
La majorité des travailleurs de divers pays exprime sa faveur au travail à distance
Avec la crise sanitaire de coronavirus qui a cours, le travail à distance s’est imposé à l’échelle globale. Un sondage de Gartner publié à mi-parcours du mois de mars 2020 révèle que 88 % (d’un échantillon de 800) des organisations disséminées à travers le monde ont fait passer leurs employés en mode télétravail. La majorité des travailleurs de plusieurs pays exprime sa faveur à l’approche. La tendance prend un coup de neuf avec un récent sondage de Livecareer. Celui-ci souligne que certains employés iraient même jusqu’à abandonner leurs postes si le retour sur site leur est imposé.
Plus de 1000 Américains ont procédé au partage de leur expérience du télétravail avec Livecareer. Il en ressort que 61 % sont désireux de rester en télétravail de façon permanente après la pandémie.
En cela, ce sondage s’inscrit en droite avec ceux de Zippia et de Deskeo parus au cours de l’année précédente. Grosso modo, la majorité des travailleurs de divers pays exprime sa faveur à rester en mode télétravail après la pandémie. C’est plus de la moitié des participants à l’enquête de Zippia aux USA qui affiche ce positionnement. Pareil pour la France où presque deux travailleurs sur trois souhaitent davantage travailler à distance après la crise.
Sur les 500 Américains qui ont pris part à l’enquête de Zippia, plus de 51 % préfèrent demeurer en télétravail plutôt que de se rendre dans un bureau. Dans le sondage Deskeo qui prend en compte les retours de 2915 professionnels, 62 % des sondés expriment clairement leur envie de poursuivre avec le travail à distance après la pandémie. En fait, la dernière publication de Deskeo révèle comme un changement de mentalité. En effet, elle fait suite à un précédent sondage (réalisé sur le même panel) qui avait mis en avant le fait que 76 % des participants regrettaient leur bureau une semaine après le lancement du confinement en France.
« Notre premier sondage réalisé après quelques jours de confinement nous indiquait que les trois quarts (76 %) des Français en télétravail forcé regrettaient déjà leurs bureaux. Après quatre semaines d’expérimentation nationale du home office, les Français ont non seulement pris l’habitude de travailler de chez eux, mais ils voudront le faire plus souvent après le confinement », commente Frank Zorn, co-fondateur de Deskeo.
Seuls 12 % des sondés dans la dernière enquête de Deskeo ne souhaitent pas changer leurs habitudes et attendent de retrouver leur ancien rythme de travail. L’enquête Zippia pour sa part a révélé que 32 % des participants US souhaitent retrouver le bureau.
Le récent sondage de Livecareer ouvre une fenêtre sur un détail supplémentaire quant à ce qui concerne ce lot de personnes désireuses de demeurer de façon permanente en télétravail : certaines sont prêtes à abandonner leurs postes si le retour sur site leur est imposé après la pandémie. Dans les chiffres, elles représentent près de 30 % des participants au sondage.
Télétravail en permanence : quels arguments ?
Qu’on soit aux USA ou en France, les arguments mis en avant en faveur du télétravail par les tiers en confinement sont : les gains de productivité et de temps, ainsi que le calme. En effet, d’après Zippia, plus de 44 % des sondés disent être plus productif en mode travail à distance. Si Deskeo ne fait pas dans le détail avec un chiffre lié à la productivité, l’opérateur de bureau flexible présente un autre susceptible de justifier le lien entre productivité et télétravail. D’après l’entreprise française en effet, 27 % des participants à sa dernière enquête valorisent le fait de pouvoir travailler au calme pour plus de concentration. Quant à ce qui est du dernier avantage, 38 % des participants au sondage Deskeo apprécient plus le télétravail pour ceci qu’il évite de perdre du temps dans les transports. Ce sont des données qui peuvent être mises à jour avec celle du sondage Livecareer :
Reste que ce sont les entreprises qui décident. Grosso modo, les avis à l’échelle globale sont mitigés quant à ce que le télétravail fera l’objet d’adoption en masse après la pandémie. Une majorité des sondés (79 %) par Livecareer prévoit de revenir à la formule de travail sur site.
Sources : Livecareer, Zippia, Deskeo
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