Le débat sur les avantages du travail en personne par rapport au télétravail complet continue d'alimenter les discussions au sein des forums mais aussi des entreprises qui cherchent à s'adapter. Entre ces deux mondes, il y a le travail hybride. De nouvelles recherches menées à la fois par Google Workspace et Kaspersky révèlent de nombreuses contradictions dans la façon dont les gens perçoivent cette approche du travail. Un groupe important de travailleurs aime le travail à distance, mais une autre partie s'inquiète de la façon de se mettre en réseau dans ce cadre.Le travail à distance n'est plus un avantage de travail occasionnel. Poussé par la pandémie, un grand nombre de travailleurs dans le monde ont eu la chance de tester le travail à distance, et pour de nombreux employés, le travail à distance ou hybride (télétravail partiel) est déjà devenu la « nouvelle norme ». En permettant aux gens de choisir d'aller au bureau ou de travailler à domicile, ils ont désormais l'autonomie pour structurer leur semaine de travail, contribuant ainsi à améliorer la productivité et à créer un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Le changement sismique a amené les gens à se demander s'ils devaient continuer à faire de longs trajets alors qu'ils pourraient utiliser ce temps pour améliorer leur vie en passant plus de temps avec leur famille, en poursuivant des intérêts ou d'autres engagements personnels. D'un autre côté, l'isolement et l'anxiété causés par les changements pour les employés peuvent peser lourdement sur le moral et la productivité, ce qui en fait une priorité pour les entreprises.
La technologie étant un formidable catalyseur et fournissant aux entreprises les outils nécessaires pour rester opérationnelles, quel que soit l'endroit où se trouvent les employés, quel effet le travail à distance a-t-il sur les personnes elles-mêmes ? Les entreprises sont conscientes des avantages, mais quels sont les avantages et les inconvénients pour les travailleurs ainsi que les risques du travail à distance pour les organisations ?
Pour comprendre l'impact de la nouvelle normalité et ce que les autres entreprises peuvent faire pour soutenir les travailleurs et atténuer les risques associés à leur entreprise, des rapports se sont penchés sur les attitudes et les actions des décideurs mondiaux, fournissant des informations et des recommandations pour trouver le bon équilibre pour employé et employeur.
Ici, nous nous intéresserons principalement aux rapports présentés par Kaspersky, Google Workspace et l'Observatoire Cetelem.
Le travail hybride, qu'est-ce que c'est ?
Le travail hybride fait référence à un éventail de modalités de travail flexibles dans lesquelles le lieu de travail ou les horaires d'un employé ne sont pas strictement standardisés. La sagesse conventionnelle suggère que le travail hybride ne concerne que l'emplacement (si une personne travaille en personne au bureau, à l'usine ou à un autre endroit) et pas nécessairement les horaires.
Aussi, avec ce modèle de travail hybride, les employés ont la possibilité de travailler de n'importe où (à la maison, au bureau ou n'importe où ailleurs). Les organisations peuvent établir des horaires de travail hybrides qui précisent les dates et les heures auxquelles les employés sont censés travailler au bureau, ou elles peuvent donner aux employés une autonomie complète pour choisir quand et où ils veulent travailler.
Quel mode de travail est plébiscité par les salariés français ?
Selon l’étude « Le travail demain – le travail hybride et le nomadisme plébiscités par les Français » menée par L’Observatoire Cetelem, à l’avenir, dans un monde idéal, les Français préféreraient majoritairement une option de travail hybride alternant télétravail avec des phases de présentiel.
- 78 % des talents français plébiscitent un modèle hybride selon l’étude Cadremploi x Boston Consulting group. Et lorsqu’ils se projettent dans ce nouveau modèle, les talents français désirent passer plus de temps au bureau qu’à leur domicile : 63 % des répondants désirent bénéficier d’un maximum de 2 jours de télétravail par semaine.
- Des chiffres qui se rapprochent de ceux de l’Observatoire Cetelem. « C’est un modèle hybride (2 ou 3 jours en distanciel et 3 ou 2 jours de présentiel) qui est l’option la plus plébiscitée par les actifs (48 %), note Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem. Et encore davantage chez ceux qui ont pratiqué le télétravail pendant la crise sanitaire (58 %). Ainsi, les Français souhaiteraient télétravailler en moyenne 2,3 jours par semaine, un chiffre qui monte à 2,6 chez les actifs qui ont télétravaillé pendant la crise sanitaire. Et ce souhait ne concerne pas que les actifs les plus jeunes : ceux âgés de 35 à 49 ans aimeraient également télétravailler environ 2,5 jours par semaine ».
Près de la moitié souhaiteraient travailler la plupart du temps depuis chez eux (44 %) ou sur le site de leur entreprise (36 %).
« Mais certains sont tentés par des alternatives plus nomades : 60 % (70 % chez les moins de 35 ans) aimeraient, au moins de temps en temps, avoir la possibilité de travailler à l’extérieur (jardin, parc, etc.) ou dans des tiers lieux comme les espaces de coworking (49 %) », souligne l’étude Cetelem.
Les salariés français ne veulent plus des journées de travail traditionnelles
« Au-delà du lieu de travail, la pandémie a remis en question la journée de travail classique, avec des horaires fixes. Cela est tout particulièrement visible en France où 80 % des talents se déclarent intéressés par la possibilité d’aménager leurs horaires de travail à leur convenance, contre 64 % dans le reste du monde », détaille Fanny Potier, directrice au bureau de Paris du Boston Consulting Group.
Les statistiques du rapport Kaspersky Global Corporate IT Security Risks Survey (ITSRS)
Notre façon de travailler a radicalement changé depuis que les organisations du monde entier ont été contraintes de repenser à la façon de mener leurs opérations face à la pandémie de COVID-19. Aujourd'hui, les entreprises dans le monde, grandes et petites dans tous les secteurs, commencent à penser à plus long terme, y compris à des moyens alternatifs de structurer la communication et les horaires de travail ainsi que la présence physique de leurs employés.
Mais si le nouveau modèle de travail à distance convient bien à de nombreux employés, il les conduit à faire face à une charge de travail plus importante qu'avant la pandémie. Selon le rapport ITSRS, un peu plus de la moitié (54 %) ont signalé une augmentation de la charge de...
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