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92% des entreprises britanniques qui ont testé la semaine de 4 jours pendant 6 mois veulent la conserver ainsi
Notant entre autres des recettes stables ainsi que moins de démissions et d'absentéisme

Le , par Stéphane le calme

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L'année dernière, 61 organisations au Royaume-Uni se sont engagées à une réduction de 20 % des heures de travail pour l'ensemble du personnel pendant six mois, et ce sans baisse de salaire.

Les résultats, publiés hier, suggèrent qu'une semaine de quatre jours réduit considérablement le stress et la maladie au sein de la main-d'œuvre et contribue à la rétention des travailleurs. Quelque 71 % des employés ont déclaré avoir des niveaux de « burnout » inférieurs et 39 % ont déclaré être moins stressés par rapport au début de la période test.

Les chercheurs ont constaté une réduction de 65 % des congés maladie et une baisse de 57 % du nombre d'employés quittant les entreprises participantes, par rapport à la même période l'année précédente. Les revenus de l'entreprise ont à peine changé au cours de la période d'essai, augmentant même légèrement de 1,4 % en moyenne pour les 23 organisations capables de fournir des données.

Dans un rapport sur les conclusions présenté aux législateurs britanniques, quelque 92 % des entreprises qui ont participé au programme pilote britannique (56 sur 61) déclarent avoir l'intention de poursuivre la semaine de travail de quatre jours, 18 entreprises confirmant le changement comme permanent.


Les travailleurs sont-ils plus productifs en travaillant 4 jours au lieu de 5 par semaine ? Qu'en est-il des acteurs de la filière de développement de logiciels en particulier ? Des questions parmi plusieurs autres auxquelles le Royaume-Uni veut tenter de répondre avec son programme pilote de semaine de travail à 4 jours sur une période de 6 mois. Le pays rejoint un mouvement mondial croissant en faveur d’une semaine de travail à 4 jours.

Les partisans de la semaine de quatre jours disent que le modèle de cinq jours relève d'un âge économique antérieur. Ils soutiennent qu'une semaine de quatre jours inciterait les entreprises à améliorer leur productivité, ce qui signifie qu'elles peuvent créer la même production en moins d'heures. Pour certains adopteurs précoces, la politique s'est également avérée un moyen utile d'attirer et de retenir les employés.

Mais parlons plutôt de données.

Méthodologie

Pour étudier l'impact de la réduction du temps de travail sur la productivité et le bien-être de leurs travailleurs, ainsi que l'impact sur l'environnement et l'égalité des sexes, un programme a été mis sur pieds. Les entreprises suivent le modèle 100:80:100 selon lequel les travailleurs reçoivent 100 % de leur salaire pour 80 % du temps de travail, ce, en échange d'un engagement à maintenir 100 % de leur productivité antérieure.

Le programme veut se démarquer en aidant les entreprises à ne plus se contenter de mesurer le temps que les gens passent au travail, mais à se concentrer davantage sur les résultats obtenus. Il est géré par des chercheurs des universités de Cambridge, d'Oxford, du Boston College, ainsi que par les organisations à but non lucratif 4 Day Week Global, 4 Day Week UK Campaign et le groupe de réflexion britannique Autonomy. Il entendait recruter 30 entreprises britanniques lors de son lancement en juin. C'était sans compter sur toutes les entreprises qui ont montré leur intérêt.

La recherche a examiné les données de deux parties : les données administratives des entreprises et les données d'enquête des employés. Pour les deux types de données, nous avons utilisé une méthodologie avant et après. Au cours de la phase préalable à l'essai, les entreprises ont rempli une enquête « d'intégration » avec des détails de base sur elles-mêmes et ont fourni six mois de données à utiliser comme comparaison avec les données correspondantes recueillies au cours de l'essai de six mois. Une fois l'essai commencé, les entreprises ont fourni des données mensuelles sur un petit ensemble de mesures communes (revenus, absentéisme, démissions et nouvelles embauches) ainsi que deux mesures personnalisées facultatives de leur choix. L'absence de productivité et d'autres mesures de performance dans l'ensemble commun s'explique par le fait que les organisations participant à l'essai varient considérablement en ce qui concerne les types de données qu'elles collectent dans le cours normal des activités commerciales. Sur les 61 organisations qui ont participé à l'essai, entre 44 et 51 ont fourni des données d'enquête pour l'analyse des performances dans ce rapport. L'équipe de recherche a également contacté les 61 organisations pour confirmer leur maintien, ou non, de la politique de la semaine de quatre jours.

Les sondages auprès des employés ont été remplis à trois moments : immédiatement avant le début de l'essai (baseline), à mi-parcours de l'essai (midpoint) et à la fin de l'essai (endpoint).
Des entreprises de tout le Royaume-Uni ont participé, avec environ 2 900 employés qui ont abandonné une journée de travail. Les organisations impliquées dans l'essai allaient des détaillants en ligne et des fournisseurs de services financiers aux studios d'animation et à un magasin local de fish and chips. Les autres secteurs représentés comprennent le conseil, le logement, l'informatique, les soins de la peau, le recrutement, l'hôtellerie, le marketing et les soins de santé.


Entreprises participantes par industrie

Une participation modulaire

Pour participer au projet pilote, les entreprises n'étaient pas tenues de déployer de manière rigide un type particulier de réduction du temps de travail ou la semaine de quatre jours. Elles pouvaient adhérer tant qu'elles maintenaient le salaire à 100 % et offraient aux employés une réduction « significative » du temps de travail. Résistant à l'idée qu'une politique de la semaine de quatre jours doit être de « taille unique », chaque entreprise a conçu une politique adaptée à son secteur d'activité, ses défis organisationnels, ses structures départementales et sa culture de travail.

Voici comment les organisations qui ont participé se sont adaptées :

Arrêt au cinquième jour

L'entreprise arrête ses activités un jour supplémentaire par semaine. C'était un choix populaire dans les entreprises où la collaboration du personnel est plus importante que la couverture de cinq jours.

Exemple : un studio de jeux vidéo a opté pour un arrêt au cinquième jour de la semaine, car il était important que le personnel soit présent en même temps pour la collaboration. Après avoir interrogé le personnel sur les préférences, le studio a décidé de suspendre le travail pour tout le monde le vendredi.

L'alternance

Le personnel prend des jours de congé en alternance : par exemple, le personnel peut être divisé en deux équipes, une équipe prenant le lundi comme jour de repos et l'autre le vendredi comme jour de repos. Ainsi, les bureaux ne seraient pas vides le vendredi. C'était un choix populaire dans les entreprises où une couverture de cinq jours était importante.

Exemple : une agence de marketing numérique a organisé ses jours de congé en alternance à l'aide d'un système de « jumelage ». Les membres du personnel s'associent à un partenaire qui possède des connaissances et des compétences similaires. Les associés alternent leurs jours de repos, afin d'assurer une couverture de cinq jours des fonctions clefs.

Décentralisé

Différents départements fonctionnent selon des modèles de travail différents, ce qui peut entraîner un mélange des deux modèles ci-dessus. Cela peut également inclure d'autres dispositions, telles que certains membres du personnel travaillant l'équivalent de quatre jours sur cinq jours ouvrables plus courts. Un modèle décentralisé
a été choisi dans des entreprises dont les services avaient des fonctions et des enjeux très contrastés.

Exemple : une association de logement comprenait des départements spécialisés dans tous les domaines, de l'administration à la sensibilisation de la communauté et à la réparation des bâtiments. Chaque département a été invité à prendre l'initiative de concevoir un modèle de semaine de quatre jours adapté à ses propres besoins.

Annualisé

Le personnel travaille une semaine de travail moyenne de 32 heures, calculée sur le barème d'une année.

Exemple : un restaurant dont l'activité est fortement saisonnière a choisi de piloter une semaine annualisée de quatre jours, avec des heures d'ouverture plus longues en été compensées par des heures d'ouverture plus courtes en hiver.

Conditionnelle

Le droit du personnel à la semaine de quatre jours est lié à un suivi continu des performances. Les cadres supérieurs de l'entreprise peuvent décider de suspendre temporairement la semaine de quatre jours pour certains services ou individus, s'il est prouvé que le personnel n'atteint pas les objectifs de performance convenus. Cela peut conduire à des situations inégales où certains membres du personnel/services continuent de travailler cinq jours sur des périodes de temps.

Exemple : une entreprise adoptant un modèle décentralisé exigeait que chaque département s'accorde sur un ensemble d'indicateurs de performance clefs à respecter, afin de conserver une semaine de quatre jours. Cela signifiait que certains départements et individus sont entrés dans le projet pilote plus tard que d'autres, et certains ont été suspendus de la semaine de quatre jours pendant la période pilote de 6 mois.


Types de « semaine de quatre jours » choisis par les entreprises participantes
Dans le cadre d'une étude pilote à court terme, il est sans doute de bonne pratique pour les managers d'informer leur personnel pour comprendre que la semaine de quatre jours pourrait être soumise à certaines contingences, au fur et à mesure que l'entreprise s'adapte aux nouvelles dispositions. Dans certaines entreprises, le personnel était également autorisé à récupérer les heures travaillées en raison d'urgences et d'imprévus survenus pendant son jour de congé. Dans ce contexte, nos entretiens ont révélé différentes normes et réglementations en place en matière de protection du cinquième jour comme jour chômé.
Bilan après six mois

Pour les organisations, le projet pilote est un succès. Sur les 61 entreprises qui ont participé, 56 indiquent qu'elles poursuivent la semaine de quatre jours suivant immédiatement le projet pilote. 18 de ces entreprises qui vont continuer la semaine de quatre jours ont déclaré que la politique était permanente.

Sur les 5 qui ne poursuivent pas, 2 ont choisi de prolonger leurs essais de réduction du temps de travail (l'une a démarré tardivement et est encore en phase pilote et l'autre expérimente la semaine de 4 jours et demi). 3 autres ont suspendu la semaine de quatre jours dans leur organisation pour le moment.


Bilan côté entreprises

Sur une échelle de 0 à 10 où 0 est très négatif et 10 est très positif, la cohorte a évalué son expérience globale de l'essai à 8,3 en moyenne. La grande majorité des entreprises étaient également satisfaites du maintien de la performance et de la productivité de l'entreprise. Lorsqu'on leur a demandé comment la performance globale de leur entreprise avait été affectée par l'essai, le score moyen était de 7,5. En réponse à une question sur la façon dont la productivité de leur entreprise a été affectée par l'essai, le score moyen était de 7,5.

Compte tenu de la diversité des entreprises pilotes en termes de taille, d'industrie et de pratiques de collecte de données, nous avons limité la collecte de données à un petit ensemble de mesures que chaque entreprise devrait pouvoir fournir. Il s'agissait des revenus, du nombre d'employés dans l'entreprise, des démissions, des nouvelles embauches et des congés de maladie et personnels pris.

Nous avons également posé des questions sur la consommation d'énergie, mais comme de nombreuses entreprises n'ont pas été en mesure de fournir de telles données, cela n'a pas été inclus. Étant donné que toutes les entreprises n'ont pas fourni de données sur toutes les mesures, il existe une légère variation du nombre d'entreprises incluses dans nos calculs selon les mesures.

Nous étions également conscients que certaines des données que nous collections pouvaient présenter des variations saisonnières au cours des six mois de l'essai. Avant le début de l'essai, nous avons donc demandé des données sur la même période de six mois un an plus tôt - qui était dans la plupart des cas de juin à décembre 2021, mais dans d'autres, c'était une période différente et comparable. Dans le tableau ci-dessous, nous appelons cela la période de « comparaison ». Pour un certain nombre de mesures, nous comparons les performances des essais à la période de comparaison.

Bilan côté employés

Passons maintenant aux données que nous avons recueillies auprès des employés. Lorsque nous signalons un « changement », cela signifie que la différence entre les valeurs de référence et les valeurs finales est statistiquement significative.

Nos résultats montrent que l'essai a changé le lieu de travail de manière importante. Comme prévu, le temps de travail a diminué, passant de 38 heures par semaine en moyenne à 34. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une réduction complète à 32 heures, cela peut être attribué au fait que quelques entreprises ont exécuté une réduction de moins de 8 heures (et à partir de plus de 40 heures en moyenne). Dans d'autres organisations, les gens faisaient encore du travail le jour de congé. Néanmoins, il y a eu une réduction moyenne significative de 4 heures complètes de travail au cours de la semaine.

Lorsque mesuré par le nombre de personnes dont le temps de travail a diminué (ou augmenté), nous constatons que 71 % de l'échantillon ont signalé une diminution des heures de travail, tandis que 15 % travaillaient plus et 13 % n'ont connu aucun changement. De même, le nombre moyen de jours travaillés est passé de 4,86 à 4,52 (retranchant environ un tiers de journée). Il semble que de nombreux employés aient connu des semaines de quatre jours, mais aient parfois effectué de modestes quantités de travail le cinquième jour

Modification du temps de travail des employés participants entre les enquêtes de référence et les enquêtes finales.


Il a été demandé aux salariés participants quel était leur aménagement du temps de travail pendant la période d'essai.

Des expérimentations qui se multiplient en Europe et dans le monde

Les expérimentations de la semaine de quatre jours se sont multipliées récemment en Europe, mais aussi aux États-Unis et au Canada ou encore en Australie et en Nouvelle-Zélande.

En Espagne, le gouvernement espagnol a par exemple lancé fin 2022 un programme pilote destiné à aider les PME du secteur industriel à réduire le temps de travail hebdomadaire de leurs salariés sans baisser leurs salaires, dans le but de stimuler la productivité. Ce projet sera testé durant deux ans dans des entreprises souhaitant tester des réformes d'organisation susceptibles de « générer une hausse de productivité qui compense les surcoûts salariaux ». Les entreprises intéressées devront s'engager à réduire d'au moins 10 % le temps de travail hebdomadaire de leurs salariés, sur une période de deux ans. Cette mesure devra toucher au minimum 25 % de leurs employés.

En France, le service public pourrait montrer l'exemple même si les débuts sont timides. Fin janvier, Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes publics, annonçait que les agents de l'Union de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et d'allocations familiales (Urssaf) de Picardie pourraient tester pendant un an la semaine de 36 heures en quatre jours, une expérimentation sur le bien-être au travail.
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« Globalement, les Français sont favorables à plus de libertés dans leur organisation, même si tous n'ont pas envie de cumuler 35 heures sur quatre jours », déclarait alors Gabriel Attal au quotidien L'Opinion. « Je crois que beaucoup de Français aspirent aujourd'hui à travailler différemment », a estimé Gabriel Attal. « La semaine de 35 heures en quatre jours, que 10.000 Français expérimentent déjà dans des secteurs économiques très variés comme le recyclage industriel ou l'informatique, cela peut être moins de temps passé dans les transports, moins de stress, et finalement, plus de bien-être au travail ».

Peter Dowd, député travailliste de Bootle, a fait une proposition de loi érigeant en standard la semaine de travail de 4 jours

Ci-dessous ses propos issus d'une tribune publiée le 17 octobre :

Il y a près d'un siècle, les travailleurs de ce pays sont passés d'une semaine de travail de six jours à une semaine de cinq jours. Le modèle du lundi au vendredi reste le modèle de travail dominant dans la majeure partie du monde occidental – malgré le fait qu'il a été conçu pour une économie industrielle et agricole qui serait à peine reconnaissable par sa main-d'œuvre d'aujourd'hui. La semaine de cinq jours ne reflète tout simplement pas les besoins du monde moderne.

La pandémie a conduit à un soutien accru des travailleurs pour une semaine de travail de quatre jours sans perte de salaire ; cette semaine, je présente un nouveau projet de loi au parlement qui pourrait faire de cela une réalité, en réduisant le nombre maximal d'heures hebdomadaires à réduire de 48 à 32. Parce que même si le Royaume-Uni travaille de longues heures, il a actuellement l'une des économies les moins productives.

Ce n'est pas seulement injuste, mais cela s'avère préjudiciable à la productivité et à l'économie. Les travailleurs ont besoin de temps pour se reposer et récupérer afin de ne pas se rendre malades. Un temps de loisir supplémentaire donnerait également aux gens la possibilité de renforcer les économies locales en ayant plus de temps pour dépenser de l'argent - cela pourrait être la bouée de sauvetage dont de nombreuses entreprises du secteur hôtelier ont besoin après deux longues années de pandémie.

Comme pour ne rien arranger, l'âge auquel les gens reçoivent une pension de l'État a été reculé - dans de nombreux cas, de plusieurs années. La retraite pour des millions de travailleurs est une perspective lointaine. Est-ce vraiment trop demander de moderniser la semaine de travail ?

Le Royaume-Uni participe actuellement à la plus grande expérience jamais réalisée d'une semaine de quatre jours, sans perte de salaire pour les travailleurs : 70 entreprises et plus de 3 300 travailleurs participent à un projet pilote mené par 4 Day Week Global, le groupe de réflexion Autonomy et la campagne 4 Day Week. Une enquête auprès des entreprises participantes à mi-parcours suggère que l'essai se déroule extrêmement bien, 86 % des employeurs déclarant qu'ils poursuivront probablement avec une semaine de quatre jours une fois l'essai terminé.

À l'échelle mondiale, nous avons observé une tendance similaire. Partout où la semaine de quatre jours sans perte de salaire a été testée à travers le monde, c'est une situation gagnant-gagnant pour les travailleurs et les employeurs. Et bien qu'il puisse sembler contre-intuitif que travailler moins d'heures puisse entraîner une plus grande productivité, il y a de plus en plus de preuves que c'est le cas.

Lorsque Microsoft au Japon a testé une semaine de quatre jours, ils ont constaté que la productivité avait augmenté de 40 %. En Islande, le plus grand essai jamais réalisé sur la réduction de la semaine de travail pour le secteur public a été un « succès écrasant » et a permis à 86 % de la population active islandaise de travailler moins d'heures ou d'obtenir le droit de réduire leurs heures. En plus de l'augmentation de la productivité, le bien-être des travailleurs s'est considérablement amélioré à travers une gamme d'indicateurs, du stress perçu et de l'épuisement professionnel à la santé et à l'équilibre entre travail et vie personnelle.

Sources : rapport du projet pilote, « les données ne mentent pas », retour d'expérience d'Atlassian

Et vous ?

Quelle structure modulaire de la semaine correspondrait le mieux à votre entreprise (arrêt des activités au cinquième jour, alternance, décentralisée, etc.) ?
En tant que professionnel de l'informatique, êtes-vous pour ou contre la semaine de quatre jours ? Dans quelle mesure ?
Que pensez-vous du modèle mis en place par le pays dans lequel vous travaillez ?
Quels avantages y voyez-vous ? Quels inconvénients également ? Le ratio est-il susceptible d'encourager une semaine de travail moins longue selon vous ? Pourquoi ?
Que vous inspirent les conclusions de ce projet pilote ? Un essai à reproduire à plus grande échelle dans le même pays, voire à tester dans le vôtre ?

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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 22/02/2023 à 10:52
Qui dit semaine de travail de 4 jour, dit :
- plus de temps pour ses loisirs
- plus de temps pour la vie de famille
- plus de temps pour se reposer
- WE moins contraignant quand on doit faire des déplacement et revenir
- du temps pour faire ses corvées ménagères (car ça prend du temps de faire tout une maison), du jardinage, du bricolage, les magasins en période de faible affluence
- ...
7  0 
Avatar de calvaire
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 21/09/2023 à 16:01
les français sont des fainéants, et cela doit changer.
Il faut augmenter de 40 à 50% le taux de chômage et de rappeler qu'ils travaillent pour l'employeur, et non l'inverse.
Cela doit se faire en portant atteinte à l'économie en augmentant de 40 à 50% le taux de chômage , et c’est ce que tous les gouvernements du monde essaient de faire.
Personne n’en parle mais les gens sont en train de se faire virer et on commence à voir moins d’arrogance dans le monde du travail.

C'est pas de moi mais d'un patron australien il y'a 1 semaines (j'ai juste modifier australiens par francais)

Mais vu la tendances: les patrons veulent le retour au bureau pour fliquer les salaries, baisse des salaires ou des tjm pour les indé, remplacement des salariés par des ia, inflation+récession...
Je doute que la semaine de 4 jours de 30h se démocratise en Europe en ce moment.
Au contraire je vois plutôt une augmentation du chômage, des baisses de pouvoir d'achats et des baisses de salaires. Et une réduction des avantages comme le télétravail.
7  0 
Avatar de Jules34
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 05/12/2023 à 16:22
Ne vous laissez pas attendrir par ces discours. Ca n'arrivera pas.

Comme le post de Bill Gates la semaine dernière.

Cette étude menée par le groupe de réflexion Autonomy est littéralement de la désinformation. Un article passionnant et vrai à ce sujet :

C'est du pur baratin pour qui sait réfléchir : on peut pas parler de réduction du temps de travail quand on ne fait que retarder l'âge du départ en retraite.
9  2 
Avatar de calvaire
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 22/02/2023 à 11:27
c'est ce qu'on appelle un avantage d'entreprise.
Je pense que les boites qui propose le full remote a ces salariées à la même chose (moins de démission, moins d'absentéisme...etc.).
Les meilleurs vont postuler dans ces boites car ce sont des avantages très intéressants, pour les autres boites, seul les plus mauvais reste.

Pour une boite qui veut attirer des bon dev mais qui veut pas/ne peut pas augmenter les salaires, le full remote et/ou la semaine de 4 jours sont de très bonne alternative pour attirer les talents.

J'ai vu un article récement qui disait que la RATP recrutait massivement, ca me choque absolument pas, chauffeur c'est un métier tres contraignant (travail tard le soir/tôt le matin, le weekend et pendant les vacances d'été), mais les avantages qu(ont acquis les anciens salariés ont été supprimé, donc pourquoi me faire chier a bosser à la rapt alors que je peut trouver un taff avec les mêmes avantages aussi bien payer ailleurs sans ces contrainte...

C'est comme aussi le métier de prof, si c'est un métier si facile comme je le vois souvent sur le net, pourquoi personne ne veut faire ce métier...
Moi je crois au marché de l'offre et de la demande, les métiers bien rémunéré et/ou avec beaucoup d'avantage ont beaucoup de demande et les métiers de merde sans avantage*sans salaire ont peu de demande.
Pourquoi sinon on voit autant d'étudiant en fac de médecine ou de droit et pas postuler chez l'education national, ou à la sncf/rapt pour conduire des trains/métros.
5  0 
Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 28/02/2023 à 11:38
Citation Envoyé par electroremy Voir le message

Nous sommes experts, c'est nous qui signons les rapports, si une expertise est mauvaise et/ou qu'il y a un accident sur un produit que nous avons certifié, c'est l'auteur du rapport qui voit sa responsabilité engagée. Certes, l'entreprise aura aussi une amende, mais l'auteur du rapport - le salarié donc - aura non seulement une grosse amende relativement à ses revenus mais dans certains cas de la prison ferme

Parfois c'est injuste.
Un collègue avait vérifié la sécurité d'une installation de télécommunications. Tout est OK, conforme.
Un technicien de France Telecom était venu travailler dessus ensuite. Il allait repartir à la fin de sa journée mais c'est rendu compte qu'il avait oublié de faire un tout petit truc. Il est donc remonté au sommet du pylône mais sans ses EPI, sans son harnais antichute "pas le temps, pas la peine". Il a fait une chute mortelle de 30 mètres de haut. Mon collègue n'était pour rien dans l'accident, mais il a quand même écopé, à titre individuel, de 50.000€ d'amende et 6 mois de prison avec sursis ! Je ne me souvient plus de ce qu'a eu l'entreprise mais c'était totalement indolore pour elle.
Ca me semble invraisemblable , quand tu es salarié il existe le principe d’irresponsabilité civile (quand il n'ya pas de faute manifeste).
Que tu te fasse remercier suite à un problème admettons mais poursuivi personnellement
Quel est l'intérêt d'être salarié a ce moment là si tu bosses pour quelqu'un qui n'assume pas les risques et ne fait que se rincer sur ton dos ?
4  0 
Avatar de electroremy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 24/02/2023 à 9:40
La semaine de 4 jours, c'est bien

Mais pour que ça fonctionne, il faut mieux répartir les richesses, que le travail paie plus que le capital

Ca ressemble à un méchant discours d'extrême gauche mais c'est malheureusement vrai

A la fin des 30 glorieuses, il y a eu une cassure, très bien mise en évidence par les graphiques ci-dessous :

Productivité du travail, rémunération moyenne et rémunération d’un salarié d’exécution aux Etats-Unis (en indices, base 100 en 1948) :



Le PIB en France par habitant :



Evolution du pouvoir d'achat en France correspondant au salaire moyen :



Donc dans notre histoire, l'économie a continué a prospérer mais cela a beaucoup moins bénéficié aux salariés.
Les salaires n'ont pas suivit l'économie.
C'est aussi pour cela que l'immobilier est devenu si cher par rapport aux revenus.

On voit clairement la différente entre la génération de mes parents (68 ans), la mienne (42 ans) et les jeunes (25 ans)
Mes parents s'en sortent mieux que moi, sans diplômes, avec un seul salaire dans la famille (mère au foyer) ils ont fait partie de la classe moyenne et sont propriétaire d'une grande maison. Pour avoir le même niveau de vie que mes parents, il faut aujourd'hui deux salaires dans une famille, dont un salaire de cadre voire deux.
Et ma génération m'en sort mieux que les jeunes.

Les 35 heures ? C'est théorique ! Beaucoup d'entreprise y échappent...
En pratique, je suis cadre forfait jour, sans limite horaire, je travail trop, et bien sûr payé au minimum de la convention collective
Les non-cadres ont un contrat forfait heure à la con (au delà des 35h) avec en plus une clause qui déduit 1,5h de temps de trajet par jour pour aller chez clients
Tout le monde ramène du travail à la maison avec l'ordinateur portable, non payé bien sûr...
L'arnaque c'est que les gens travaillent plus que 35 h mais sont payés 35 h.

La mentalité de ne pas augmenter les salaires malgré les profits est durablement ancrée
Dans mon entreprise, très rentable malgré les crises (rentabilité à deux chiffres), même après un dur mouvement social, on a obtenu une augmentation de 4% des salaires pour 2022 et 2023 (donc très inférieure à l'inflation), alors que l'entreprise est rentable notamment parce qu'elle a fortement augmenté ses prix.
Normalement, les salaires doivent augmenter d'un montant supérieur à l'inflation + l'effet de Noria.
Ici, le pouvoir d'achat des salarié a baissé !

Cet "effet de Noria" est expliqué ci-dessous



Bref on se fait vraiment avoir... le travail ne paie plus

Il faut rééquilibrer les choses. Mieux payer les salariés (comme c'était le cas avant) permettrait :
- soit d'augmenter fortement les salaires
- soit de travailler 4 jours par semaine (et pas plus que 8 heures par jour) en ne baissant pas les salaires, voire même en les augmentant un petit peu


Ce n'est pas utopique. Il faut reprendre l'argent aux financiers, ils se sont vraiment trop goinfrés.
C'était pareil du temps de la monarchie en France, avec la noblesse et le clergé qui se goinfraient...

A bientôt
3  0 
Avatar de fredinkan
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 31/07/2023 à 13:18
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Il y a des ingénieurs qui bossent dans la tech aux USA et qui travaillent 32h sur 4 jours.
C'est aux US, donc ils sont payés pour 32h
Mais ils doivent quand même répondre aux téléphone et être présents en meeting 7/7...

Pour avoir pas mal de contact avec les US, même si on nous vante le "non c'est pas comme ça dans ma boîte", dans la majeure partie des entreprises on en est à ça ...
3  0 
Avatar de Cpt Anderson
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/12/2023 à 17:47
Et la marmotte, elle emballe le chocolat dans le papier alu ?
4  1 
Avatar de electroremy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 24/02/2023 à 12:24
Citation Envoyé par calvaire Voir le message

être à son compte: ca rapporte (beaucoup) plus.
Oui MAIS à condition de ne pas se faire exploiter par ses donneurs d'ordre...

Beaucoup d'auto-entrepreneurs sont en fait des salariés déguisés avec un salaire pas très élevé et aucune protection sociale

Le cas emblématique c'est Uber, mais aussi les journalistes pigistes ou encore les graphistes à qui on demande d'être auto-entrepreneurs

Il y a une variante plus subtile : je vois aussi pas mal de PME qui ne travaillent que pour un nombre très réduit voire un seul donneur d'ordre, c'est presque une "fausse" PME, une activité a été externalisée dans une PME dont les salariés n'ont pas les avantages de ceux des donneurs d'ordre.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message

Et oui pour mes parents, ma mère était femme au foyer, mon père bossait, donc 1 salaire, pourtant grosse baraque à la campagne avec un immense terrain et on a jamais manqué de rien du tous.
Il a même pas fait de crédit à la banque pour sa maison et le terrain, tous payé cash.

Les parents du mari de ma sœur, 1 était cheminot et sa femme prof d'anglais, ils avait acheté 2 petit studio à Paris il y'a 50ans que dal aujourd'hui ils sont millionnaires si ils les vendent, et se font tous les mois une belle rente avec la location.

Bref c'est tres bien pour eux, je suis pas jaloux, mais je suis juste dépité de voir que nos vieux ont pu s'offrir d'énorme maison sans faire de credit et bien vivre avec juste 1 salaire. Aujourd'hui c'est la galère avec 2 salaire et faut s'endeter sur 20ans minimum pour acheter un petit appart en ville. Une maison vers chez moi c'est 500-600k.
C'est clair il y a une ENORME injustice entre génération.

Il faut aussi parler des retraites : mon père est partir à la retraite à 53 ans (régime spécial), et sa retraite a été calculée sur ses dix derniers mois de salaire.

Ma génération :
- on va cotiser beaucoup
- on va cotiser longtemps
- on aura une retraite très faible, il faut en plus qu'on mette de l'argent de coté
La "solidarité entre générations" mon œil !
J'ai du mal au cœur en voyant dans les manifestations contre la réforme des retraites des jeunes, des étudiants, des lycéens. Ce sont les dindons de la farce, car ils se font avoir par la réforme mais aussi il se feront avoir même si le mouvement social réussi à faire plier le gouvernement...

Les rythmes de travail se sont intensifiés, la génération de mes parents n'a pas connu le même stress que nous.

Autre aspect des choses : ma génération a du faire des études (bac+5 pour moi, ingénieur) mais pour avoir des salaires qui sont équivalent à ce que pouvaient avoir nos parents juste avec le bac. Et qui dit études longues dit partir en retraite plus tard, pour moi c'est la retraite à 67 ans à condition bien sûr que les futures réformes n'augmentent pas encore la durée de cotisation.

S'agissant de la pénibilité, en tant qu'ingénieur je suis expert "sur le terrain", donc :
- beaucoup de km en voiture
- travail en chaussures de sécurité, casque, harnais
- travail en hauteur sur échelles
- parfois travail de nuit
- station debout prolongée
- exposition aux poussières, parfois amiante, rayons ionisants...

Ne parlons pas du temps de travail : bac+5 ingénieur = cadre forfait jour, pas de limite horaire.

43 ans de cotisation en forfait jour c'est pas tout à fait pareil que 43 ans de cotisation à 39h puis 35h par semaine...

Et puis bien sûr il y a la crise environnementale
La génération de mes parents et de mes grands parent a pu voyager.
Il va être question de limiter voir d'interdire les voyages en avion...

Citation Envoyé par calvaire Voir le message

Aujourd’hui être célibataire c'est pas juste être dans la solitude/pas avoir de sex: c'est aussi et surtout une véritable ruine financière.
Alors là entièrement d'accord !

Je suis aussi célibataire sans enfants.

Célibataire on paye tout au prix fort, alors que les familles bénéficient de réductions, d'aides sociales, de dispositifs d'aides en toutes sortes...

Et comme on est célibataire on est prioritaire sur rien, notamment les congès, les déplacements... "ah mais toi tu peux tu n'as pas d'enfants"
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Avatar de mith06
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/02/2023 à 13:16
A la fin des 30 glorieuses, il y a eu une cassure, très bien mise en évidence par les graphiques ci-dessous :
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