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Des codeurs sont embauchés pour réparer les erreurs commises par l'IA qui provoque leurs licenciements,
Spécialiste en nettoyage de code généré par l'IA est le nouveau titre d'emploi en vogue sur les CV

Le , par Patrick Ruiz

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13  0 
Beaucoup des clients d’Harsh Kumar, développeur web et d'applications basé en Inde, affirment avoir déjà investi une grande partie de leur budget dans des outils de « vibe coding » qui n'ont pas donné les résultats escomptés. Ils finissent ainsi par se rendre compte que dépenser de l'argent pour un développeur humain en vaut la peine, car cela leur évite les maux de tête liés à la tentative de faire réparer le « code merdique » généré par une intelligence artificielle. Harsh Kumar intervient en tant que spécialiste en nettoyage de code généré par l’intelligence artificielle. C’est un titre d’emploi que l’on rencontre de plus en plus sur les CV en ligne.

Avec l'essor d'outils d'IA tels que ChatGPT, il est désormais possible de décrire un programme en langage naturel (français par exemple) et de demander au modèle d'IA de le traduire en code fonctionnel. Andrej Karpathy, ancien chercheur d'OpenAI, a récemment donné un nom à cette pratique, le « vibe coding », qui gagne du terrain dans les milieux technologiques. Google a même déclaré générer 25 % de son code par IA.

Cette technique, rendue possible par les grands modèles de langage (LLM) d'entreprises comme OpenAI ou Anthropic, attire l'attention parce qu'elle pourrait abaisser la barrière à l'entrée de la création de logiciels. Mais des questions subsistent quant à la capacité de cette approche à produire de manière fiable un code adapté aux applications du monde réel, même si des outils tels que Cursor Composer, GitHub Copilot et Replit Agent rendent le processus de plus en plus accessible aux non-programmeurs.

En effet, Kumar explique que ses clients lui mettent souvent à disposition des sites web ou des applications générées par une intelligence et qui se sont avérés instables ou totalement inutilisables. Son rôle : réparer la casse ou remettre de l’ordre dans le code généré par l’intelligence artificielle afin d’aboutir à un produit logiciel fonctionnel. Harsh Kumar entre ainsi dans la nouvelle catégorie de titre d’emploi dénommée spécialiste en nettoyage de code généré par l’intelligence artificielle.



L’humain revient donc au secours de l’intelligence artificielle que les entreprises utilisent de plus en plus comme motif pour le mettre à l’écart

Plus de 150 000 emplois ont été supprimés dans 549 entreprises en 2024. Depuis le début de cette année, plus de 80 000 travailleurs ont été victimes de réductions d'effectifs dans l'industrie. L'embauche de nouveaux talents a ralenti et celui de jeunes diplômés a chuté de 25 % en 2024. L'hécatombe en matière d’emploi se justifie en grande partie en raison de la disponibilité de l’intelligence artificielle qui redéfinit les exigences de l'industrie et modifient les méthodes de travail classiques.

L'essor de l'IA générative permet aux entreprises d'automatiser des tâches et de rationaliser les opérations. Amazon prévoit de réduire son effectif au cours des prochaines années en raison de « l'efficacité accrue » permise par l'IA. Des entreprises comme Shopify et Duolingo ont indiqué que les futures embauches dépendraient de la possibilité d'automatiser les tâches, bien que certaines entreprises font marche arrière dans leur stratégie en matière d'IA.

De nombreuses entreprises s'orientent vers l'utilisation des agents d'IA, c'est-à-dire des robots autonomes capables de prendre des décisions et d'accomplir des tâches à la place des humains, comme payer une facture ou réacheminer des stocks si une catastrophe naturelle perturbe un itinéraire de transport routier. Ainsi, Walmart déploierait de tels agents d'IA afin de réduire jusqu'à 18 semaines le délai de production de ses vêtements en interne.

Le secteur est frappé par ce que les experts appellent la « Grande Hésitation ». Ce phénomène succède à la « Grande Démission » et se caractérise par une prudence accrue des entreprises en matière d'embauche, exacerbée par l'incertitude économique et l'essor de l'IA. Les entreprises prolongent leurs processus d'embauche, font appel à des travailleurs contractuels ou attendent les candidats qui remplissent toutes les conditions, et même plus.

Selon Global Work AI, des « spécialistes qualifiés » recherchent activement des emplois non qualifiés, notamment dans les domaines de la saisie de données, du service client et de l'assistanat, même si 62,75 % des demandeurs d'emploi ont suivi des études supérieures. Ils sont en concurrence avec l'IA pour ces postes.

Les retours d’expérience font état de ce que les outils de codage IA ne sont peut-être pas prêts pour une utilisation généralisée en production

Les entreprises à l'origine de ces outils promettent de rendre la programmation accessible aux non-développeurs grâce au langage naturel, mais elles peuvent échouer de manière catastrophique lorsque leurs modèles internes divergent de la réalité.

Les retours d’expérience actuels démontrent que les outils de codage IA ne sont peut-être pas prêts pour une utilisation généralisée en production. Lemkin conclut par exemple que Replit n'est pas prêt pour le grand public, en particulier pour les utilisateurs non techniques qui tentent de créer des logiciels commerciaux.

Ce sont des illustrations supplémentaires de ce que la vigilance humaine reste importante dans la filière. Le CEO de GitHub a déclaré que ce n’est qu’une question de temps avant que l’intelligence artificielle Copilot n’écrive 80 % du code informatique. Ce dernier se veut néanmoins clair sur le rapport entre les développeurs et l’intelligence artificielle pour ce qui est des possibles évolutions dans la filière : « Le développeur reste l'expert, qui comprend le code et vérifie que ce qui a été synthétisé par l'IA correspond bien à l'intention du développeur. »



« De nos jours, les développeurs ne passent pas la majeure partie de leur temps à coder - entre deux et quatre heures par jour sont consacrées à l'écriture du code. Le reste de la journée, ils font d'autres choses, comme des réunions, des rapports de crash. Avec Copilot, si vous ne disposez que de deux à quatre heures par jour pour coder, vous pouvez mieux utiliser ce temps. Vous pouvez utiliser ce temps pour rester dans le flux, pour faire le travail et prendre plaisir à le faire », ajoute-t-il pour ce qui est de la charge de travail journalière.

Et vous ?

L'IA peut-elle remplacer des développeurs professionnels ?

Qui doit être tenu responsable lorsqu'une IA cause des dégâts : le développeur de l’outil, l’entreprise qui l’a intégré, ou l’utilisateur qui l’a mal supervisée ?

Jusqu'où les entreprises devraient-elles être tenues responsables des « hallucinations » de leurs modèles d'IA, surtout lorsque ces hallucinations ont des conséquences réelles et dommageables pour les utilisateurs ?

Le « vibe coding » est-il une tendance inévitable, ou les développeurs devraient-ils résister à cette approche au profit d'une compréhension plus approfondie du code généré par l'IA ?

Comment peut-on mieux éduquer les utilisateurs et les développeurs sur les limites actuelles des modèles d'IA, et sur les précautions à prendre lors de leur utilisation dans des environnements de production ?

Faut-il interdire l’accès en écriture à la production pour tous les agents IA, quelles que soient leurs permissions ?

Ces incidents sont-ils simplement des « douleurs de croissance » pour une technologie naissante, ou révèlent-ils des problèmes fondamentaux avec la nature même de l'IA générative lorsqu'elle est appliquée à des tâches critiques comme la gestion de données ?
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Avatar de skaarj
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 13:48
Voici ce que ces outils du quotidien nous ont fait perdre au fil du temps :

  • Le GPS : On ne regarde plus le paysage ni la direction du soleil. Sans écran pour nous dire où tourner à 200 mètres, on ne sait plus se situer ni créer une carte mentale de notre propre région.
  • Le répertoire du téléphone : Personne ne connaît plus les numéros de ses proches par cœur. Si votre smartphone n'a plus de batterie, vous êtes incapable d'appeler à l'aide depuis un autre téléphone.
  • La calculatrice : Pour diviser une addition au restaurant ou calculer une remise de 20 %, le réflexe est devenu de sortir son écran. Le calcul mental s'est complètement dégradé.
  • La montre connectée : Elle nous dit si on a bien dormi, combien de pas faire et quand boire de l'eau. On finit par écouter une application plutôt que les signaux directs de son propre corps.
  • Les plats préparés et le prêt-à-manger : On achète tout sous plastique. Éplucher, couper, doser et cuire un plat simple à partir de produits bruts est devenu une corvée, voire un mystère pour beaucoup.
  • La boîte automatique et les aides à la conduite : Régulateur, radars de recul, freinage automatique... On baisse sa vigilance sur la route en déléguant les réflexes de sécurité à la voiture.
  • Le correcteur automatique : À force d'avoir des mots complétés ou corrigés tout seuls sur le clavier du téléphone, le doute s'installe dès qu'il faut prendre un stylo pour écrire sans fautes.
  • L'outillage moderne et les appareils scellés : Avant, un appareil en panne se démontait avec deux tournevis. Aujourd'hui, tout est moulé, collé ou géré par de l'électronique : on ne répare plus rien soi-même, on jette.
  • Les recommandations des plateformes (Netflix, Spotify, YouTube) : On ne choisit plus vraiment ce qu'on regarde ou ce qu'on écoute. On se laisse alimenter par une liste suggérée sans faire le moindre effort de recherche.
  • Les vidéos courtes et le défilement infini (TikTok, Reels, Shorts) : La consommation en boucle de séquences de 15 secondes a fragmenté notre capacité d'attention. À force de recevoir une dose rapide de dopamine à chaque coup de pouce, l'effort requis pour lire un livre, suivre une explication détaillée ou aller au fond d'un sujet devient insurmontable.
  • La lecture en diagonale et le survol d'information : Habitués aux titres accrocheurs et aux résumés en trois puces, nous ne lisons plus : nous balayons du regard. Dès qu'un texte dépasse deux paragraphes sans image ni phrase en gras, le cerveau décroche, incapable de maintenir une concentration linéaire et prolongée.
  • L'abondance illimitée et le zapping permanent (Streaming) : Avec des millions de films, séries et morceaux de musique accessibles en un clic, nous avons perdu la patience de l'écoute et du visionnage. Dès les premières secondes d'une chanson ou les cinq premières minutes d'un film, si le stimulus n'est pas immédiat, on zappe. À force d'avoir tout à portée de main, on consomme les œuvres comme des produits jetables, sans jamais leur laisser le temps de s'installer ni de nous surprendre.


On est vraiment mal barrés...
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Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/09/2026 à 9:02
Il ne lui reste plus qu'à développer un dernier automate qui appuie sur la touche Entrée... Et construire d'autres choses utiles aux autres en parralèle. (oui car c'est la finalité d'un dev : construire des choses utiles, qu'importe le moyen).
10  0 
Avatar de disedorgue
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/09/2026 à 15:38
Moi, la question que je me pose, c'est:
Si l'IA provoquait une perte d'emploi plus que massive, donc j'inclus les cols blancs et les cols bleus (quand les androïdes seront aux points), et que les entreprises deviennent donc automatisées à outrance et donc tout le monde au chômage (qui le payera d'ailleurs ? ),
que deviendra la société de consommation que nous sommes et dont dépend les dites entreprises automatisées à outrance ?
10  0 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:42
Pour le code, je plains les gens qui doivent travailler dans les conditions que décrit l'auteur de l'article.

Pour ma part, j'utilise l'IA et les machines, pour diverses tâches, mais je suis plus en faveur de l'homme augmenté que remplacé.

Pour le code, j'écris toujours moi-même mes prototypes de programmes et algo et l'architecture.

Par contre, j'utilise l'IA :
- pour m'écrire des exemples minimaux fonctionnel des librairies inconnues, pour que je les comprenne.
- pour des tâches inintéressantes sans grande intelligence, comme mettre dans un fichier de config typé, toutes les variables que j'ai codées en dur dans le prototype du code, ou coder une GUI simple selon des specs.
- pour débloquer les problèmes et comme moteur de recherche pour ce qu'on ne peut trouver par mots clés.
- pour me relire, pour savoir si mon approche respecte les bonnes pratiques actuelles du langage.
- pour explorer des solutions, car l'IA est comme une encyclopédie qui parle. Par ex, elle connait tout le code d'Android, donc par ex, en quelques échanges, je sais si je peux me lancer dans la programmation d'un lecteur audio spécialisé, qui interprète de manière non standard les contrôles de lecture play/pause, next, previous d'un gadget bluetooth.

Les trucs qui ne m'ont pas réussi, c'est la génération de code (au-delà de 5 lignes), la refactorisation. Au final j'ai un gain de temps nul, le temps de comprendre les erreurs de l'IA, car il me manque la cartographie mentale du code généré.

Pour les problèmes que soulève skaarj, j'ai une solution que je m'applique :
Savoir faire, et faire régulièrement pour maintenir la compétence.

Par ex, j'utilise encore des cartes papier michelin pour mes voyages à vélo, sur lequel je trace grossièrement mon parcours. En GR à pied, j'utilise encore des cartes IGN papier tout à la main au soleil et à la boussole, même si j'ai un GPS sur moi (au cas où). Je me souviens des trajets au point de pouvoir les dessiner de mémoire même des années après pour certains.

Pour le reste des points, en appliquant cette méthode, la plupart du temps je vis comme en 1960 au niveau de ce que je cuisine, et quand les appareils tombent en panne, je démonte, perce, soude, imprime... et ça ne m’empêche pas de lire des livres sur papier ou liseuse, et de fabriquer mes nouveaux outils informatiques en ajoutant des IA (non LLM) spécialisées dans mes programmes...

Je ne supporte pas les playlists générées ou les suggestions. Les algo ne captent pas ce qui m'intéresse (et ne peuvent pas). Je ne vois pas l'intérêt pour soi-même des réseaux dits sociaux généraux (l'intérêt pour les plateforme n'est que trop évident...). Si je veux des interactions sociales, il y a le contact, le téléphone, le courriel...

Je m'abonne à de la presse payante pour avoir des bons articles...
6  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 14/09/2025 à 7:47
C'est l'avenir des cols blancs : corriger les conneries faites par l'IA, le tout pour un salaire moindre et avec des conditions de travail dégradées. Ben oui ! L'IA a déjà bouffé les budgets, et on est déjà en retard.
5  0 
Avatar de ext_3125
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 26/06/2026 à 17:56
Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
La finalité de l'IA est de faire gagner de l'argent aux entreprises et non de produire du code de qualité.
Oui, je le conçois et le comprends.
Malheureusement, faire du code, en mode vibe-coding, avec de l'IA, sur des projets devant durer plus de 10 ans et dont le code peut être audité (qualité, cybersécu., perf., etc.), on s'en passera.
Déjà, uniquement pour réduire le plus possible la dette technique possible, mais aussi pour éviter que les intégrateurs logiciels s'emm*rdent, comme ce n'est pas permis, quand il faut intégrer du code qui vient de filiales ou de partenaires et que la chaine de production logicielle tient déjà de l'usine à gaz.
5  0 
Avatar de abrillant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/09/2026 à 15:18
Je suis aussi dans la même tendance :

- Je laisse l'IA générer le code
- Je ne relis pas ce code pour la raison simple que la plupart du temps je ne le comprend pas, soit parce que c'est un langage que je maîtrise peu, soit car l'IA code d'une manière plus directe avec des instructions que je n'utilise pas habituellement et je n'ai vraiment pas envie de me former encore et encore..., surtout je suis trop lent pour la quantité de code produit...
- Je me focalise sur le service rendu : Cela doit respecter les specs et rester évolutif sans trop de casse.

Il en résulte :

- Perte de compétence en dév par manque de pratique
- Codage n'a plus d'intérêt (après 30 ans de pratique...)
- Il semble de moins en moins utile de chercher une activité pro en jouant sur la carte "je suis développeur"
- Je ne perçois pas de plus/value dans ce que je fais par rapport à une autre personne qui ne connaîtrait rien au dév : N'importe qui peut prompter et itérer dessus....

Par contre là où je suis moins d'accord :

- Le fonctionnel, la créativité a aussi sa place dans le pilotage d'IA : inventer une solution à un problème cela reste, inventer l'interface, etc etc
- Je dois développer mes compétences IA et trouver les meilleurs outils et la meilleure façon de faire
- Cela n'est pas déprimant d'avoir un ou plusieurs "serviteurs" de codage.
- Il faut cadrer son prompt efficacement, cela n'est pas toujours aussi facile et même si cela demande la plupart du temps zéro compétence en dev.
- Cela permet de faire plus de chose car moins limité en compétence et en temps.
7  2 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 26/06/2026 à 1:16
Il faut arrêter de penser de manière rationnelle. L'IA va remplacer les développeurs, non pas parce qu'elle est meilleure, mais parce que les décideurs veulent de l'IA (en se débarrassant d'un maximum de salariés au passage).

Le développeur qui essaye vainement de se défendre face à l'IA, c'est comme quand une belle femme se pointe dans un bar gay en expliquant aux gars sur place qu'ils ne savent pas ce qu'ils ratent.
4  0 
Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:07
1) Qui possède encore une carte Michelin ou IGN dans sa voiture ? Et qui sait la lire ?

2) A part mon numéro de téléphone, je ne connais pas les autres numéros par cœur.
Ils sont enregistrés dans le répertoire et je n'ai qu'à les sélectionner à partir de leur libellé.
Sauf que je parle ici de ma ligne fixe et pas de mon mobile puisque je n'en ai pas.

3) Aucun problème pour le calcul mental. Je connais mes tables de multiplications.

4) Pas de montre connectée. En fait, pas de montre bracelet.

5) Je sais faire la cuisine et c'est un vrai plaisir. Ben oui, j'ai des livres de cuisine à la maison. Sinon, comment voulez-vous apprendre ?

6) J'ai une vieille voiture de trente ans d'âge à essence (SP98 / SP95 / E10) et boite de vitesse manuelle.
Je n'ai aucune envie de passer à une boite de vitesse automatique et à l'électrique.

7) je sais quand même écrire sans correcteur orthographique.
Pour ce qui est des fautes d'orthographe, ben oui, j'en fais quand même.
Ce sont surtout des fautes d'inattention.

8) Je ne comprends pas trop ta remarque car je ne suis as d'accord.
Quel que soit le produit qui tombe en panne, je suis bien incapable d'aller farfouiller dedans pour le réparer.
Tu as oublié la garantie ! Le plus simple consiste à le signaler au SAV pour le remplacer.
La plupart du temps, tu dois te procurer les pièces de rechange, sauf que ceux-ci sont accessible que par des professionnels.

9) C'est ce que je fais avec Deezer, je sélectionne une playlist et j'écoute en continue.
Pour les films, ce n'est pas du tout pareil car je cherche ce que je veux voir.
Le problème est que cela prend du temps et parfois ne trouvant pas mon bonheur, je vais me coucher.

10) Je n'utilise aucun réseau social. Je rappelle que je n'ai pas mobile.
A partir de mon téléviseur SamSung, je regarde des vidéos sous YouTube, plus précisément des films en accès libre.

11) Je ne sais pas pour toi, mais je lis des livres en papier et non sur ordinateur.
Tu cherches à capturer du sensationnelle, de l'accrocheur et au final, tu ne fais que survoler le texte sans bien le comprendre.

12) Vous êtes intoxiqué par les réseau sociaux car vous croyez que la vrai vie se trouve dans vos smartphones.
La vrai vie se fait au contact avec des vrais personnes en chair et en os, pas des avatars.
Et en plus, vous êtes des consommateurs frénétiques, de ce qui vous captives.
Vous ne savez pas apprécier les plaisir de la vie, prenez le temps de vivre, au lieu d'avoir le nez écrasé sur l'écran de votre smartphone.
4  0 
Avatar de abrillant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:44
Pour l'anecdote quand j'ai commencé ma "carrière" je bossais sous emacs. Je fabriquais moi même en lisp les extensions dont j'avais besoin et vraiment cela me plaisait. Sauf qu'à cela, je ne gagnais pas de temps, je passais beaucoup beaucoup de temps à corriger/adapter mon environnement. Puis, il y a eu des environnements complets comme Visual Age, Visual Builder, Delphi... et j'ai dû me rendre compte que je n'étais tout simplement pas efficace avec uniquement emacs. Cela c'est concrétisé chez un client qui finissait par s’énerver de me voir bidouiller l'environnement tout le temps au lieu d'avancer sur le projet et j'ai fini par céder et basculer avec des environnements qui faisaient tout le travail que je faisais avant à la main : déboggage/refactoring/versionning/... Maintenant je ne sais plus développer en lisp mais j'ai été plus productif avec ces environnements et cela m'a permis de pouvoir faire émerger beaucoup plus de projet comme EditiX qui fait environ 1700 classes... Le temps que j'ai gagné, je l'ai fait basculer sur d'autres choses où là aussi j'ai pu acquérir de nouvelles compétences... Donc on ne perd pas tout et parfois cela s'équilibre, dans tous les cas certaines choses méritent d'être automatisées.

Citation Envoyé par skaarj Voir le message
Voici ce que ces outils du quotidien nous ont fait perdre au fil du temps :

  • Le GPS : On ne regarde plus le paysage ni la direction du soleil. Sans écran pour nous dire où tourner à 200 mètres, on ne sait plus se situer ni créer une carte mentale de notre propre région.
  • Le répertoire du téléphone : Personne ne connaît plus les numéros de ses proches par cœur. Si votre smartphone n'a plus de batterie, vous êtes incapable d'appeler à l'aide depuis un autre téléphone.
  • La calculatrice : Pour diviser une addition au restaurant ou calculer une remise de 20 %, le réflexe est devenu de sortir son écran. Le calcul mental s'est complètement dégradé.
  • La montre connectée : Elle nous dit si on a bien dormi, combien de pas faire et quand boire de l'eau. On finit par écouter une application plutôt que les signaux directs de son propre corps.
  • Les plats préparés et le prêt-à-manger : On achète tout sous plastique. Éplucher, couper, doser et cuire un plat simple à partir de produits bruts est devenu une corvée, voire un mystère pour beaucoup.
  • La boîte automatique et les aides à la conduite : Régulateur, radars de recul, freinage automatique... On baisse sa vigilance sur la route en déléguant les réflexes de sécurité à la voiture.
  • Le correcteur automatique : À force d'avoir des mots complétés ou corrigés tout seuls sur le clavier du téléphone, le doute s'installe dès qu'il faut prendre un stylo pour écrire sans fautes.
  • L'outillage moderne et les appareils scellés : Avant, un appareil en panne se démontait avec deux tournevis. Aujourd'hui, tout est moulé, collé ou géré par de l'électronique : on ne répare plus rien soi-même, on jette.
  • Les recommandations des plateformes (Netflix, Spotify, YouTube) : On ne choisit plus vraiment ce qu'on regarde ou ce qu'on écoute. On se laisse alimenter par une liste suggérée sans faire le moindre effort de recherche.
  • Les vidéos courtes et le défilement infini (TikTok, Reels, Shorts) : La consommation en boucle de séquences de 15 secondes a fragmenté notre capacité d'attention. À force de recevoir une dose rapide de dopamine à chaque coup de pouce, l'effort requis pour lire un livre, suivre une explication détaillée ou aller au fond d'un sujet devient insurmontable.
  • La lecture en diagonale et le survol d'information : Habitués aux titres accrocheurs et aux résumés en trois puces, nous ne lisons plus : nous balayons du regard. Dès qu'un texte dépasse deux paragraphes sans image ni phrase en gras, le cerveau décroche, incapable de maintenir une concentration linéaire et prolongée.
  • L'abondance illimitée et le zapping permanent (Streaming) : Avec des millions de films, séries et morceaux de musique accessibles en un clic, nous avons perdu la patience de l'écoute et du visionnage. Dès les premières secondes d'une chanson ou les cinq premières minutes d'un film, si le stimulus n'est pas immédiat, on zappe. À force d'avoir tout à portée de main, on consomme les œuvres comme des produits jetables, sans jamais leur laisser le temps de s'installer ni de nous surprendre.


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