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Pourquoi les licenciements chez McKinsey sont un signal d'alarme pour le secteur du conseil à l'ère de l'IA, la fin du conseil aux entreprises tel qu'on le connaissait ?

Le , par Stéphane le calme

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La récente annonce par McKinsey & Company de son intention de réduire ses effectifs d'environ 10 % a provoqué une onde de choc dans le monde du conseil, relançant le débat sur l'avenir du secteur. Une situation qui illustre un changement irréversible dans la manière dont la valeur est créée dans le secteur du conseil.

En effet, l'entreprise a connu la croissance et la prospérité à une époque où l'information était rare. Même les informations de base sur le marché nécessitaient des équipes importantes travaillant pendant des mois pour collecter et synthétiser les données. L'ère numérique a entraîné une explosion des données et démocratisé leur accès, et McKinsey s'est à nouveau adapté en étendant ses capacités à l'analyse avancée et à la transformation technologique.

Cet avantage est aujourd'hui remis en question à l'ère de l'IA.


Si l'ère numérique a réduit l'asymétrie de l'information, l'ère de l'IA va encore plus loin. Elle uniformise de plus en plus les capacités d'analyse et de recommandation. Des entreprises comme McKinsey se sont forgé un puissant avantage concurrentiel en recrutant les meilleurs analystes issus des meilleures universités, excellant dans la synthèse de données, la résolution de problèmes à partir des principes fondamentaux et la traduction des connaissances en recommandations. À l'ère de l'IA, cependant, cet avantage est en train de se banaliser.

Cette évolution s'inscrit dans le cadre d'une transformation plus large du travail des cols blancs. Contrairement aux hypothèses initiales, l'IA a plus d'impact sur le travail intellectuel que sur les emplois manuels. Les emplois hautement cognitifs et déjà numérisés sont particulièrement vulnérables.

Le conseil se trouve en plein cœur de cette zone de disruption. Alors que le modèle traditionnel du conseil est soumis à une pression croissante, la prime pour les talents de demain ne reposera plus uniquement sur la puissance analytique.

L’IA générative, concurrent silencieux mais redoutable

L’intelligence artificielle n’est plus cantonnée à l’automatisation de tâches administratives ou à l’optimisation de processus IT. Elle pénètre désormais le cœur du métier du conseil. Analyse de marché, benchmarks sectoriels, modélisations financières, structuration de problématiques complexes, production de livrables exécutifs : autant de domaines où l’IA offre aujourd’hui des résultats rapides, cohérents et à faible coût.

Cette évolution crée un effet de ciseau pour les cabinets. D’un côté, les clients s’équipent eux-mêmes d’outils capables de produire une grande partie des analyses autrefois externalisées. De l’autre, maintenir de larges équipes de consultants généralistes devient économiquement moins justifiable. Les licenciements apparaissent alors comme une réponse défensive à une pression structurelle sur la valeur ajoutée.

Des clients plus autonomes, plus exigeants, moins patients

L’un des angles morts du débat public sur le conseil est la transformation silencieuse des clients. Les directions générales, les directions financières et les directions stratégiques se sont massivement outillées en solutions d’IA. Elles arrivent désormais en mission avec des analyses préliminaires déjà très abouties, des hypothèses structurées et parfois même des recommandations alternatives.

Dans ce contexte, payer plusieurs centaines de milliers d’euros pour une mission exploratoire devient difficile à justifier. Les clients attendent autre chose : de la prise de risque intellectuelle, une capacité à arbitrer dans l’incertitude, un regard politique sur l’organisation, bref, tout ce que l’IA ne fait pas encore bien.

Cette évolution réduit mécaniquement la demande pour certaines missions standardisées, historiquement très lucratives pour les grands cabinets. Les licenciements sont alors moins une sanction qu’une adaptation à une nouvelle réalité de marché.


Le besoin en services de conseil ne disparaît pas, mais la source de valeur évolue de manière décisive

Traditionnellement, des cabinets tels que McKinsey, BCG et Bain (MBB) occupaient le sommet de la...
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 23/12/2025 à 23:58
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
[...]
L’IA est-elle en train de rendre obsolète le modèle économique traditionnel des cabinets de conseil ?

Les licenciements observés sont-ils conjoncturels ou annoncent-ils une baisse durable de l’emploi dans le conseil ?

Les clients ont-ils encore besoin de cabinets pour produire des analyses stratégiques ?

La valeur du conseil se déplace-t-elle de l’analyse vers la prise de décision ?

Les grands cabinets sont-ils plus vulnérables que les structures de conseil plus agiles ?
Je pense qu'on se casse la tête pour pas grand chose: les cabinets comme McKinsey n'ont jamais apporté quoi que ce soit à part une immense perte d'argent pour leurs clients.

Leurs rapports sont un baratin suffisamment vague pour être interprété à la convenance du client.

Du coup, quoi de plus facile que de remplacer du texte baratin par un générateur de texte qui ne comprend pas ce qu'il raconte? C'est même étonnant d'avoir attendu l'arrivée des LLM pour le faire!
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 24/12/2025 à 2:27
L'adage "L'IA ne détruit pas le travail, elle révèle ceux qui n'en ont jamais eu" se vérifie encore une fois

Voilà une fort triste nouvelle pour les alumni de Polytechnique, HEC, Mines, Centrale, etc... Mais rien en valeur ne fut perdu.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/12/2025 à 6:40
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
la fin du conseil aux entreprises tel qu’on le connaissait ?
C'est marrant parce qu'on connait McKinsey pour avoir facturé des millions à la France un PDF tout pourri qui avait déjà été vendu à d'autres pays.
Les états et les entreprises feraient bien de se passer de McKinsey.

Ce que produit cette société est complétement nul à tel point que n'importe quel chatbot IA ferait mieux.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 12:32
les infrastructures massives des centres de données IA transformeront les emplois peu rémunérés des « cols bleus » en carrières à six chiffres
Et demain, on rase gratis !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Madame Pipi, madame Rodrigez qui travaille de nuit pour nettoyer les bureaux que l'on dégueulasse pendant la journée et le balayeur que j'ai croisé ce matin dans le froid ramasser les feuilles mortes et autres mégots sur le trottoir s'imaginent déjà riches à millions!

Ces promoteurs de l'IA sont bel et bien de sombres trous du cul pour ne pas dire des escrocs!
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Avatar de Sami_fr
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 18/02/2026 à 11:09
Bonjour Calvaire,

Ou peut-être que l'IA n'est qu'une bulle financière, comme la bulle internet ; et qui finira par éclater.
A ce moment là, bien malin qui pourra dire combien vaudront vos actifs.
Ca ne tuera pas l'outil en lui-même qui continuera sa vie.

Pour la vision d'une société coupé en 2.
Je trouve cela bien pessimiste.
Ce n'est pas un futur que je souhaite pour personne.
Même pour les plus aisés car seulement la violence s'exprime dans ce genre de société.

Cordialement
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Avatar de mach1974
Membre averti https://www.developpez.com
Le 19/01/2026 à 15:36
Pour les développeurs, le LLM n'est pas le premier outil à définir un squelette de serveurs et des modules associés avec un super paramétrage

Pour les cols blancs la promesse de SAP de supprimer les comptables et autres auditeurs, au bout de 20 ans ils sont toujours là

Faut arrêter de croire les promesses d'automatisation même pour les cols bleus, les robots ont besoin de pilotage à distance .

Concernant le chômage en Europe, les gouvernements Européens bénéficient de l'atterrissage démographique avec moins de jeunes et donc un chômage en France global en dessous de 10 % par rapport à la décennie 2010 comme les US sous OBAMA
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Avatar de L33tige
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 19/01/2026 à 15:53
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
J'ai la chance d’être au cœur de cette "Apocalypse", les USA et Singapour sont généralement en avance avant les européens.
Ici il y'a et il y'a eu des remplacements par l'ia, rien que dans ma boite, l'ia et partous à tous les process et tout est fait pour être automatisable. La ou avant on avait 5 développeurs, désormais on en a que 3 max.

Pour autant sur 2025 Singapour n’a pas connu une forte augmentation du chômage directement due à l’IA. Les chiffres officiels montrent que le chômage reste très bas et relativement stable. On est passé de 1.9% en 2024 à 2% en 2025.
Dans le même temps on a eu une belle croissance de 4.8% contre 4.4% en 2024.
Donc malgré en plus un contexte mondial encore plus incertain (guerre, taxe douanière...), le gouvernement a su bien gérer l'économie et on a sur performé en 2025 par rapport à 2024.
Je ne peux pas prédire le monde dans 10ans, mais pour l'instant parler d'apocalypse ça me semble être à l'opposé de ce que je vois et des statistiques officiels.

J'ai presque envie de dire que le gouvernement français fait bien plus de dégât a lui tout seul à l'économie française que ne le fera l'ia durant cette décennie
Ou Trump risque d'en faire bien plus a son peuple et aux européens si il attaque le Groenland que ne le fera chatgpt.

Il y'a un manque de croissance en europe, c'est la principale cause du chômage, et même si le pétrole continue de baisser ce sera pas suffisant pour relancer l'économie. Avec 3% de croissance et des taux directeurs plus bas je suis sur que les entreprises relanceraient des projets dans la tech et le chômage baisserait massivement en europe. On peut tabler sur 4-5% max de chômage en France avec 3% de croissance.
A prendre en compte aussi que les chiffres du chômage dans les paradis fiscaux sont généralement bas vu que (en dehors du fait que c'est une machine géante à défiscaliser/nettoyer du pognon) si une grosse partie de la main d'œuvre est étrangère on ne s'y déplace pas à moins d'avoir un travail.

Par exemple au Luxembourg l'extrême majorité des travailleurs sont frontaliers, et c'est le pays ou réside le frontalier qui verse le chômage avec le fameux U1, donc ça par exemple c'est pratique ça permets de mettre des stats de gens au chômage sur un autre pays que le sien.
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 23:33
6 mois… c’était presque juillet dernier… la démo de Replit « ne fait rien »… « ah! J’ai effacé la base de données »… ou encore il y a seulement 2 mois (décembre), l’IA Kiro de AWS a supprimé un environnement entier en production nécessitant 13 heures de remediation.

Donc ouvrir des droits à une IA, sûrement pas ! Juste permettre un canal pour qu’il propose des ordres documentés soumis à un Workflow de validation.

Mais rien n’interdit à personne de jouer à la roulette russe avec son environnement de production.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 12/03/2026 à 13:32
C'est un choix rationnel, les postes de terrain sont difficilement remplaçables par l'IA. Par ailleurs, mis à part pour les rémunérations (que l'IA va mettre à mal), travailler dans la finance n'a que peu d'intérêt.
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Avatar de abrillant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/03/2026 à 11:15
"D’après les données archivées, il est clair que les emplois de cols blancs, tels que le développement logiciel, la science des données et l’analyse financière, sont davantage exposés à l’IA, tandis que les emplois dans la construction, la maintenance et les soins personnels le sont moins. "

Oui c'est ce qui est durablement entendu, l'IA va remplacer les développeurs.... (traduit ici par exposer). L'IA créé des gains de productivités mais tout comme les moteurs de recherche ont créé des gains de productivité, est ce que cela va remplacer les développeurs : NON, est ce que cela va augmenter la productivité qui ferait qu'au lieu d'avoir besoin de 2 développeurs ont en aurait besoin plus que de un : NON.

Pourquoi ? par ce que on ne peut pas développer un ensemble complet et satisfaisant dans le temps en se contentant de suivre des chemins statistiques comme le fait l'IA. Le développement nécessite de comprendre son code, de le faire évoluer, de l'adapter à un besoin. Bref tout ce qu'une IA ne sait pas faire => Créer pour s'adapter.

C'est une vielle rengaine, mais qui dénote surtout une grande méconnaissance de l'IA et du métier de développeur.
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