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Dépréciation des travailleurs de la filière technologique : les cols blancs ressentent une insécurité professionnelle croissante due à la montée en puissance de l'IA qui provoque leurs licenciements en masse.

Le , par Patrick Ruiz

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Dépréciation des travailleurs de la filière technologique : les cols blancs ressentent une insécurité professionnelle croissante due à la montée en puissance de l’IA qui provoque leurs licenciements en masse.

L'intelligence artificielle exerce une influence croissante sur le marché de l'emploi. Elle est devenue la principale cause de licenciements en mars 2026. De plus en plus d'entreprises choisissent de réallouer leurs budgets vers les investissements en intelligence artificielle et ce, au détriment des postes humains. Les employeurs américains ont annoncé 60 620 suppressions d'emplois en mars, soit une hausse de 25 % par rapport aux 48 307 suppressions annoncées en février. Certains rétropédalages laissent néanmoins une lueur d’espoir pour les travailleurs étant donné que ces derniers révèlent qu’il y a surestimation de la maturité des agents d’intelligence artificielle dits autonomes.

Au cours des derniers mois, les grandes entreprises technologiques telles que Meta, Amazon, Oracle, Pinterest et Atlassian ont annoncé des suppressions massives d'emplois. Ils ont licencié plusieurs dizaines de milliers de personnes. Contrairement aux années précédentes, où les licenciements étaient attribués à des facteurs tels que les mesures de rationalisation, le sureffectif ou la restructuration de la direction, le discours actuel met l’accent sur IA comme principale justification.

Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a souligné que « 2026 serait une année charnière pour l'IA sur le lieu de travail ». Meta prévoit de presque doubler ses investissements dans le domaine de l'IA cette année, prioriser le recrutement de profils liés à l'IA et maintenir un gel des embauches dans les autres domaines.

Le cabinet de reclassement professionnel Challenger, Gray & Christmas a publié un nouveau rapport sur l'impact de l'IA sur le marché de l'emploi américain. Il signale que l'IA a été la principale raison invoquée pour justifier les suppressions d'emplois. Elle a été citée dans 25 % des licenciements en mars, contre 10 % en février. Il cite également d'autres facteurs tels que les fermetures d'entreprises, les restructurations, la conjoncture économique, etc.

De récents rapports font état de l'émergence de l'intelligence artificielle comme facteur dominant des licenciements

Selon le récent rapport de Challenger, Gray & Christmas, les licenciements dans le secteur technologique américain ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de l'année 2023. Le cabinet rapporte que les entreprises technologiques Américains ont annoncé 52 050 suppressions d'emplois depuis le début de l'année 2026, dont 18 720 en mars. Ce chiffre pour le premier trimestre représente une hausse de 40 % par rapport à l'année précédente.

« Les entreprises réorientent leurs budgets vers des investissements dans l'IA au détriment de l'emploi. On observe concrètement le remplacement de postes dans les entreprises technologiques, où l'IA peut se substituer aux fonctions de programmation », a noté le cabinet dans un communiqué. Dans l'ensemble, les employeurs ont annoncé 60 620 suppressions d'emplois en mars, soit une baisse de 78 % par rapport à la même période l'année dernière.

Le nombre total de suppressions d'emplois a également diminué d'une année sur l'autre au premier trimestre. La société s'attend à de nouveaux licenciements dans le secteur technologique en 2026. (Il est important de souligner que ce chiffre global pour le secteur technologique ne tient pas compte des récents licenciements chez Oracle, pour lesquels l'éditeur de logiciels n'a pas encore révélé publiquement le nombre total d'employés concernés.)

« À mon avis, ce n'est pas le bon moment pour travailler dans le secteur des technologies. Ce n'est tout simplement pas le cas », aurait déclaré un ancien employé d'Oracle à Business Insider. Le secteur technologique a été en tête des suppressions d'emplois tant en mars (18 720 suppressions) qu'au premier trimestre de l'année. Les transports, la santé, l'éducation, la finance et les médias ont suivi en tant que secteurs avec le plus de licenciements.


Depuis 2023, les travailleurs de la filière technologique sont en perte de pouvoir face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle.

L'essor de l'intelligence artificielle générative permet aux entreprises d'automatiser des tâches et de rationaliser les opérations. Amazon prévoit de réduire son effectif au cours des prochaines années en raison de « l'efficacité accrue » permise par l'intelligence artificielle. Des entreprises comme Shopify et Duolingo ont indiqué que les futures embauches dépendraient de la possibilité d'automatiser les tâches, bien que certaines entreprises font marche arrière dans leur stratégie en matière d'IA.

En avril 2025, la plateforme d'apprentissage Duolingo a annoncé qu'elle va remplacer ses travailleurs contractuels par l'intelligence artificielle. Le PDG a informé que le recrutement ne se fera que si une équipe ne peut pas automatiser une plus grande partie de son travail. Mais il a adouci son message après le tollé suscité par sa note de service sur les réseaux sociaux, précisant que son entreprise continue à recruter au même rythme qu'auparavant.

De nombreuses entreprises s'orientent vers l'utilisation des agents d'IA, c'est-à-dire des robots autonomes capables de prendre des décisions et d'accomplir des tâches à la place des humains, comme payer une facture ou réacheminer des stocks si une catastrophe naturelle perturbe un itinéraire de transport routier. Ainsi, Walmart déploierait de tels agents d'intelligence artificielle afin de réduire jusqu'à 18 semaines le délai de production de ses vêtements en interne.

Le PDG d'Amazon, Andy Jassy, a déclaré que les effectifs de l'entreprise diminueront dans les années à venir, à mesure qu'elle adopterait davantage d'outils et d'agents d'IA générative. « Il est difficile de savoir exactement où cela mènera à terme, mais au cours des prochaines années, nous prévoyons que cela réduira l'effectif total de notre entreprise, car nous gagnerons en efficacité en utilisant largement l'IA dans toute l'entreprise », a déclaré Andy Jassy.

« Je suis vraiment inquiet, pratiquement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à l'idée de finir par perdre mon emploi à cause de l'intelligence artificielle », déclare un développeur interrogé dans le cadre d’une récente enquête menée par Anthropic et de laquelle il ressort que ce sont justement ceux qui utilisent le plus l'intelligence artificielle qui craignent le plus de perdre leur emploi en raison de sa mise à contribution croissante dans les entreprises.

Salesforce reconnaît avoir surestimé la maturité des agents autonomes lors des suppressions massives de postes au cours de l’année précédente.

Lorsque Salesforce annonce la suppression d’environ 4 000 emplois, la communication officielle est claire : l’IA et les agents logiciels vont absorber une partie significative du travail auparavant réalisé par des équipes humaines. Support client, génération de contenus commerciaux, analyse de données ou assistance aux ventes sont présentés comme des domaines où l’automatisation progresse rapidement.

Dans un premier temps, cette stratégie est perçue comme rationnelle d’un point de vue financier. Réduire les coûts fixes, accélérer l’exécution, proposer aux clients des services plus rapides et personnalisés : la promesse est séduisante, tant pour les actionnaires que pour les directions générales qui observent Salesforce comme un laboratoire grandeur nature.

Mais très vite, un décalage apparaît entre la promesse technologique et la réalité opérationnelle.

Salesforce a rencontré plusieurs problèmes techniques critiques avec les grands modèles de langage lors d'applications concrètes. Muralidhar Krishnaprasad, directeur technique d'Agentforce, a souligné que lorsqu'on leur donne plus de huit instructions, les modèles commencent à omettre des directives, ce qui constitue un grave défaut pour les tâches commerciales qui exigent de la précision.

La société de sécurité domestique Vivint, qui utilise Agentforce pour gérer le service client de 2,5 millions de clients, a été confrontée à ces problèmes de fiabilité. Malgré des instructions claires demandant l'envoi d'enquêtes de satisfaction après chaque interaction avec un client, The Information a rapporté qu'Agentforce omettait parfois d'envoyer les enquêtes pour des raisons inexpliquées. Vivint a collaboré avec Salesforce pour mettre en place des « déclencheurs déterministes » afin de garantir l'envoi systématique des enquêtes.

Un autre défi est apparu dans ce que le dirigeant Phil Mui a décrit comme une « dérive » de l'IA dans un article de blog publié en octobre. Lorsque les utilisateurs posent des questions non pertinentes, les agents IA perdent de vue leurs objectifs principaux. Par exemple, un chatbot conçu pour guider les utilisateurs dans le remplissage d'un formulaire peut être distrait lorsque les clients posent des questions sans rapport avec le sujet.

L’un des enseignements clés mis en avant par les dirigeants de Salesforce tient à la maturité réelle des agents IA. Sur le papier, ces systèmes sont capables d’orchestrer plusieurs actions, de dialoguer avec des utilisateurs et d’interagir avec des bases de données complexes. Dans la pratique, leur comportement reste parfois imprévisible, leur compréhension du contexte incomplète et leur fiabilité inégale.

Cette limite devient particulièrement problématique dans des environnements critiques comme la relation client ou la gestion de données sensibles. Une erreur humaine peut être corrigée par une discussion ou une procédure interne. Une erreur automatisée, elle, peut se reproduire à grande échelle en quelques secondes.

C’est précisément sur ce point que la confiance, évoquée par les dirigeants, s’érode. Non pas parce que l’intelligence artificielle serait inefficace, mais parce qu’elle n’est pas encore suffisamment robuste pour remplacer massivement l’humain sans garde-fous importants.

Source : Challenger, Gray And Christmas, Anthropic

Et vous ?

La volte-face de Salesforce révèle-t-elle un simple ajustement conjoncturel ou une erreur plus profonde dans l’évaluation de la maturité réelle des agents IA en entreprise ?

Peut-on considérer que les suppressions de postes ont été décidées avant que les solutions d’IA ne soient suffisamment éprouvées sur le terrain, au risque de fragiliser l’organisation ?

Les agents IA suppriment-ils des tâches ou créent-ils de nouvelles charges invisibles liées à la supervision, à la correction et à la gestion des erreurs automatisées ?

Voir aussi :

Jack Dorsey, PDG de la fintech Block, a déclaré à ses employés qu'il va faciliter le licenciement de ceux qui sont jugés sous-performants: « Je veux que nous construisions une culture d'excellence »

Les entreprises de la tech commencent à imposer l'utilisation de l'IA : les GAFAM surveillent désormais l'utilisation de l'IA par leurs employés dans le cadre des évaluations de performance

Les licenciements liés à l'IA ressemblent de plus en plus à une fiction d'entreprise qui masque une réalité : un capitalisme en quête de nouveaux boucs émissaires technologiques, suggère Oxford Economics
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Avatar de boboss123
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 30/04/2026 à 8:53
Elle est devenue la principale cause de licenciements en mars 2026
J'aurai plutôt dit "la principale excuse".
... une fois qu'ils auront terminés d'épurer les employés, les postes à responsabilité à qui on leur a laissé le soin de faire ce trie n'auront plus d'utilité et donc ça sera à leur tour de dire au revoir à leur entreprise...
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Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 30/04/2026 à 5:37
L'IA est comme une bombe à retardement :
  • Sans parler d'une éventuelle bulle financière, l'IA appauvrit internet en générant du code qui existe déjà par ailleurs. Donc l'IA devient moins performante car ses données d'entrainement sont moins pertinentes car basées de plus en plus sur des copies de copies de copies de copies... Ses données contiennent moins de variances les unes par rapport aux autres.
  • L'IA génère beaucoup de code médiocre, ou du code qui ne correspond pas pleinement au problème traité. Il faut reprendre bien souvent ce code.
  • L'IA prend des décisions qui peuvent être contraire au objectif du projet, l'IA n'est pas un système DETERMINISTE.


L'IA peut être ponctuellement une aide mais elle ne remplace par un être humain. L'IA agit plutôt comme un collègue de travail mais le collègue ne fera pas le travail à votre place et il se trompe parfois (ou souvent). Ceux qui lui font confiance risque d'avoir de grosses surprises à moyen terme.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 30/04/2026 à 9:44
Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
J'ai eu les "travailleurs de la filière technologique" en face de moi en tant qu'utilisateur, et ils n'ont jamais été de mon côté.

Toutes ces ESN savent très bien que ce n'est pas les utilisateurs qu'il faut satisfaire, mais leur manager. Tant que t'arrives à écrire un narratif qui sert les intérêts de ce dernier, t'es bon. La qualité de ton produit et la compétence de tes équipes importent peu.

Le code foireux et la dette technique existaient avant l'IA. Rien ne va changer de ce côté là.
une esn réponds surtout à un apelle d'offre.
Un manager donne les spec, le temps et le budget. Les esn doivent pondent un truc avec ca, quand le budget est bas et la deadline trop short (ce qui arrive souvent) l'esn n'a pas le choix, soit elle refuse le contrat et fait faillite à force, soit elle dit oui et sacrifie la qualité.
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Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 06/05/2026 à 23:50
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Andrej Karpathy, ancien directeur de l'IA chez Tesla, a mené une analyse qui montre que des emplois de cols blancs bien rémunérés, comme les développeurs de logiciels, risquent d'être remplacés par l'IA
ancien directeur de l'IA chez Tesla
quand on voit à quel point "l'IA" chez Tesla est performante, tout est dit
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 29/05/2026 à 20:55
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Les emplois menacés par l’IA commencent réellement à disparaître, d’après des données sur la période 2024 à 2034 et selon lesquelles la demande en développeurs sera plus forte pour soutenir l’essor de l’IA.
Ah oui, une baisse de 0.2% en un an! Vous vous rendez-compte? C'est forcément la fin du monde! Tous les vendeurs d'AI avaient raisons! L'IA va tous nous remplacer! /s

Bon, en dehors du fait que ce soit trolldi, c'est encore une n-ième communication destinée à faire gonfler encore un peu plus la bulle. Et au bout d'un moment, il n'y a pas que la bulle que ça gonfle.

Vivement qu'elle éclate... en espérant qu'on n'aura pas perdu l'accès à l'eau potable et à l'électricité entre temps.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 30/04/2026 à 9:37
J'ai eu les "travailleurs de la filière technologique" en face de moi en tant qu'utilisateur, et ils n'ont jamais été de mon côté.

Toutes ces ESN savent très bien que ce n'est pas les utilisateurs qu'il faut satisfaire, mais leur manager. Tant que t'arrives à écrire un narratif qui sert les intérêts de ce dernier, t'es bon. La qualité de ton produit et la compétence de tes équipes importent peu.

Le code foireux et la dette technique existaient avant l'IA. Rien ne va changer de ce côté là.
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Avatar de L33tige
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 30/04/2026 à 10:00
Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
J'ai eu les "travailleurs de la filière technologique" en face de moi en tant qu'utilisateur, et ils n'ont jamais été de mon côté.

Toutes ces ESN savent très bien que ce n'est pas les utilisateurs qu'il faut satisfaire, mais leur manager. Tant que t'arrives à écrire un narratif qui sert les intérêts de ce dernier, t'es bon. La qualité de ton produit et la compétence de tes équipes importent peu.

Le code foireux et la dette technique existaient avant l'IA. Rien ne va changer de ce côté là.
Ce qui va changer c'est l'étendue du scope, on peut être un dev 10x avec l'ia, dans le sens ou on ponds 10 fois plus de daubes.
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Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 30/05/2026 à 7:28
1ère fois que je vois une liste de métiers impactés par l'IA aussi crédible ! Intéressant.

Sauf, exception, les ingénieurs commerciaux... Là, je n'imagine pas. Ça nécessite de dire un peu n'importe quoi tout en étant globalement attrayant. Bon si, j'imagine bien en fait.
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Avatar de eddy72
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 30/05/2026 à 14:33
2024 à 2034 ! on est déjà en 2034 !
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 31/05/2026 à 4:07
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
En fin de compte, le trader est un philosophe rémunéré. C'est peut-être sur les marchés que l'on trouve les esprits les plus affûtés : ceux qui se trompent sont immédiatement éliminés, tandis que ceux qui comprennent et prédisent avec justesse la nature humaine sont ceux qui réussissent.
Le trading est un opportunisme qui a existé sous différentes formes à travers l'histoire : mangorius dans l'Antiquité, radhanite au Moyen-Âge, courtier de denrées sous l'Ancien Régime, marchandeur à la révolution industrielle, etc...

Non ! Ce qui les différencie vraiment des autres, c'est de voir à quel point ils sont glorifiés. Les historiens du futur jugeront assurément avec mépris notre époque. Votre commentaire pourrait même être repris dans les manuels d'histoire tant il est représentatif de la pensée moderne.
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