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Diplômés en informatique sans avenir ? En trois ans, le nombre de jeunes diplômés embauchés par les grandes entreprises Tech a diminué de 50 %
L'automatisation par l'IA assèche les postes d'entrée

Le , par Stéphane le calme

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26  0 
Depuis plusieurs décennies, l’industrie technologique reposait sur un modèle d’intégration bien rodé. Les jeunes diplômés entraient par des postes techniques intermédiaires, souvent peu visibles mais essentiels : correction de bugs, tests logiciels, maintenance applicative, documentation, support de premier niveau. Ces tâches formaient un sas d’entrée, un espace d’apprentissage progressif permettant d’acquérir la rigueur, la compréhension des systèmes complexes et les réflexes du métier. Or ce modèle est aujourd’hui profondément remis en cause par l’automatisation accélérée portée par l’intelligence artificielle.

Selon de nombreux témoignages relayés à l’échelle mondiale, les ingénieurs juniors font désormais face à une contraction brutale des opportunités. Les missions historiquement confiées aux profils débutants sont de plus en plus absorbées par des outils d’IA capables de générer du code, détecter des anomalies, exécuter des batteries de tests automatisés ou proposer des correctifs fonctionnels en quelques secondes.

Au cours des trois dernières années, le nombre de jeunes diplômés embauchés par les grandes entreprises technologiques à l'échelle mondiale a diminué de plus de 50 %.


L’évolution n’est pas marginale. Les outils de génération de code assistée, les frameworks de test automatisé dopés à l’apprentissage automatique et les plateformes d’observabilité intelligente se sont imposés en moins de trois ans comme des standards industriels. Là où une équipe de juniors passait des semaines à identifier des régressions ou à maintenir des briques logicielles vieillissantes, une combinaison d’outils peut aujourd’hui accomplir l’essentiel du travail en continu, avec une précision jugée suffisante par les directions techniques.

Ce déplacement du travail n’affecte pas seulement les volumes d’emplois disponibles, mais aussi la nature même de l’apprentissage professionnel. Les jeunes ingénieurs se retrouvent confrontés à une injonction paradoxale : on attend d’eux une expertise avancée, une capacité d’architecture et une vision systémique, sans leur offrir les étapes intermédiaires qui permettaient historiquement de construire ces compétences.

Un marché de l’emploi brutalement polarisé

Le marché du travail tech tend désormais vers une polarisation extrême. D’un côté, des profils seniors capables de concevoir des architectures complexes, d’orchestrer des systèmes distribués et de superviser des équipes augmentées par l’IA. De l’autre, une masse de jeunes diplômés surqualifiés sur le plan académique mais sous-employés, parfois cantonnés à des contrats précaires, des stages prolongés ou des missions freelances faiblement rémunérées.

Cette dynamique est particulièrement visible dans les régions où l’ingénierie logicielle représentait un ascenseur social majeur. Pour de nombreux étudiants, la promesse implicite d’un emploi stable après des études exigeantes s’effrite. Certains diplômés en informatique se retrouvent à accepter des postes hors de leur champ de compétence, tandis que d’autres quittent purement et simplement le secteur technologique, faute de perspectives claires.

Le mythe de la montée en compétences automatique

Le discours dominant de l’industrie repose sur une idée simple : l’IA libérerait les ingénieurs des tâches répétitives pour leur permettre de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée. Dans les faits, cette transition ne se fait pas automatiquement, surtout pour les débutants. La montée en compétences suppose du temps, de l’encadrement et un accès progressif à la complexité. Or les entreprises, sous pression budgétaire et concurrentielle, ont tendance à réduire les effectifs juniors plutôt qu’à investir dans leur formation avancée.

Cette situation crée un cercle vicieux. Moins de juniors sont recrutés, donc moins de profils sont formés pour devenir les seniors de demain. À moyen terme, le risque est une pénurie de compétences profondes, compensée artificiellement par une dépendance accrue aux outils automatisés, avec toutes les fragilités que cela implique en matière de sécurité, de résilience et de compréhension des systèmes.


Une situation qui se dessine de plus en plus à l'échelle mondiale

En 2022, Rishabh Mishra a intégré une prestigieuse école d'ingénieurs à Jabalpur, en Inde, avec le rêve le plus prévisible dans le domaine des technologies mondiales : étudier l'informatique, écrire du code et, un jour, rejoindre la Silicon Valley.

Trois ans plus tard, Mishra est confronté à une réalité qui donne à réfléchir.

L'intelligence artificielle a détruit les postes de débutants dans le secteur technologique sur lesquels Mishra et ses camarades de classe comptaient. Parmi ses 400 camarades de classe à l'Institut indien de technologie de l'information, de conception et de fabrication, moins de 25 % ont obtenu une offre d'emploi. Son cursus se termine en mai 2026, et un sentiment de panique règne sur le campus.

« La situation est vraiment mauvaise », a déclaré Mishra. « Tout le monde est paniqué, même nos cadets. À l'approche de la fin des études, l'anxiété est à son comble chez nous tous. » Certains de ses camarades de classe envisagent de poursuivre des études supérieures avant d'entrer sur le marché du travail. « Mais après un an, si vous retournez sur le marché du travail, votre diplôme est encore plus inutile », a-t-il déclaré.

Les étudiants des écoles d'ingénieurs en Inde, en Chine, à Dubaï et au Kenya sont confrontés à une « jobpocalypse », l'intelligence artificielle remplaçant les humains dans les postes de débutants. Les tâches autrefois confiées aux jeunes diplômés, telles que le débogage, les tests et la maintenance courante des logiciels, sont désormais de plus en plus automatisées.

Une transformation mondiale, mais des impacts inégaux

Si le phénomène est global, ses effets varient fortement selon les contextes économiques. Dans les pays où les salaires tech étaient déjà compressés, l’IA accentue la pression à la baisse. Dans les écosystèmes plus matures, elle justifie des politiques de recrutement plus élitistes, privilégiant des profils “prêts à l’emploi” dès la sortie d’école. Les ingénieurs issus de formations moins prestigieuses ou de régions périphériques se retrouvent ainsi doublement pénalisés.

Par ailleurs, la promesse d’une mondialisation heureuse du travail numérique, où les talents du Sud pourraient accéder aux marchés du Nord, se heurte à une réalité plus dure : lorsque le travail est automatisable, il ne s’exporte plus. L’IA ne délocalise pas, elle supprime purement et simplement certaines catégories de tâches.

L'IA remplacera-t-elle les développeurs juniors ? Un ancien ingénieur de Google répond par l'affirmative

La question de savoir si l'IA serait un jour capable de remplacer les programmeurs n'est pas nouvelle. Mais le débat s'est intensifié avec l'arrivée de l'IA générative, en particulier des outils d'IA de génération de code informatique. Selon certains acteurs du milieu, dont le développeur américain Steve Yegge, l'IA est déjà en train de faire barrage à l'embauche des développeurs juniors. Yegge va même jusqu'à déclarer que le développeur junior est mort. Selon lui, l'IA s'acquitte si bien des tâches habituellement confiées aux développeurs juniors que les entreprises préfèrent maintenant la technologie aux jeunes diplômés.

Généralement, le but derrière l'embauche de développeurs juniors est d'attirer les meilleurs talents qui viennent d'arriver sur le marché. Certains d'entre eux sont parfois encore à l'université et travaillent pour les entreprises entre les cours et les examens. Il arrive que certains évoluent rapidement et commencent très vite à apporter une valeur ajoutée à l'entreprise et au client. Toutefois, Yegge voit cette époque disparaître dans les prochaines années. Examinons quelques tâches typiques d'un développeur junior :
  • écrire du code : mise en œuvre de fonctionnalités ou de composants simples sur la base de spécifications détaillées ;
  • correction de bogues : identifier et résoudre les problèmes dans le code existant avec l'aide de développeurs expérimentés ;
  • tests : rédaction et exécution de tests pour garantir la qualité et la fonctionnalité du code ;
  • examens du code : participer à des revues de code afin d'apprendre les meilleures pratiques et d'améliorer les compétences en matière de codage ;
  • documentation : créer et mettre à jour la documentation technique pour les composants logiciels sur lesquels ils travaillent.

Selon Yegge, au lieu de confier ces tâches à un développeur junior, de nombreux développeurs séniors les confient aujourd'hui à ChatGPT ou à un chatbot similaire. Il appelle ce processus : « la programmation basée sur le chat (Chat Oriented Programming - CHOP) ». Il a déclaré que la programmation basée sur le chat a pris son véritable envol avec le lancement de GPT-4o à la mi-mai, ce qui a éliminé le besoin de développeur junior pour accomplir les tâches susmentionnées.

Dans son analyste, l'ancien ingénieur de Google écrit : « cette forme de programmation est en passe de représenter un ordre de grandeur d'accélération par rapport à la programmation basée sur les achèvements. Une amélioration de 10 fois peut sembler exagérée. Mais nous venons de voir des exemples de pratiques juridiques, d'édition et de science des données dans le même ordre de grandeur, avec des accélérations de 5 à 30 fois pour certains types de tâches, et des estimations d'au moins 2 à 3 fois pour l'augmentation globale de la productivité ».

L'IA générative ferme les portes d'entrée du marché du travail

Une étude publiée par l’Université de Stanford en août 2025 met en lumière une tendance préoccupante : les jeunes travailleurs de 22 à 25 ans, fraîchement diplômés ou débutants, subissent une baisse de 13 % de l’emploi dans les secteurs exposés à l’automatisation par l’IA. Contrairement aux discours apocalyptiques de suppression massive d’emplois, il ne s’agit pas d’un effondrement global du marché, mais d’un glissement silencieux affectant spécifiquement les premiers échelons professionnels.

Les chercheurs Erik Brynjolfsson, Bharat Chandar et Ruyu Chen ont exploité des millions de fiches de paie d’ADP, géant américain des services de paie couvrant 25 millions de salariés et 90 000 entreprises. Cette approche a permis une photographie fine et en temps quasi réel de l’impact de l’IA sur l’emploi.

Résultats :
  • 13 % de déclin de l’emploi junior dans les métiers exposés à l’IA générative (service client, comptabilité, support administratif, développement logiciel d’entrée de gamme).
  • Aucun recul significatif pour les travailleurs plus expérimentés, dans ces mêmes métiers.
  • Pas de baisse des salaires, mais une raréfaction nette des opportunités d’embauche pour les jeunes.

L’étude parle de « quiet erosion » (érosion silencieuse) : pas de licenciements spectaculaires, mais un tarissement progressif du pipeline de recrutement pour les nouveaux entrants.

Pourquoi les jeunes sont les premiers touchés
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/12/2025 à 22:21
Travailler pour les entreprises de la tech n'a jamais été un placement d'avenir. Tu prends le gros salaire tant qu'il tombe et tu espères passer entre les mailles du filet à chaque restructuration.

Alors oui, si t'as de la chance, que tu as rejoint Microsoft à la fin des années 80 par exemple, tu peux en ressortir millionnaire. Hélas, de nos jours, ce sont surtout les investisseurs qui font la culbute financière et non les salariés.
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Avatar de mach1974
Membre averti https://www.developpez.com
Le 16/12/2025 à 16:00
il est marrant de prendre l'IA comme symptome alors que la crise des subprimes aux USA refait son entrée . On a peut-être embauché des dev qui n'en sont pas .... les emplois étaient du bull shit . des gens PO pour gérer des besoins alors que les dev qui codent suffisent pour planifier, faire des tests et des AO
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 22/12/2025 à 18:59
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
c'est bien beau tous ca, ce serait intéressant de philosopher pendant des heures et même des jours, mais concrètement, en quoi ton message aide des personnes comme akuma8 et son fils ? Tu veux qu'il fassent chasseur/cueilleur/allumeur de feu de bois et vive du rsa ? A part Bear Grylls c'est compliqué de vivre de ce métier, et encore, lui à commencer dans l'armée et les force spéciale.
Effectivement, je ne répondais pas à un cas en particulier, et je n'ai pas de réponse bien particulière, mais personne n'en a, il faudrait pour cela savoir comment les choses vont évoluer.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Donc histoire d'en tirer une utilité de ton commentaire: akuma oriente ton fils vers l'armée/police comme Bear Grylls, il y aura toujours des soldats/policiers humain pour défendre les institutions étatique, surtout en cas de crise ou il faudra tirer sur les rebelles (comme les gilet jaunes). Et combattre aussi le terrorisme et trafic de drogue qui monte en puissance en France. Les robots humanoïdes qui feront le sale boulot c’est très loins d’être opérationnel, et l'armée te permets de profiter d'une bonne mutuelle santé et d'un logement gratuit à la caserne. En ces temps ou la santé se dégrade et la crise du logement s'amplifie c'est de très bon avantages.
Emmanuel Macron a annoncé la construction d'un nouveau porte avion nucléaire d'ici 2038, je connais pas son age mais si il à moins de 10ans il pourrait devenir marin et embarquer dedans le jours 1 de son taff.
Mais ne t'en demandais autant. Tu semble connaître l'avenir (il faudra toujours des soldats/policiers, certes, mais en quelle quantité, personne ne le sais, toi bien ?). Pousser un gosse à devenir "soldat" pour être de chair à canon pour des gens qui n'en ont rien à carré, en voilà une belle idée. Si pour toi les gilets-jaune étaient des "rebelles", je pense qu'on a pas la même définition de "rebelle". Et bravo au passage de trouver que c'est bien de tirer sur des gens qui bossent pour a peine pouvoir vivre. Beau message, vraiment, tu te surpasse là. Le mouvement des gilets-jaune était un mouvement pacifique au début, et quand les rangs ont commencé à grossir, hop, on envois quelques "black-blocs" pour discréditer le mouvement. C'est étrange, tu ne trouve pas, on ne parle d'eux que lors de grosses manifestations, l'état nous dit même que se sont "toujours" les mêmes, mais qu'entend l'Etat pour les mettre hors d'état de nuire ? Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié, ils en ont besoin.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
j'ai demandé à l'ia un plan de carrière pour ton fils avec un salaire net, je prends toujours le pire scénario: ton fils est nul/pas exceptionnel/pas motivé donc on reste modeste sur l'évolution de poste :

ton fils pourra avec ce salaire facilement capitaliser 500€/mois sur un cto, ce qui avec 5% de rendement te fera avec 25ans de carrière dans l'armée 300000€ à la fin. De quoi ensuite en fond euro à 4% pourra te générer indéfiniment 1000€ de revenus/passifs par mois. Je prends ici volontairement encore les pire scénario: il pourra investir plus que 500€/mois et 5% de rendement c'est tres faible sur un cto, on est plus sur du 7-8% en prenant en compte les crises.
1000€ de revenus passifs, plus la pensions de l'armée, ca devrait lui permettre de vivre jusqu’à sa mort, même si il rebosse pas après a cause de l'ia.
Mon dieu, que de "certitude" tu as. Quelle éminence de savoir. Tous tes beau calculs et ou plan peuvent partir en fumée en 3 sec, ce ne serait pas la première fois qu'on viennent se servir sur ton compte, une petite dévaluation, une petite guerre.

Ah, comme tu veux du concret et que réfléchir à un plus haut niveau semble te déranger, si t'es un dev aujourd'hui, apprend le cobol, et tu gagnera très bien ta vie. Tu vois, c'est un des "truc" du passé.

Mais bon, ce n'est que mon avis, le tiens a autant de valeur. Mais comme disait Jean Gabin, je sais, je sais, je sais ... qu'on ne sait jamais rien.

BàT et Peace & Love.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/12/2025 à 15:01
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Une étude publiée par l’Université de Stanford en août 2025 met en lumière une tendance préoccupante : les jeunes travailleurs de 22 à 25 ans, fraîchement diplômés ou débutants, subissent une baisse de 13 % de l’emploi dans les secteurs exposés à l’automatisation par l’IA. Contrairement aux discours apocalyptiques de suppression massive d’emplois, il ne s’agit pas d’un effondrement global du marché, mais d’un glissement silencieux affectant spécifiquement les premiers échelons professionnels.

Les chercheurs Erik Brynjolfsson, Bharat Chandar et Ruyu Chen ont exploité des millions de fiches de paie d’ADP, géant américain des services de paie couvrant 25 millions de salariés et 90 000 entreprises. Cette approche a permis une photographie fine et en temps quasi réel de l’impact de l’IA sur l’emploi.

Résultats :
  • 13 % de déclin de l’emploi junior dans les métiers exposés à l’IA générative (service client, comptabilité, support administratif, développement logiciel d’entrée de gamme).
  • Aucun recul significatif pour les travailleurs plus expérimentés, dans ces mêmes métiers.
  • Pas de baisse des salaires, mais une raréfaction nette des opportunités d’embauche pour les jeunes.

L’étude parle de « quiet erosion » (érosion silencieuse) : pas de licenciements spectaculaires, mais un tarissement progressif du pipeline de recrutement pour les nouveaux entrants.
Dans certains domaines il est un peu plus difficile de trouver un premier boulot, ça n'a rien d'extraordinaire c'est quelque chose qui se produit tout le temps.
Exemple :
Quand les comptables sont très recherchés, des jeunes se disent "je vais devenir comptable, parce qu'il devrait être facile de trouver du boulot après mes études".
Trop de gens deviennent comptable, il n'y a plus un manque de comptable, il y a moins d'offres d'emplois.

====
Pour l'instant on ne peut pas dire que le fait que des débutants ont du mal à trouver un premier boulot dans certains domaines soit lié à l'IA.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/12/2025 à 14:13
akuma,

Citation Envoyé par akuma8 Voir le message
Dans ma boite on a arrêté les recrutements parce qu’on utilise justement Claude partout partout, sans parler de Claude Code. Ceux qui pensent qu’il y a une bulle ia devraient se réveiller rapidement car l’ia est parti pour durer.
Personnellement je voulais encourager mon fils à faire le même métier que moi à savoir du développement logiciel mais au bout de 6 mois d’utilisation de Claude Code, je ne veux plus qu’il fasse ce métier, il n’aura pas de travail sauf si je le pistonne ou qu’il ouvre sa boite.
La question à se poser maintenant c’est qu’est-ce qu’on propose aux jeunes étudiants à la place ? Ces filières qui étaient considérées comme les meilleures formations, les meilleures études, ne le sont plus, quelles alternatives on peut mettre en place ?
C'est une vue un peu "court-termiste", c'est ainsi qu'en évoluant, l'homme a "perdu" des aptitudes dont il n'a plus besoin (comme savoir faire du feu, chasser, ...) Ce n'est pas propre à l'informatique, mais chaque évolution de l'homme (via des outils qu'il construit), l'éloigne du savoir de base.

Nos enfants ont déjà du mal a faire du calcul mental, car ils utilisent une calculatrice. Calculatrice qu'ils seraient eux incapable de "créer". L'homme va de l'avant, mais oublie ce qu'il perd en avançant. Si on poursuit ce raisonnement jusqu'au boutisme, l'homme n'aura plus besoin de lui-même.

Il faut, c'est vitale pour la survie de la race humaine, garder la connaissances des "choses" qu'il a remplacé petit à petit par des outils. Il y aura certainement un moment ou ont aura besoin de ces anciennes "connaissances", il faut donc les préserver de manière durable. En utilisant du payrus au lieu de gravé la pierre, on a maintenant "trace" de ce qui a été gravé dans la pierre, mais on a perdu "trace" de bon nombres de "papyruss".

Je sais que c'est une vue à long terme, mais c'est justement ce qu'il manque à l'homme. Dans sa volonté d'aller plus loin, plus vite, d'explorer, d'inventer, il se coupe d'un savoir ancien, sans parfois même s'en rendre compte. Jadis, on regardait un album de famille avec des photos "physiques". Ces photos sont maintenant dans des datacenter, on peut encore les voir, mais un jour elle disparaîtrons. Et on a déjà perdu le plaisir de se retrouver en famille pour "regarder" ces albums, où figurent nos ancêtres, raconter leur histoire.

Bref, l'homme doit/peut acquérir de nouvelles connaissances, mais il ne doit pas pour autant oublier les anciennes, mais c'est pourtant ce qu'il fait.

Une panne d'électricité plus grande que trois jours, et tu iras tuer ton voisin pour lui piquer son dernier morceau de viande dans son frigro. Alors que l'homme a vécu sans électricité pendant des millénaires...

C'était ma pensée du jour.

BàV et Peace & Love.
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Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 20/12/2025 à 17:43
Citation Envoyé par akuma8 Voir le message
Dans ma boite on a arrêté les recrutements parce qu’on utilise justement Claude partout partout, sans parler de Claude Code. Ceux qui pensent qu’il y a une bulle ia devraient se réveiller rapidement car l’ia est parti pour durer.
Personnellement je voulais encourager mon fils à faire le même métier que moi à savoir du développement logiciel mais au bout de 6 mois d’utilisation de Claude Code, je ne veux plus qu’il fasse ce métier, il n’aura pas de travail sauf si je le pistonne ou qu’il ouvre sa boite.
La question à se poser maintenant c’est qu’est-ce qu’on propose aux jeunes étudiants à la place ? Ces filières qui étaient considérées comme les meilleures formations, les meilleures études, ne le sont plus, quelles alternatives on peut mettre en place ?
Pour l'instant ces services sont proposés gratuitement ou presque.
On verra s'ils sont toujours utilisés/plébiscités le jour où ils seront facturés plus cher qu'un junior pour un produit "fini" qui hallucine dans 10 à 40% des cas.
1  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/01/2026 à 11:56
Citation Envoyé par _toma_ Voir le message
Je ne comprends pas l'article de la même façon. Il ne parle pas d'échec à l'embauche mais il suggère une diminution du nombre d'annonces/postes disponibles.
L'article dit une chose, le titre et le sous-titre de l'article dit autre chose:

Des diplômés de Standford peinent à trouver un emploi en raison de l’automatisation par l’intelligence artificielle
Qui assèche les postes de développeur junior


La valeur d’un diplôme en informatique de Standford a chuté en raison de l’automatisation par l’intelligence artificielle qui assèche les postes de développeur junior. C’est ce qui ressort des témoignages de récents diplômés de cette institution universitaire
En d'autres termes:

1. Les diplômés de Stadford ne trouvent plus d'emploi

2. C'est à cause de l'IA

3. Ce sont les diplômés eux-mêmes qui le disent!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

---

D'autre part, je maintiens que cette info relève de la farce: il y a 30 ans en arrière, on parlait déjà de la difficulté de trouver un 1er emploi pour les jeunes diplômés... Il y a des décennies qu'un Bac+5 est condamné en France à commencer sa carrière professionnelle par un poste de... STAGIAIRE!!!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/12/2025 à 21:10
L'IA par ci... L'IA par là... L'IA a bon dos!

En réalité, la diminution du nombre de jobs ouverts dans les technologies numériques a une autre cause... Une cause beaucoup plus gênante à prononcer que l'IA...

L'économie occidentale, quelque soit le domaine d'activité, se fait écraser par les entreprises chinoises: Cela va du commerce de détail à l'industrie automobile en passant par tous les domaines de la production industrielle...

Quand l'industrie automobile française, allemande ou italienne est incapable de proposer des modèles concurrentiels face aux nouvelles marques de voitures chinoises, toutes développées grâce aux aides de l'état chinois, c'est non seulement les fabricants connus tels que les Renault, VW et autres qui se prennent les pieds dans le tapis mais la totalité des PME-PMI sous-traitantes des grandes marques de l'automobile...

IA ou pas, inutile de préciser que tout ce petit monde parle licenciement massif et pas d'engagement de jeunes informaticiens
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/12/2025 à 8:35
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
L'IA par ci... L'IA par là... L'IA a bon dos!

En réalité, la diminution du nombre de jobs ouverts dans les technologies numériques a une autre cause... Une cause beaucoup plus gênante à prononcer que l'IA...

L'économie occidentale, quelque soit le domaine d'activité, se fait écraser par les entreprises chinoises: Cela va du commerce de détail à l'industrie automobile en passant par tous les domaines de la production industrielle...

Quand l'industrie automobile française, allemande ou italienne est incapable de proposer des modèles concurrentiels face aux nouvelles marques de voitures chinoises, toutes développées grâce aux aides de l'état chinois, c'est non seulement les fabricants connus tels que les Renault, VW et autres qui se prennent les pieds dans le tapis mais la totalité des PME-PMI sous-traitantes des grandes marques de l'automobile...

IA ou pas, inutile de préciser que tout ce petit monde parle licenciement massif et pas d'engagement de jeunes informaticiens
A se sujet, Macron et Ursula ont annoncé vouloir mettre des taxes douanière, pourtant toute l'ue avait bien critiqué Trump la dessus en début d'année

Les retour terrains que j'ai dans 2-3 boites du cac40 en France c'est réduction des effectifs, sans plan social juste en ne remplaçant pas les départ. Réduction du télétravail et réduction de la taille des bureaux/immobilier (1 bureau coute en moyenne 10k/ans par salarié), dans les faibles embauche, embauche de personne expérimenter au lieu de juniors. Effectivement j'entends peu de discours que c'est "a cause de l'ia" directement, mais indirectement avec le gain de productivité ca participe quand même, même si c'est pas la principale cause, elle permet d'en faire plus avec moins de salarié.
De mon expérience dans mon contexte métier j'estime un gain de productivité entre 10-20%. Dans ma structure je constate en plus comme par hasard que des équipes aux besoins qui n'a pas évolué ont été réduite de 20%, soit sous forme de dé"part non remplacé, soit ils ont été mis sur un autre projet qui a l'inverse est en extension.
"Bonne nouvelle" pour ceux déja en place, les plans sociaux semble pas la solution privilégié, mais attendez vous à stagner en salaire (forte pression sur le marché du travail) et a devoir travailler avec moins d'effectifs dans vos équipes, donc de rapidement maitriser l'ia pour compenser la baisse de production.
Je constate aussi par rapport au boom covid une baisse des salaires de 20% dans la tech en moyenne, trop de postulant/chômeurs et moins d'offre, ca baisse la valeur marchande. Je parle de moyenne, évidement comme toujours il y'a quelques niches qui tire leurs épingle du jeu dans chaque crise.

Pour moi c'est une erreur en 2025 de faire des études dans l'informatique, je vois pas une amélioration d'ici 2030 (la fin d'un bac +5), il faut viser des métiers plus difficilement remplaçable par l'ia.
les reconversions faut carrément oublier, vous serez les looser/5ieme roue du carrosse du marchés, personne voudra de vous car vous serez en concurrence avec des tonnes de bac+5 et des juniors avec déja 1-2 expériences, voir même avec des confirmer/seniors prêt à se brader car au chomage.
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Avatar de fodger75
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 16/12/2025 à 11:18
Les états-unis ne sont pas l'Europe, ni la France.

Ensuite, vivement la bulle IA et elle fera très très très mal car l'illusion n'a jamais été aussi entière.
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