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Apple licencie Ashley Gjøvik qui a dénoncé le harcèlement dont elle était victime
Apple l'accuse d'avoir fait fuiter des informations confidentielles

Le , par Stéphane le calme

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Une employée d'Apple qui s'est exprimée publiquement sur les problèmes liés au lieu de travail et a récemment été licenciée pour avoir prétendument divulgué des informations confidentielles a reçu le feu vert d'une agence d'application des droits civils pour poursuivre son ancien employeur. Ashely Gjovik a confirmé vendredi qu'elle avait reçu l'approbation de la Commission pour l'égalité des chances dans l'emploi (Equal Employment Opportunity Commission) et du Département californien de l'emploi et du logement équitables (California's Department of Fair Employment & Housing) pour intenter une action en justice privée contre Apple. Il n'est pas clair si l'ancienne gestionnaire de programme d'ingénierie va poursuivre son ancien employeur

Apple a licencié Ashley Gjøvik, responsable du programme d'ingénierie, pour avoir prétendument enfreint les règles de l'entreprise contre la divulgation d'informations confidentielles. Pendant des mois, Gjøvik a tweeté sur des faits de harcèlement, de sécurité au travail ou encore de surveillance, constatés en interne. Gjøvik travaillait depuis 2015 chez Apple et n'a cessé depuis lors de se montrer critique à l'égard de l'entreprise.

Elle explique : « lorsque j'ai commencé à soulever des problèmes de sécurité au travail en mars 2021, et que j'ai presque immédiatement fait face à des représailles et des intimidations, j'ai commencé à me préparer à ce que quelque chose exactement comme cela se produise. Je suis déçue qu'une entreprise que j'aime depuis que je suis toute petite traite ses employés de cette façon ».

Pendant environ quatre ans, Gjovik affirme avoir été victime de sexisme, de harcèlement, d'intimidation et de représailles de la part de supérieurs et de collègues. En mars 2021, l'ancienne employée d'Apple a fait part de ses inquiétudes quant à la contamination potentielle par des déchets dangereux dans son bureau et a déposé une demande d'indemnisation des travailleurs, une action qui aurait provoqué un comportement de représailles supplémentaire de la part de son responsable et des membres de son équipe. Pour être plus précise, elle a avancé que le bâtiment où elle travaillait se trouvait sur ce qu'on appelle un superfund site (un site souillé par des déchets dangereux). Le site en question aurait été dans le passé à ce point pollué qu'il aurait dû être soumis à un contrôle spécial.

Des tentatives ont été faites pour rectifier la situation par le biais des canaux de relations avec les employés en avril, mais les enquêtes, y compris une enquête prétendument en cours, ont été infructueuses et ont potentiellement exacerbé les problèmes.

Elle a également soulevé des problèmes de confidentialité liés aux politiques d'Apple sur la façon dont l'entreprise peut surveiller les téléphones professionnels des employés.

Selon ses propos, l'entreprise demande de lier comptes personnels et professionnels. Des employés doivent tester des versions précoces de logiciels, mais ce faisant, pas mal d'informations personnelles sont collectées sur eux, comme la prise automatique de photos, dès qu'un smartphone est utilisé. Tout employé d'Apple partage donc obligatoirement une partie de sa vie privée numérique avec l'entreprise.

En août, elle a signalé par exemple qu'il y a trois ans, suite à une enquête interne, le département juridique d'Apple a exigé qu'elle partage tous ses messages, y compris des messages très personnels qui n'avaient rien à voir avec l'entreprise, dont des photos dénudées, selon elle sur Twitter. Elle s'y opposa explicitement et demanda de pouvoir supprimer ces photos, mais l'entreprise refusa. Gjøvik n'a révélé cet incident qu'il y a quelques semaines.

« Alors, Apple a des photos de mes seins. Lors d'une enquête il y a 3 ans, le département juridique m'a obligé à remettre tous mes messages. Ils ont refusé de me laisser supprimer quoi que ce soit, même des messages "entièrement personnels", bien que je leur ai précisé que "par entièrement personnels, je veux dire des nus". Ils ont dit qu'ils étaient dans leur "casier à preuves permanentes" »


Malgré ses objections, Gjovik a été mise en congé administratif le 4 août 2021 tandis qu'Apple enquêtait sur certaines de ces préoccupations.

La semaine dernière, un collaborateur des ressources humaines d'Apple lui a annoncé qu'elle était convoquée, lui précisant que « l'entreprise examine une question sensible liée à la propriété intellectuelle et souhaite lui parler dans l'heure ».


Ashley Gjøvik lui a aussitôt fait comprendre qu'elle souhaitait que toutes les communications se fassent par écrit.


L'objectif était de pouvoir les communiquer au National Labor Relations Board (NLRB), une agence indépendante du gouvernement fédéral américain chargée de conduire les élections syndicales et d'enquêter sur les pratiques illégales dans le monde du travail. Elle a d'ailleurs indiqué avoir transmis une copie du courriel à l'agence susmentionnée.


Le responsable en charge du dossier Gjøvik a répondu qu'il avancerait avec les informations dont Apple disposait. Il a précisé « qu'étant donné la gravité des allégations, nous devons suspendre son accès aux systèmes Apple ». Quelques heures plus tard, Ashley Gjøvik a reçu un e-mail l'informant qu'elle était licenciée par Apple à compter du lendemain.

La société n'a pas précisé quelle propriété intellectuelle avait été divulguée de manière illicite.

Josh Rosenstock, porte-parole d'Apple, a expliqué que : « Nous sommes et avons toujours été profondément engagés dans la création et le maintien d'un lieu de travail positif et inclusif. Nous prenons toutes les préoccupations au sérieux et nous enquêtons de manière approfondie chaque fois qu'une préoccupation est soulevée et, par respect pour la vie privée de toutes les personnes impliquées, nous ne discutons pas de questions spécifiques concernant les employés ».

Les employés d'Apple lancent AppleToo

Ce n’est pas la première fois que les relations internes à l’entreprise jaillissent dans l’actualité. Il y a quelques semaines, le mouvement #AppleToo prenait forme pour réunir les témoignages dénonçant de mauvaises pratiques au sein d’Apple.

Avec le site Web AppleToo, l'objectif est de recueillir des témoignages de travailleurs à tous les niveaux de l'organisation qui ont été victimes de harcèlement ou de discrimination.

Nous pouvons y lire :

« Pendant trop longtemps, Apple a échappé à un examen public. La vérité est que pour de nombreux employés d'Apple - une réalité à laquelle sont confrontés de manière disproportionnée nos collègues noirs, autochtones et autres issus de groupes ethniques, de genre et historiquement marginalisés - la culture du secret crée une forteresse opaque et intimidante. Lorsque nous insistons pour que nous rendions des comptes et que nous réparions les injustices persistantes dont nous sommes témoins ou que nous subissons sur notre lieu de travail, nous sommes confrontés à un schéma d'isolement et de dégradation. »

« Assez. Nous avons épuisé toutes les voies internes. Nous avons discuté avec nos dirigeants. Nous sommes passés à l'équipe People. Nous sommes allés jusqu'aux responsables des affaires. Mais rien n'a changé. »

« Il est temps de penser différemment. »

« Un groupe d'employés d'Apple s'est réuni pour s'organiser et se protéger. Nous demandons à nos collègues Apple qui souhaitent voir un réel changement chez Apple de partager leurs histoires. Lorsque nos histoires sont rassemblées et présentées ensemble, elles aident à exposer des schémas persistants de racisme, de sexisme, d'iniquité, de discrimination, d'intimidation, de répression, de coercition, d'abus, de punition injuste et de privilège incontrôlé. »

« Nous devons travailler ensemble, en tant que collègues - Corporate, AppleCare et Retail ; salarié et travailleurs à l'heure ; à temps partiel et à temps plein - pour exiger un changement systémique dans notre lieu de travail. Nous partageons tous une place dans l'annuaire, et pourtant, nous ne partageons pas le même traitement, et n'avons pas tous les mêmes droits. »

« Connectez-vous avec nous pour partager votre propre expérience, rester informés ou faire front commun en guise de solidarité avec d'autres employés Apple actuels ou anciens. Unis, nous pouvons collaborer pour créer un lieu de travail plus sain. »

« Nous travaillons ensemble pour rédiger une déclaration en notre nom, reflétant nos histoires et un aperçu des changements que nous attendons d'Apple ».

Source : Ashley

Voir aussi :

Apple obligerait ses employés à porter des caméras corporelles, semblables à celles portées par la police américaine, pour contrôler les fuites et s'assurer que les informations demeurent secrètes
Les employés d'Apple lancent AppleToo, un site Web pour recueillir des témoignages de discrimination et de harcèlement sur le lieu de travail

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Avatar de Fleur en plastique
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/09/2021 à 11:22
Ashley n'avait pas à avoir des photos d'elles nues sur son téléphone. Si elle en avait, elle avait bien l'intention de les montrer à des gens, non, cette petite perverse ? Là, au pire, ce sont juste les gars qui gardent les affaires sous clé qui pourraient se rincer l’œil de temps en temps. Il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat.

Même si cela se retrouve sur iCloud, aucun souci à se faire, le niveau de sécurisation d'Apple est inégalé.

Elle aurait donc mieux fait de se taire et elle pourrait encore travailler pour l'une des meilleures entreprises du monde au lieu de pointer aux Assedics comme maintenant et être la risée d'Internet.
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