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Un système technologique chinois à controverse peut prédire si les employés veulent démissionner en espionnant leurs activités en ligne,
La pandémie semble consacrer la pratique à l'échelle mondiale

Le , par Patrick Ruiz

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Les utilisateurs des médias sociaux chinois sont en colère après la révélation qu'un système de surveillance créé par une entreprise technologique basée à Shenzhen peut prédire si les employés sont enclins à quitter leur emploi en espionnant leurs activités en ligne. Le tableau plonge dans celui plus grand de la surveillance des activités des employés par leurs patrons à l’échelle mondiale. La pandémie de coronavirus semble donner de l’ampleur au phénomène.

La manœuvre (la surveillance active des activités en ligne mise en place par les employeurs) est destinée à s’assurer que ces employés sont bien assis devant leur ordinateur à faire le boulot pour lequel ils sont payés, en cette période de pandémie qui a commencé par forcer la plus grosse expérience de travail à domicile en Chine, avant qu’elle ne s’étende au reste du monde. C’est l’équation de la stimulation de la productivité des travailleurs ; certaines entreprises la résolvent en s’appuyant sur des outils de travail collaboratifs comme Sneek qui leur permettent de photographier leurs employés toutes les 5 minutes grâce à un service vidéo en continu.

L'interface du logiciel permet à l'employeur de disposer d'un "mur de visages" (pour chaque bureau), qui reste actif tout au long de la journée de travail et présente des photos des travailleurs prises par leur ordinateur portable toutes les une à cinq minutes. En fait, ce qu’il faut dire est que l’application permet aux employés de régler leur webcam pour qu’elle les photographie de façon automatique toutes les une à cinq minutes, selon la fréquence à laquelle leur patron l’exige. En sus, l’employeur peut lancer un appel vidéo en direct avec un travailleur en cliquant sur sa photo, ce, même si ce dernier n’a pas accepté. C’est un paramètre par défaut du logiciel qui peut être modifié pour conditionner la réception de l’appel à une action manuelle, à condition que cela fasse partie des règles que l’employeur approuve.


Le tableau mis en avant par les internautes chinois s’inscrit dans cette suite. Le système, conçu par Sangfor Technologies, peut par exemple vérifier si les travailleurs consultent des sites de recherche d'emploi et combien de temps ils y passent. Le système de Sangfor a fait l'objet de discussions au cours du week-end lorsqu'un utilisateur anonyme des médias sociaux a affirmé avoir été licencié parce que son patron savait qu'il avait déposé des candidatures pour d'autres emplois. « Même si un employé utilise son smartphone en empruntant le Wifi de sa boîte, il est sous cette surveillance », commente un internaute.



Sangfor Technologies a été fondée en 2000. Selon le cabinet d'analyse de données commerciales Qichacha, l'entreprise a déposé un brevet en 2018 pour un système qui calcule le risque de démission perçu par les employés. Pour ce faire, le système passe au peigne fin l'activité de navigation en ligne d'un employé. Selon le site officiel de Sangfor, l'entreprise compte plus de 100 000 clients, dont des services gouvernementaux tels que l'administration fiscale nationale. Parmi les clients du secteur privé de la société figurent des géants de la technologie tels qu'Alibaba et Bytedance.

Sources : sangfor, sohu, weibo

Et vous ?

Les entreprises de votre pays font-elles usage de systèmes de surveillance du genre proposé par sangfor ?
Que pensez-vous d’un tel degré d’intrusion dans la sphère privée des employés ?
Y a-t-il une certaine pertinence pour les employeurs à faire usage de tels outils ?
Selon vous, sur quels critères doit-on s’appuyer pour juger de la productivité d’un travailleur de la filière programmation informatique en particulier ?
Accepteriez-vous de travailler en étant surveillé de façon aussi active ?

Voir aussi :

Twitter encourage fortement tous ses employés du monde entier à travailler à domicile pour réduire la probabilité de propagation du coronavirus
Coronavirus : après avoir recommandé le travail à domicile, Twitter demande à ses employés de travailler chez eux, une mesure adoptée par les grandes enseignes de la tech comme Google
Télétravail : cinq raisons pour lesquelles les entreprises lui disent non, Gagnerait-il à être plus largement adopté ?
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 16/02/2022 à 10:49
une "nouvelle" et énième forme d'esclavage moderne, pratiquée par la chine.
que ce soit les employés d'une grande boite, les minorités religieuses, les enfants... tant que ça rapporte, les droits de l'homme c'est une suggestion pour eux.
ils se disent communistes, mais ils sont en fait ce qui se fait de pire dans le capitalisme
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Avatar de sanderbe
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/02/2022 à 0:11
Bonsoir,

Un système technologique chinois à controverse peut prédire si les employés veulent démissionner en espionnant leurs activités en ligne La pandémie semble consacrer la pratique à l’échelle mondiale

Les entreprises de votre pays font-elles usage de systèmes de surveillance du genre proposé par sangfor ?
Je ne sais pas.

Que pensez-vous d’un tel degré d’intrusion dans la sphère privée des employés ?
La c'est clairement du flicage.

Y a-t-il une certaine pertinence pour les employeurs à faire usage de tels outils ?
Oui, dégager plus facilement.

Selon vous, sur quels critères doit-on s’appuyer pour juger de la productivité d’un travailleur de la filière programmation informatique en particulier ?
Le travail rendu. On ne peut pas juger sur le temps passé. On peut passer 2h a faire un excellent travail et passer 10h a faire un travail médiocre.

Accepteriez-vous de travailler en étant surveillé de façon aussi active ?
Non , c'est même à la limite de l'intravaillabilité
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Avatar de Refuznik
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 16/02/2022 à 12:32
Citation Envoyé par vaild Voir le message
une "nouvelle" et énième forme d'esclavage moderne, pratiquée par la chine.
que ce soit les employés d'une grande boite, les minorités religieuses, les enfants... tant que ça rapporte, les droits de l'homme c'est une suggestion pour eux.
ils se disent communistes, mais ils sont en fait ce qui se fait de pire dans le capitalisme
Ah bon ?
C'est pour faire oublier ce que font les autres car depuis le confinement Microsoft et pleins d'autres appli. ont fleurit pour faire exactement la même chose.
Ah mais là c'est une boite chinoise ! Ca serait cool d'arrêter le china bashing et de regarder plutôt ce qui se passe chez nous en premier.

D'ailleurs la Cnil ne s'y est pas trompé puisque depuis deux ans elle hurle là-dessus et même dans ça dernière déclaration pour 2022 je cite :
Le télétravail, plébiscité durant la crise sanitaire, « a entraîné le développement d’outils spécifiques, parmi lesquels figurent des outils permettant aux employeurs d’assurer un suivi plus étroit des tâches et activités quotidiennes des salariés ».
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