellement plus allégée.

« Il est à noter que les PDG dont l'horizon de planification est le plus long sont les plus susceptibles de prévoir des réductions d'effectifs », indique le rapport. « Cela suggère qu'ils envisagent une organisation structurellement allégée non pas comme une mesure de réduction des coûts, mais comme un objectif en soi, le point d'aboutissement d'un modèle opérationnel optimisé par l'IA qui nécessite moins de personnel, déployé différemment ».

Environ 74 % des dirigeants interrogés prévoient de geler ou de réduire leurs effectifs. Les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications sont d'ailleurs ceux qui subissent les coupes les plus agressives. Selon les données de Trueup, le secteur technologique a supprimé plus de 138 900 emplois depuis le début de l'année. Cela représente une hausse de 33 % par rapport aux réductions enregistrées sur la même période en 2025.

Le grand fossé entre les promesses et la rentabilité de l'IA

La majorité des dirigeants ne constatent pas encore de retour sur investissement substantiel de la part de l'IA. Plus de la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu’il est encore trop tôt pour évaluer si ce déploiement de l’IA se traduit réellement par les gains de productivité promis. Seulement 27 % des PDG affirment que l'IA a atteint ou dépassé leurs attentes financières, ce qui marque une baisse par rapport aux 38 % de l'année précédente.


La situation illustre le fait que la redéfinition du travail à grande échelle est un processus bien plus lent et complexe qu'imaginé. Paradoxalement, la minorité de dirigeants qui parviennent réellement à tirer profit de l'IA adopte une approche différente : ils considèrent que la technologie augmente la valeur des employés de premier échelon au lieu de les remplacer, et maintiennent donc un taux d'embauche de jeunes travailleurs plus élevé que les autres.

« Une frange à contre-courant parmi les adoptants les plus avancés de l’IA considère que la technologie augmente la valeur des talents débutants plutôt que de les remplacer », indique le rapport. Pour certains détracteurs, les licenciements massifs ne sont que l'expression de la cupidité des dirigeants.

Ces mesures de réduction des effectifs fondées sur l'IA pourraient toutefois s'avérer plus risquées à long terme. « Une réduction des effectifs qui devance le déploiement significatif de l’IA peut exposer les organisations à des risques, et une dépendance excessive à l’égard de systèmes encore en phase de maturation engendre ses propres vulnérabilités », indique le rapport. Un aspect délicat concerne la tendance observée chez les jeunes travailleurs.

L'IA est trop coûteuse et ne profite encore à aucun acteur

L'analyste Ed Zitron soutient que « l'IA n'est actuellement viable sur le plan économique pour aucun acteur », à l'exception des constructeurs de centres de données et des fabricants de matériel comme Nvidia. Selon les rapports financiers, les startups du secteur perdent des sommes colossales chaque année, tandis que les géants de la technologie investissent des centaines de milliards de dollars sans aucune perspective de rentabilité à long terme.


Des entreprises technologiques telles que Microsoft, Meta, Amazon et Google engagent des dépenses en capital faramineuses pour soutenir l'infrastructure de l'IA. À titre d'exemple, Microsoft a dépensé environ 100 milliards de dollars dans le cadre de son partenariat avec le laboratoire OpenAI.

Selon l'analyste, l'avenir reste incertain. Plus précisément, pour que ces investissements soient rentabilisés, il faudrait que les revenus liés à l'IA explosent de manière irréaliste dans des délais très courts, ce qui n'est absolument pas le cas. En réalité, la croissance des revenus de ces géants du cloud computing repose presque exclusivement sur l'argent qu'ils injectent eux-mêmes dans des entreprises non rentables comme OpenAI et Anthropic.

Les défenseurs de l'IA affirment souvent que le matériel coûtera moins cher à l'avenir ou que les entreprises sont déjà rentables sur l'inférence, c'est-à-dire l'utilisation des modèles. Cependant, Ed Zitron rejette cet argument, estimant que si le traitement des requêtes était réellement profitable, des acteurs comme Anthropic ne perdraient pas des milliards de dollars et ne chercheraient pas à imposer des abonnements mensuels coûteux à leurs clients.

L'IA n'a eu « aucun impact » sur l'emploi ou la productivité

Malgré des centaines de milliards de dollars investis et un discours optimiste omniprésent, une étude du National Bureau of Economic Research (NBER) auprès de près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie révèle que neuf entreprises sur dix n'ont observé aucun gain de productivité ni aucun effet sur l'emploi grâce à l'IA au cours des trois dernières années. Ce qui est une grande désillusion.


Selon l'étude du NBER, 69 % des entreprises utilisent activement l'IA ; plus des deux tiers des dirigeants y recourent au quotidien, mais pour seulement 1,5 heure par semaine en moyenne ; neuf dirigeants sur dix signalent un impact nul sur l'emploi et la productivité au cours des trois dernières années.

Le tableau n'est pas sans rappeler une époque révolue, ou du moins, que l'on croyait révolue. En 1987, l'économiste Robert Solow formula une observation lapidaire sur le ralentissement de la révolution informatique : alors que l'avènement des transistors, microprocesseurs, circuits intégrés et puces mémoire des années 1960 avait suscité des attentes immenses en termes de gains de productivité, la croissance de la productivité avait en réalité chuté.

Robert Solow va alors introduit une formule, restée célèbre à ce jour, qui résume ce paradoxe : « on peut voir l'ère de l'ordinateur partout, sauf dans les statistiques de productivité ». Quarante ans plus tard, Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo, ressort la citation pour l'appliquer à l'IA : « l'IA est partout, sauf dans les données macroéconomiques. On ne la voit pas dans les chiffres de l'emploi, de la productivité, ni dans ceux de l'inflation ».

Conclusion

« Je pense que les jeunes diplômés ont clairement plus de mal aujourd’hui à intégrer le marché du travail », a déclaré John Romeo, qui dirige la branche de recherche du cabinet Oliver Wyman. « Ce sont les employés de niveau intermédiaire et supérieur que les PDG recherchent désormais pour stimuler la productivité ». Cependant, les analystes avertissent que la suppression massive des emplois de premier échelon est une bombe à retardement.

La baisse du recrutement des jeunes les prive des opportunités de formation en cours d’emploi et d’évolution de carrière. Cela pourrait s’avérer catastrophique pour ces jeunes d’une vingtaine d’années, mais aussi pour l’avenir de la main-d’œuvre qui sera dominée par les cadres intermédiaires. En renonçant à offrir des opportunités aux jeunes employés pour réduire leurs coûts, les entreprises mettent simultanément en péril leur vivier de talents.

D'autres experts mettent en garde contre la bulle. Les entreprises investissent massivement sans générer de revenus réels capables de justifier ces dépenses. Anthropic et OpenAI sont critiqués pour leurs pertes massives et l'absence de modèle économique rentable à long terme. L'éclatement de la bulle serait un carnage. En fin de compte, des analyses suggèrent que Google pourrait être le seul gagnant, grâce à son importante réserve de liquidités.

Source : rapport de l'étude

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du remplacement des juniors par les systèmes d'IA ?
Quels impacts le remplacement des juniors par l'IA aura sur les entreprises à long terme ?

Voir aussi

Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, s'adresse à la génération Z, la prochaine génération de travailleurs : « cessez de vous inquiéter au sujet de l'IA et commencez à apprendre à vous en servir »

L'IA coûte trop cher et n'est rentable pour personne : seuls Nvidia, les fabricants de matériel et le BTP en tirent profit, portés par la frénésie des centres de données, selon l'analyste Ed Zitron

Des milliers de PDG admettent que l'IA n'a eu aucun impact sur l'emploi ou la productivité, ce qui conduit les économistes à ressusciter un paradoxe vieux de 40 ans
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Avatar de tatayo
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/05/2026 à 18:06
Pas du tout. Les débutants d'aujourd'hui sont (pour certains tout du moins) les seniors de demain.
Donc si les entreprises n'embauchent plus de débutants, où seront les experts dans quelques années ?
Et je ne vois pas le lien entre l'utilisation du Web, du SaaS, du cloud et le fait de ne plus embaucher de débutants.
L'un n'empêche pas l'autre.

Tatayo
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/05/2026 à 12:49
Et le 100% de ces 99% de PDG auront quitté leur poste bien avant de devoir assumer leur décision!!!!!!!!!!!!

Il y a une très grosse différence entre un fondateur à la tête de son entreprise dont il est le propriétaire et ces PDG qui ne sont rien d'autres que des mercenaires qui prennent leur décisions simplement pour être dans le sens du vent. Leur objectif n'est pas l'état de l'entreprise dont ils ont la direction dans 2 ou 5 ans mais bien dans le prochain "quarter", c'est-à-dire dans les prochains 3 mois, date du prochain rapport destiné à la bourse... Des décisions à la con, bien médiatiques, puis quand les conséquences tombent... Activation du parachute doré: J'encaisse les bonus, je pars diriger une autre boite pour refaire la même chose...

Parfait exemple avec la multinationale de l'alimentaire Nestlé: Pendant des décennies, gestion à la papa avec une croissance constante de 4% annuels et des cadres maison: Le dernier PDG sérieux Peter Brabeck-Letmathe, un autrichien qui se ventait avoir commencé sa carrière chez Nestlé comme simple vendeur de glace puis avoir gravi tous les échelons jusqu'à occuper à la fois le poste de directeur général et de président du conseil d'administration de la multinationale.

Puis voilà arrivée la pression des fonds de pension américain avec comme théorie "On veut au minimum une croissance de 25%", on va chercher des PDG hors les murs ne connaissant rien au domaine de l'alimentaire et là c'est le feu d'artifice, un PDG quitte après moins de 2 ans, un autre est viré pour avoir passé les histoires de culs avec la secrétaire avant la gestion des affaires... Résultat: Pas de croissance de 25% à l'horizon! Mieux encore, l'action considérée comme une "action défensive" s'est écroulée!
5  0 
Avatar de tatayo
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/05/2026 à 11:19
Et une fois que tous les profils expérimentés seront à la retraite, qu'arrivera-t-il ?
Les "débutants refoulés" se seront reconvertis faute de travail, et les étudiants auront choisi une autre branche, faute de débouché.

Tatayo.
4  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/05/2026 à 9:05
Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
Vous partez du postulat que le monde ne peut pas tourner sans cloud, sans SaaS, sans web, sans GAFAM, etc. C'est juste faux !

La tech a certes brassé beaucoup d'argent ces deux dernières décennies. Mais les investisseurs se sont trouvés un nouvel os à ronger.

Et au final, quand il ne restera plus assez de seniors, les entreprises changeront de secteur d'activité ou disparaîtront. Et rien en valeur ne sera perdu.
Et votre postulat est donc: Plus de seniors développeurs dans le futur pour corriger les merdes de l'IA = Abandon du cloud, du saas et des GAFAM avec des entreprises technologiques qui en reviennent aux activités du passé comme l'imprimerie de Guttenberg ou mieux le gravage au burin de plaque en bois?!?!?!
2  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/05/2026 à 9:09
Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
Une IA est peut-être moins performante qu'un humain, mais :

- une IA ne se plaint pas de son salaire,
- une IA ne se fait pas débaucher par la concurrence en emmenant les secrets de l'entreprise avec elle,
- une IA ne chouine pas parce que le télétravail lui est refusée,
- une IA ne passe pas son temps à commenter sur les réseaux sociaux au lieu de bosser,
- une IA ne remet pas en question l'autorité,
- etc...
Et une IA, ce sont de gigantesques datacenters qui se multiplient tout autour de la planète en monopolisant des ressources comme l'eau et l'électricité que beaucoup d'êtres humains ne disposent même pas encore aujourd'hui en suffisance!!!
2  0 
Avatar de kznrotptfa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 24/05/2026 à 15:24
Citation Envoyé par tatayo Voir le message
Et une fois que tous les profils expérimentés seront à la retraite, qu'arrivera-t-il ?
C'est un peu ce qui me fait peur. La triche aux devoirs ou examens explose grâce a l'IA. On imagine facilement qu'une bonne moitié des développeurs attirés par l'argent et les bootcamps faciles vont se mettre à utiliser cette IA sans rien comprendre et ne deviendront jamais "seniors". Ils produiront malgré tout du code qui sera intégré dans les logiciels. Le partage d’expérience sera lui aussi limité.

En fait, ce n'est pas un scenario catastrophe, c'est ce que j'ai déjà pu voir ces 2 dernières années. C'est le genre de future qui me pousse à aller vers la simplicité et les OS à l'ancienne comme https://duskos.org/ ou https://100r.co/site/uxn.html :D
1  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 11:27
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Quid des environs 70k postes supprimés pendant cette période?
Puisque nous sommes sur developpez.com, parlons de l'informatique de Nestlé qui concentrait ses services informatiques mondiaux en Suisse avec plus de 400 employés internes, des dizaines de sociétés locales sous-traitantes et des centaines d'intervenants externes...

Acte 1: Nestlé annonce "on ne trouve pas les compétences technologiques requises en Suisse" (et oui, la Suisse au centre de l'Europe avec plus de 400 000 européens passant tous les jours la frontière pour venir travailler en Suisse + 25% des habitants établis en Suisse étant des expat avec une formation élevée, cela ne suffit pas à Nestlé)

Acte 2: Nestlé annonce délocaliser son informatique de Suisse vers le Portugal (et oui, c'est bien connu, au Portugal, la haute technologie, ils connaissent et en plus les spécialistes y sont légions... Euh... Et le fait qu'un informaticien portugais a un salaire 3 à 4 fois inférieur à celui qui travaille en Suisse, cela n'entre pas dans la décision?

Acte 3: Intervention d'un porte-parole de Nestlé interviewé par journal télévisé suisse devant les locaux du siège Nestlé à Vevey: "Bien sûr, Nestlé ne veut pas licencier... Nous proposons à nos informaticiens d'être ré-engagés au Portugal"... Petit délai d'attente dans le discours, une mouche passe puis..."Bien sûr, au tarif local!!!!!"

Acte 4: Les informaticiens internes ont été virés comme des merdes (place aux "experts" portugais à petit salaire), les sous-traitants locaux en Suisse ont perdu la totalité de leur contrats avec Nestlé (place aux sous-traitants portugais à petites factures)

Elle est pas belle la vie des multinationales???
1  0 
Avatar de gabi7756
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 11:49
Citation Envoyé par RenarddeFeu
Une IA est peut-être moins performante qu'un humain, mais :

- une IA ne se plaint pas de son salaire,
- une IA ne se fait pas débaucher par la concurrence en emmenant les secrets de l'entreprise avec elle,
- une IA ne chouine pas parce que le télétravail lui est refusée,
- une IA ne passe pas son temps à commenter sur les réseaux sociaux au lieu de bosser,
- une IA ne remet pas en question l'autorité,
- etc...

Manager des salariés, c'est juste usant à la longue. Ce sont d'ailleurs les salariés encore en poste qui "managent" l'IA parce qu'ils ont peur de perdre leur travail. Encore un avantage de plus pour les dirigeants d'entreprises !
Une IA ne se fait pas débauché ? A voir dans le "futur" (ou le présent aussi ...) quand l'IA va link des éléments internes à l'entreprise comme si c'est du petit pain...
Une IA ne supprime pas une base de prod au lieu d'un token tout simple ? Non impossible ...
Une IA ne remet pas en question l'autorité ? Elle n'as aucun pouvoir décisionnel valide, aucun réel esprit critique. "T'es sûr" ? "Euh tu as raison" ...
Une IA est tout à fait susceptible de s'occuper de la mise en place et le support d'une architecture complexe ... Oui bien sûr ...
"une IA ne passe pas son temps à commenter sur les réseaux sociaux au lieu de bosser," On verra, si ça se trouve ça existe déjà ...
Etc ...

Citation Envoyé par RenarddeFeu
Vous partez du postulat que le monde ne peut pas tourner sans cloud, sans SaaS, sans web, sans GAFAM, etc. C'est juste faux !
Et un humain lambda n'as pas besoin de s'hydrater et de se nourrir ! C'est bien connu.
Tu prends n'importe lequel des éléments que tu as cité, à l'heure actuelle et pour bien des années à venir on peux pas s'en passé.

Il faut vraiment être délu pour affirmer le contraire.
Prend le premier exemple que tu veux, l'achat d'un livre. Tes courses au drive, même au taf...

On dirait vraiment les propos incohérent d'une personne qui a disparu "malencontreusement" du forum, je ne le citerais pas !
1  0 
Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 7:43
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Leur objectif n'est pas l'état de l'entreprise dont ils ont la direction dans 2 ou 5 ans mais bien dans le prochain "quarter"
La faute à qui?
Ce n'est certainement pas les employés qui demandent que les choses soient gérées à si court terme.
Parfait exemple avec la multinationale de l'alimentaire Nestlé: Pendant des décennies, gestion à la papa avec une croissance constante de 4% annuels et des cadres maison[..]
Puis voilà arrivée la pression des fonds de pension américain avec comme théorie "On veut au minimum une croissance de 25%",
[...] Résultat: Pas de croissance de 25% à l'horizon! Mieux encore, l'action considérée comme une "action défensive" s'est écroulée!
Ce qui te tracasse c'est les 25% pas obtenus?
Quid des environs 70k postes supprimés pendant cette période?
Le tout pour une croissance qui n'a pas l'air d'atteindre les 4% de l'époque "maison".
Après le win win, la bourse invente le lose lose...

Et Nestlé n'est qu'un exemple, Boeing a été détruit sous tous les angles avec le passage à une direction ignorant l'ingénierie au profit de la finance.
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Avatar de Mat.M
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/05/2026 à 15:10
@Anselme à croire que vous ayez la faculté de lire dans les pensées des personnes car pour ce qui est de l'ancien PDG de Nestlé je pensais exactement à cela hier matin
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