L’étude de l’université de Standford a porté sur plus de 50 000 ingénieurs logiciels répartis dans plus d’une centaine d’entreprises. Il en ressort qu’un lot de près de 10 % ne fait presque rien comme travail dans leur emploi actuel, ce qui leur permet d’ailleurs d’en multiplier. Des rapports relatifs au cas de certains ingénieurs logiciels travaillant pour des entreprises comme Google illustrent les tendances mises en avant de la publication universitaire. « Notre modèle quantifie la productivité en analysant le code source de dépôts Git privés et en simulant un panel de 10 experts évaluant chaque commit sur plusieurs dimensions », expliquent les chercheurs pour ce qui est de la méthodologie de détermination de la productivité des ingénieurs logiciels.
How do we know 9.5% of software engineers are Ghosts?
— Yegor Denisov-Blanch (@yegordb) November 20, 2024
Our model quantifies productivity by analyzing source code from private Git repos, simulating a panel of 10 experts evaluating each commit across multiple dimensions.
We've published a paper on this and have more on the way pic.twitter.com/8ipRLv79aV
« Une autre façon de voir les choses est de compter les livraisons de code. Bien qu'il s'agisse d'une méthode imparfaite pour mesurer la productivité, elle révèle l'inactivité : ~58% font <3 commits/mois, ce qui correspond à notre mesure. Les 42 % restants effectuent des changements insignifiants, comme la modification d'une ligne ou d'un caractère - en prétendant travailler », ajoutent-ils quant à ce qui est de l’approche de détermination de la productivité des ingénieurs logiciels.
Another way to look at this is counting code commits.
— Yegor Denisov-Blanch (@yegordb) November 20, 2024
While this is a flawed way to measure productivity, it reveals inactivity: ~58% make <3 commits/month, aligning with our metric.
The other 42% make trivial changes, like editing one line or character--pretending to work. pic.twitter.com/LggBpxjZrM
Les ingénieurs logiciels qui travaillent à distance sont ceux que l’étude compte en plus grand nombre dans le lot de ceux qui ne font pratiquement rien dans leur emploi actuel et qui sont le plus susceptibles de multiplier des emplois.
We found that 14% of software engineers working remotely do almost no work (Ghost Engineers), compared to 9% in hybrid roles and 6% in the office. pic.twitter.com/lgezcpPZqq
— Yegor Denisov-Blanch (@yegordb) November 20, 2024
La publication universitaire fait suite à des rapports sur le cas d’un ingénieur de Google qui gagne 150 000 $, travaille 1 heure/jour et consacre le reste de son temps à sa startup.
Google est l’une des entreprises les plus convoitées par les ingénieurs logiciels, qui peuvent y toucher des salaires allant jusqu’à 718 000 $ par an. Mais certains d’entre eux ne semblent pas satisfaits de leur travail et préfèrent se consacrer à leurs propres projets.
C’est le cas de Devon, un ingénieur logiciel de Google dans la vingtaine, qui a confié à Fortune qu’il ne travaillait qu’une heure par jour pour la grande enseigne de la technologie, tout en gagnant 150 000 $ par an. Il a déclaré qu’il se levait vers 9 heures du matin, prenait une douche et cuisinait son petit-déjeuner, puis travaillait pour Google jusqu’à 11 heures ou midi. Le reste de la journée, il travaillait sur sa startup, dont il n'a pas voulu parler.
Devon a expliqué à Fortune qu’il ne voyait pas l’intérêt de travailler dur quand il voyait ses collègues faire des nuits blanches sans progresser dans la hiérarchie. « Ce n’est pas comme si vous alliez vraiment être promu pour avoir fait plus que ce qu’on vous demande », a-t-il dit à Fortune.
Fortune a indiqué qu’il avait utilisé le pseudonyme Devon pour protéger la vie privée de l’ingénieur. Le magazine a dit avoir vu la lettre d’offre de Google vérifiant son salaire, et avoir examiné des captures d’écran montrant son travail sur sa startup pendant sa journée de travail.
Devon n’est pas le seul à avoir ce genre de pratique. Jason, un ingénieur logiciel de 22 ans, avait précédemment confié à un média qu’il travaillait deux emplois à temps plein à distance en tant qu’ingénieur logiciel pendant pas plus de 30 heures par semaine pour augmenter ses revenus : « Je sentais que ma charge de travail à mon premier emploi était assez faible, et je savais que si je n’arrivais pas à gérer, je pouvais simplement démissionner de l’un des emplois », avait-il dit.
Everyone thinks this is an exaggeration but there are so many...
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