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Malgré de solides profits, le géant français des services informatiques Capgemini pourrait supprimer jusqu'à 2400 postes en France, l'IA figure parmi les explications fournies par la direction du groupe

Le , par Stéphane le calme

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8  0 
Le géant français des services informatiques Capgemini a récemment annoncé un plan de réduction d’effectifs pouvant toucher jusqu’à 2 400 salariés en France. La direction justifie cette décision par la nécessité d’embrasser l’intelligence artificielle (IA) et les nouvelles technologies pour rester compétitif. Cette explication suscite un vif débat dans le secteur numérique : l’IA est-elle réellement le facteur déterminant de ces suppressions d’emplois ou sert-elle de paravent à d’autres motivations ?

Capgemini, fleuron français du conseil en informatique employant environ 35 000 personnes dans l’Hexagone, prévoit de réduire ses effectifs nationaux de près de 7 %, soit un maximum de 2 400 postes. Annoncé le 20 janvier 2026, ce plan reposerait sur le volontariat : il combinerait des reclassements internes vers de nouveaux rôles et des départs volontaires accompagnés par un dispositif de rupture conventionnelle collective. Autrement dit, l’entreprise chercherait à éviter des licenciements secs en incitant les salariés concernés soit à changer de métier en interne, soit à quitter l’entreprise avec un accord négocié.


Ce qui distingue particulièrement cette annonce, c’est la justification avancée par la direction. « Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries, Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle » affirme le groupe. En clair, la montée en puissance de l’IA est mise en avant comme l’un des principaux moteurs du besoin de transformation interne. C’est la première fois qu’une grande entreprise française invoque explicitement l’IA pour expliquer une réduction d’emplois d’une telle ampleur. Les postes visés se trouveraient dans « les filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques » – formulation qui laisse entendre que certains métiers devenus moins pertinents à l’ère du cloud, de la donnée et de l’automatisation seraient concernés.


L’annonce a été un choc dans le secteur. Certes, depuis plusieurs mois, les plans sociaux se multiplient chez les géants technologiques mondiaux avec en toile de fond l’IA et la « rationalisation des coûts ». Microsoft, HP ou encore Accenture ont récemment taillé dans leurs effectifs en invoquant la nécessaire adaptation aux changements technologiques et à l’IA. Mais voir un leader français comme Capgemini emboîter le pas et brandir l’argument de l’intelligence artificielle donne à cette décision une portée symbolique inédite. Pour les dirigeants, il s’agit d’anticiper le virage de l’IA : Capgemini investit d’ailleurs dans ce domaine (acquisition de la société WNS en 2025 pour renforcer ses offres en IA agentique) et participe aux grands rendez-vous mondiaux sur le sujet. Cette semaine-là, le groupe affichait encore à Davos son discours sur « les possibilités offertes par l’IA » et la nécessité d’une « alchimie Homme-IA » dans les entreprises. Le message est clair : pour rester dans la course, Capgemini veut accélérer sa transformation numérique, quitte à se séparer d’une partie de ses employés actuels.


Baisse d’activité ou quête de profit : les vraies raisons en question

Derrière l’argument technologique, quelles sont les motivations réelles de Capgemini ? Officiellement, la décision s’inscrit dans un contexte d’activité morose en Europe. Si le groupe a enregistré une légère croissance de son chiffre d’affaires (+2,9 %) au troisième trimestre 2025, il reconnaît un ralentissement de ses affaires en France et sur le Vieux Continent. En octobre dernier, la direction pointait notamment la faiblesse persistante de certains secteurs industriels (comme l’automobile) pour expliquer ce coup de frein. Ce ralentissement de la demande inciterait Capgemini à ajuster ses ressources et à se concentrer sur les segments en croissance (cloud, IA, data). La conjoncture économique globale – inflation, incertitudes géopolitiques – amène par ailleurs de nombreuses entreprises clientes à réduire ou différer leurs investissements numériques en 2025, ce qui pèse sur les carnets de commande des sociétés de services informatiques.

Pour autant, la santé financière de Capgemini reste solide, ce qui alimente le scepticisme sur la nécessité de supprimer autant de postes. Le groupe continue d’afficher des bénéfices conséquents : au premier semestre 2025, Capgemini a dégagé 724 millions d’euros de résultat net et a même versé 578 millions de dividendes à ses actionnaires au titre de l’exercice 2024. Autrement dit, malgré une croissance atone, l’entreprise demeure profitable et gratifie généreusement ses investisseurs. Dès lors, l’IA est-elle un bouc émissaire ou un catalyseur authentique ? Pour certains observateurs, la mise en avant de l’intelligence artificielle pourrait servir de « prétexte » commode pour justifier un plan d’économies dans un groupe soucieux de préserver ses marges. La formule ressemble à celle employée outre-Atlantique par plusieurs multinationales de la tech : utiliser la hype autour de l’IA pour faire passer la pilule de restructurations essentiellement motivées par la pression concurrentielle et boursière.

En interne, l’annonce a sans surprise suscité de l’inquiétude et de l’incompréhension. Les syndicats de Capgemini se disent pris de court. « On n’a aucune visibilité sur la répartition de ce volume de postes à supprimer dans les différents secteurs métiers de l’entreprise, ni sur leur répartition géographique », déplore Yacine Baghou, co-secrétaire général de la CGT Capgemini. Ce manque de transparence initial fait craindre que la direction ne cible potentiellement des activités entières ou des régions, sans concertation préalable. Les représentants du personnel attendent donc des détails précis lors des négociations à venir. Ils entendent aussi vérifier si des gains de productivité réels liés à l’IA justifient ces coupes, ou si l’entreprise profite surtout de l’effet d’annonce pour ajuster ses coûts. Il faut rappeler qu’un plan de suppression de postes de cette envergure, même s’il repose sur le volontariat, pourra difficilement se concrétiser sans impact social : les syndicats auront leur mot à dire dans la définition des mesures d’accompagnement (formation, indemnités de départ, etc.). Le face-à-face qui s’engage promet donc d’être délicat, entre une direction déterminée à transformer son modèle et des partenaires sociaux vigilants sur la préservation de l’emploi.


Mutation du marché IT : quels impacts pour les salariés et l’industrie ?

Cette annonce de Capgemini s’inscrit dans un contexte plus large de mutation du marché IT français sous l’effet de l’automatisation et de l’intelligence artificielle. D’un côté, les entreprises technologiques doivent investir sur ces nouveaux leviers pour rester compétitives ; de l’autre, cela bouleverse les besoins en compétences et les trajectoires de carrière dans le secteur. En France, les sociétés de services numériques (ESN) ont longtemps bénéficié d’une demande soutenue en main-d’œuvre qualifiée, au point que certaines peinaient à recruter. Aujourd’hui, le signal envoyé par Capgemini laisse craindre un coup d’arrêt : certains métiers informatiques pourraient être moins sollicités à l’ère de l’IA, notamment les tâches routinières ou standardisables qui peuvent être automatisées par des algorithmes.

Faut-il y voir un phénomène durable ou un ajustement conjoncturel ? Les experts estiment que l’IA va certes supprimer des emplois, mais aussi en créer de nouveaux. Une étude récente du MIT évoquait par exemple jusqu’à 11,7 % d’emplois « remplaçables » aux États-Unis par l’IA – soit 20 millions de postes – tout en soulignant qu’il ne s’agirait que de la « pointe de l’iceberg » si la transition n’était pas accompagnée. Dans le cas de Capgemini, le discours officiel promet que les salariés concernés pourront évoluer vers les « métiers d’avenir » de l’IA, du cloud ou de la data. Cette stratégie de reconversion interne vise à repositionner les compétences en interne plutôt que de les perdre. Elle reflète une tendance de fond : la montée de l’IA génère...
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Avatar de L33tige
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 9:23
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si il n'y avait pas d'IA les entreprises seraient quand même en train de diminuer leurs effectifs.
L'économie se porte mal.

C'est la crise :
Emploi : la menace d’une hausse du chômage plane sur la France en 2026
Ok mais là on est face à des bénéfices, des bonnes grosses dividendes bien grasses, donc moi je vois juste qu'on diminue tout le gras pour le reverser en dividendes.
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Avatar de L33tige
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 10:38
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si il n'y a pas de boulot ça ne sert à rien de payer des travailleurs.

Il me semble que Capgemini est ce qu'on pourrait appeler une "entreprise de services du numérique".
Donc ça doit souvent fonctionner comme ça :
Entreprise A : J'ai besoin d'un développer Java, est-ce que vous pouvez me trouver ça ?
Capgemini : Tenez.
Entreprise A : Merci.
Il y a une histoire de "Freelancer Gateway by Capgemini".

Si des entreprises demandent des choses à Capgemini, alors Capgemini a besoin de travailleurs.
Si les entreprises clients de Capgemini demandent moins de choses, alors Capgemini a besoin de moins de travailleurs.

Ça servirait à rien de garder plein de gens en inter-contrat. Ils coûteraient de l'argent pour rien. Ce serait comme si une agence d’intérim te payait alors que tu n'avais pas de mission.

Bref, quand une société de service n'a pas de boulot pour toi et qu'elle sait qu'elle est incapable de t'en retrouver, elle souhaite que tu partes le plus vite possible.
Je pense surtout que les ESN sont des pyramides de ponzi pour la plupart et que raboter le bas de la pyramide permets de se faire des petits cadeaux. Si il n'y avait pas de boulot il n'y aurait pas de bénéfice, d'ailleurs on voit même que les bénéfices sont reverses pour ne pas avoir à payer d'impôts c'est incroyable t'as le beurre l'argent du beurre et le cul du dev. On les voit pas beaucoup virer leurs happiness évolution managers qui servent à rien pourtant on en à jamais vu un rapporter du fric

Licencier des gens ça doit faire parti des fameux "risques" dont on nous parle à longueur de journée. Hâte que toutes ces entreprises qui mettent tous leurs œufs dans le même panier se mangent l'éclatement de la bulle IA en pleine tronche.
6  0 
Avatar de imperio
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 11:17
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Je crois que la prestation c'est un truc qu'on retrouve plus en France qu'ailleurs et j'arrive jamais à intégrer pourquoi. (parfois c'est con parce qu'une entreprise utilise le même prestataire pendant plus de 10 ans, elle aurait fait des économies en l'embauchant)
Il y a peut-être une histoire d'optimisation fiscale ou quelque chose...

Le seul avantage que je vois pour l'entreprise client c'est qu'elle peut facilement stopper une mission (alors que mettre fin à un CDI c'est compliqué).
Les prestataires sont facturés très cher (genre 500€ la journée) et le travailleur gagne parfois pas grand chose (2200€ net pour certains).
La différence (entre les bruts) sert à payer ceux qui ne rapportent pas d'argent (managers, commerciaux, RH, etc) ainsi que les locaux de l'entreprise.

Le but d'une société de service et de facturer le plus cher possible le client et payer le moins possible le prestataire.
Elles ne font pas d'efforts pour garder les prestataires (augmentation de 50€ brut par mois, lors du point annuel), elles espèrent que le prestataire démissionne, elle le remplacera et elle n'aura pas à payer pour son départ.
Je peux apporter un début de réponse à ça : quand on utilise un prestataire externe pour un projet et que ça échoue, on peut reporter la faute sur le prestataire externe. Si on le fait en interne, la faute incombe au chef de projet.

C'est notamment comme ça qu'ils font chez EDF et dans pas mal d'entreprises publiques, et oui c'est complètement stupide et sans doute une des nombreuses raisons qui expliquent pourquoi les choses fonctionnent de moins en moins bien chez eux.
2  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 13:46
Ce qui rend possible les boîtes comme Capgemini, c'est que les ingénieurs, scientifiques et autres développeurs sont totalement nuls en business. Les écoles enseignent masse de trucs inutiles mais pas ça.
2  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 8:00
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Derrière l’argument technologique, quelles sont les motivations réelles de Capgemini ? Officiellement, la décision s’inscrit dans un contexte d’activité morose en Europe. Si le groupe a enregistré une légère croissance de son chiffre d’affaires (+2,9 %) au troisième trimestre 2025, il reconnaît un ralentissement de ses affaires en France et sur le Vieux Continent. En octobre dernier, la direction pointait notamment la faiblesse persistante de certains secteurs industriels (comme l’automobile) pour expliquer ce coup de frein. Ce ralentissement de la demande inciterait Capgemini à ajuster ses ressources et à se concentrer sur les segments en croissance (cloud, IA, data). La conjoncture économique globale – inflation, incertitudes géopolitiques – amène par ailleurs de nombreuses entreprises clientes à réduire ou différer leurs investissements numériques en 2025, ce qui pèse sur les carnets de commande des sociétés de services informatiques.
Si il n'y avait pas d'IA les entreprises seraient quand même en train de diminuer leurs effectifs.
L'économie se porte mal.

C'est la crise :
Emploi : la menace d’une hausse du chômage plane sur la France en 2026
En 2026, les mauvais signaux pourraient s’accélérer sur le front du marché du travail en raison « d’un environnement moins subventionné et plus coûteux ». À l’instar de la fermeture brutale du groupe Brandt, les plans sociaux et fermetures d’usines en cascade ont jeté une lumière crue sur les difficultés de la France à maintenir son tissu productif malgré les promesses de réindustrialisation. Et les perspectives sont loin d’être réjouissantes. Érigé en priorité au début du premier quinquennat Macron, l’objectif du « plein-emploi » pourrait s’avérer difficile à tenir d’ici 2027 pour le chef de l’État.
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Avatar de weed
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 20:11
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Par exemple si l'entreprise cliente prend le même prestataire pendant de nombreuses années.
Il monte les échelons, il prend des responsabilités, mais comme il est prestataire il peut présenter sa démission du jour au lendemain vu qu'il est sous payé et il aura coûté à l'entreprise beaucoup plus cher que si il avait été en CDI depuis le début.

Bon après il est impossible de savoir à l'avance qu'un prestataire va devenir important.
Le gars espérait se faire embaucher par le client, mais ça n'est jamais arrivé et il s'est barré de la société de prestation.
En effet quand tu es prestataire, il est compliqué de monter les échelons de management, mais tu peux malgré tout prendre plus de responsabilité.
Après même si tu es chez le client, même en interne, rien ne garantie que tu puisses monter. J'ai une collègue qui est passée interne dernièrement parce qu'une place s'est libérée. Elle fait un énorme boulot mais on lui a fait comprendre qu'elle montrera jamais parce que les places sont déjà prises. Elle n'a l'intention de rester toute sa vie.

L'idéal est de resté chez un client un certain temps, te faire apprécié, te barrer pour travailler pendant 1 an aillez chez un autre client, puis ensuite poser sa dem et revenir chez ton client en tant qu'indep. Et là, tu es super bien payé.

Je partage l'avie de calvaire qu'une des raisons de préférer les prestas est la difficulté pour les entreprises à séparer de ses employés en CDI. Sauf erreur de ma part, aux Pays Bas, il y a très peu de boite de prestation. Je me suis vu direct proposé un poste en interne parce qu'il y a peu de démarche pour l'employer pour virer. Il y a donc des avantages d'avoir des protections pour les personnes qui sont déjà en interne, mais porte préjudice pour ceux qui cherche à trouver des postes en interne chez les clients.

Une des autres raisons de faire appel à des prestas est comptable. Il serait mieux vu de ne pas faire grossir sa masse salariale pour plus de valeur ajouté, cela donnerait une meilleur image. Cela me dépasse un peu ce genre d'argument.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
J'ai collaboré avec des prestataires marocains et portugais.
Au final est-ce que c'est vraiment moins cher qu'un CDI en France ?
Chaque journée de prestation coûte cher.
Le cout du travail est tout de même bien cher, donc l'entreprise cliente paie bien moins.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 22/01/2026 à 11:10
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Ouais bof, le truc est déjà en marche, donc un gars de plus ou de moins... (ça changera que dalle au niveau RH/Management)
Pour les locaux/matériels ça ne fonctionne pas, car parfois le prestataire est directement chez le client.
Pour les boites aux cac40 il y'a trop de normes et réglementations en france qui coute cher.
En France, il existe des seuils d’effectifs qui déclenchent de nouvelles obligations pour les entreprises.
Dès 1 salarié : droit du travail complet (contrat, URSSAF, médecine du travail…).
À 11 salariés : CSE obligatoire (élections, heures de délégation).
À 20 salariés : obligation d’emploi de travailleurs handicapés (6 %) ou contribution.
À 50 salariés (le plus lourd) : CSE renforcé, participation aux bénéfices, règlement intérieur obligatoire, négociations annuelles, obligations RH et sécurité accrues.
Puis à 250+ salariés : égalité pro, politiques RH et reporting renforcés.
Ces seuils créent un vrai effet de mur réglementaire et freinent souvent l’embauche.

Pour les boites du cac40, la presta offre comme avantage justement de pas avoir de rh en plus/gérer ces salariés, et ça évite aussi de payer des cabinets de recrutements, car un salarié a gérer c'est du turn over à gérer aussi et des embauches.
La prestation permet de déporté tous ca sur l'esn. Les grands groupes du CAC 40 s’adossent à 1 ou 2 ESN “préférées” via des accords-cadres pluriannuels (référencement, volumes, TJM négociés).
Orange → OBS (Orange Business Services)
Airbus → Capgemini, Atos, Accenture
BNP Paribas → Capgemini, Accenture, Sopra Steria
Société Générale → Accenture, Capgemini, IBM
...etc.

La presta permet aussi de pas se prendre la tête avec les normes/conditions de travail, au niveau mondial les gafam par exemple délègues les taches polluantes/éthiquement discutable a des boites de presta en asie/afrique.
Mais en interne en france c'est aussi le cas, pour atteindre la neutralité carbone, l'égalité homme femme, le 0 déchets, pour avoir peu d'arrêts maladies et d'attaque en justice aussi, les taches les plus dangereuses chez edf sont donné à des prestataires, chez les telecoms les techniciens sont souvent aussi des prestataires...etc.

Si demain je monte mon saas, meme si ce sera pas en france, je n'envisage a aucun moment d'embaucher, si j'ai besoins de bras je passerais par de la presta sur fiverr ou autres plateforme par exemple, ca m'évite de me prendre la tête, je me concentre sur mon business au lieu de me prendre la tête à monter un cse ou de vérifier que mes employés ont bien fait la visite médicale ou autres conneries
Je prône pas l'esclavage hein, pour moi un patron doit juste bien payer et le reste c'est au salariés/à l’état de se démerder (mutuel santé, assurance chômage...etc), la france aime bien crée des montagnes de paperasse pour accoucher d'une souris, au lieu de simplement revoir la fiscalités et monter les salaires net par mois la France préfère monter des tickets restaurants, cheque vacances, prime transport en commun etc....
perso je préfère avoir un gros salaire net et pas avoir de cse, carte restaurant...etc.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 10:54
Citation Envoyé par L33tige Voir le message
Je pense surtout que les ESN sont des pyramides de ponzi pour la plupart et que raboter le bas de la pyramide permets de se faire des petits cadeaux.
Je crois que la prestation c'est un truc qu'on retrouve plus en France qu'ailleurs et j'arrive jamais à intégrer pourquoi. (parfois c'est con parce qu'une entreprise utilise le même prestataire pendant plus de 10 ans, elle aurait fait des économies en l'embauchant)
Il y a peut-être une histoire d'optimisation fiscale ou quelque chose...

Le seul avantage que je vois pour l'entreprise client c'est qu'elle peut facilement stopper une mission (alors que mettre fin à un CDI c'est compliqué).
Les prestataires sont facturés très cher (genre 500€ la journée) et le travailleur gagne parfois pas grand chose (2200€ net pour certains).
La différence (entre les bruts) sert à payer ceux qui ne rapportent pas d'argent (managers, commerciaux, RH, etc) ainsi que les locaux de l'entreprise.

Le but d'une société de service et de facturer le plus cher possible le client et payer le moins possible le prestataire.
Elles ne font pas d'efforts pour garder les prestataires (augmentation de 50€ brut par mois, lors du point annuel), elles espèrent que le prestataire démissionne, elle le remplacera et elle n'aura pas à payer pour son départ.

Citation Envoyé par L33tige Voir le message
Si il n'y avait pas de boulot il n'y aurait pas de bénéfice
Si il y avait beaucoup de boulots Capgemini recruterait au lieu de motiver des gens à partir.
Plus elle place de prestataires plus elle gagne d'argent.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 10:24
Citation Envoyé par L33tige Voir le message
Ok mais là on est face à des bénéfices
Si il n'y a pas de boulot ça ne sert à rien de payer des travailleurs.

Il me semble que Capgemini est ce qu'on pourrait appeler une "entreprise de services du numérique".
Donc ça doit souvent fonctionner comme ça :
Entreprise A : J'ai besoin d'un développer Java, est-ce que vous pouvez me trouver ça ?
Capgemini : Tenez.
Entreprise A : Merci.
Il y a une histoire de "Freelancer Gateway by Capgemini".

Si des entreprises demandent des choses à Capgemini, alors Capgemini a besoin de travailleurs.
Si les entreprises clients de Capgemini demandent moins de choses, alors Capgemini a besoin de moins de travailleurs.

Ça servirait à rien de garder plein de gens en inter-contrat. Ils coûteraient de l'argent pour rien. Ce serait comme si une agence d’intérim te payait alors que tu n'avais pas de mission.

Bref, quand une société de service n'a pas de boulot pour toi et qu'elle sait qu'elle est incapable de t'en retrouver, elle souhaite que tu partes le plus vite possible.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 21/01/2026 à 11:48
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Je crois que la prestation c'est un truc qu'on retrouve plus en France qu'ailleurs et j'arrive jamais à intégrer pourquoi.
parce qu'en france c'est difficile de virer quelqu'un.
alors qu'a l'inverse c'est très facile de virer un presta.

si on avait une réglementation comme aux usa, les esn serait beaucoup moins utilisé.

dans la plupart des projets que j'ai drivé en france, j'avais une partie "core" des salariés en interne qui représentait 1/3 max des effectifs et le reste en presta. L’avantage c'est que quand le projet était mature et fallait baisser les budgets, on virait les prestas sur le prochain trimestres.
l'avantage aussi était financier pour la boite, j'ai toujours un peu de prestas pas cher marocains, polonais ou roumains.

enfin un salarié coute parfois plus cher qu'un presta car il faut pas prendre en compte que le salaire brut employeur mais aussi la partie RH, le management, les formations, les locaux/matériels...etc.
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