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Les femmes adoptent de plus en plus la cybersécurité comme parcours professionnel,
Mais elles sont 21 % moins payées que les hommes dans le secteur, selon (ISC)2

Le , par Stan Adkens

67PARTAGES

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Les données d’enquête sur la main-d'œuvre dans le domaine de la cybersécurité de l’organisme à but non lucratif (ISC)2 montrent qu’en 2019 les femmes représentaient environ 30 % des professionnelles de la cybersécurité dans le monde, soit une augmentation de six points de pourcentage par rapport à l'enquête de l'année précédente (24 %). Bien qu’elles soient toujours en nombre inférieur aux hommes, l'étude a également révélé que 63 % des femmes travaillant dans le domaine de la cybersécurité prévoyaient d'exercer cette profession dès l'université, contre 54 % des hommes. En outre, les femmes qui travaillent dans le domaine de la cybersécurité sont engagées à long terme dans leur rôle.

Dans le cadre de l’enquête, (ISC)2 a interrogé 3 237 personnes (dont 30 % de femmes) chargées de sécuriser les actifs essentiels de leurs organisations en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique latine et dans la région Asie-Pacifique. Si les hommes constituent toujours la majorité de la main-d'œuvre dans le domaine de la cybersécurité, l’étude a conclu que le pourcentage croissant de femmes, et leur position au sein des organisations, montrent que la cybersécurité offre un parcours professionnel enrichissant aux femmes qui choisissent cette carrière.


Les femmes professionnelles de la cybersécurité considèrent le domaine comme une carrière viable et gratifiante et une solide majorité d'entre elles prévoient de rester dans la profession jusqu'à leur retraite. Environ deux tiers (68 %) des femmes travaillant dans le domaine de la cybersécurité interrogées par (ISC)2 disent qu'elles prévoient de rester dans ce domaine pour le reste de leur carrière.

En considérant l’âge des femmes, les résultats de l'enquête révèlent que les femmes de moins de 45 ans sont nettement plus intéressées par une formation à la cybersécurité que celles de 45 ans et plus (69 % contre 37 %). Le taux était encore plus élevé chez les femmes âgées de 25 à 34 ans que chez les femmes âgées de 35 à 44 ans (75 % contre 60 %).

L’étude montre toutefois que malgré l'intérêt relativement élevé des femmes pour la cybersécurité pendant leurs études, un peu plus de la moitié seulement (53 %) des femmes intéressées par la profession ont commencé leur carrière dans le domaine de la cybersécurité. Toutefois, ce chiffre est nettement plus élevé que les 38 % d'hommes qui ont commencé leur carrière dans le domaine de la cybersécurité.

En termes de satisfaction dans l’exercice du métier, 69 % des femmes interrogées ont déclaré qu'elles étaient très ou assez satisfaites de leur travail, contre 66 % des hommes. Le chiffre est plus élevé pour les femmes dans la catégorie « très satisfait » - 34 % contre 27 % pour les hommes, selon le rapport. L'étude révèle également qu'une majorité de femmes professionnelles de la cybersécurité progressent avec succès dans leur carrière. Près d'un tiers (32 %) déclarent qu'elles sont « exactement là où je m'attendais à être dans ma carrière », contre 20 % des hommes. Un autre tiers (33 %) des femmes déclarent être « très proches » et 22 % « moyennement proches » de ce qu'elles espéraient.

Justement en ce qui concerne le succès dans leur carrière, les hommes obtiennent des scores plus élevés que les femmes dans certains domaines cruciaux, selon l’enquête :


Selon Andrea Moore, Community Manager chez (ISC)2, « le vif intérêt des femmes pour la cybersécurité est de bon augure pour l'ensemble de la population active. D'une part, il augmente le vivier de talents disponibles pour les fonctions liées à la cybersécurité ». Cependant, les femmes sont plus nombreuses que les hommes (22 % contre 13 %) à citer la discrimination comme un défi qu'elles ont rencontré au cours de leur carrière.

Les femmes dans le secteur de la cybersécurité 21 % moins payées que les hommes

Le rapport de (ISC)2 montre que les femmes sont nettement moins bien payées que les hommes, et les différences sont particulièrement marquées en Amérique du Nord et en Europe, où les hommes gagnent en moyenne environ 16 500 dollars de plus que les femmes. Le salaire moyen des femmes travaillant dans le domaine de la cybersécurité en Amérique du Nord est légèrement inférieur à 80 000 dollars, contre environ 96 500 dollars pour les hommes. En Europe, le salaire moyen des femmes est d'environ 40 500 dollars et celui des hommes de 67 000 dollars, selon le rapport.


Selon (ISC)2, cet écart salarial est le reflet de la société dans son ensemble. On estime qu'aux États-Unis, les femmes gagnent environ 80 centimes pour chaque dollar versé aux hommes. En considérant les tranches d’âge, les femmes dans la cybersécurité sont moins payées que les hommes dans le secteur des moins de 25 ans aux plus de 65 ans, selon le rapport.


« Les femmes dans ce domaine sont davantage confrontées à la discrimination et reçoivent une rémunération inférieure à celle des hommes », a déclaré Andrea Moore. « Si ces inégalités sont corrigées, la profession de cybersécurité pourrait attirer davantage de femmes », a-t-elle ajouté. « Cela serait bénéfique pour les entreprises, en stimulant la diversité et en attirant des points de vue différents, et pour l'industrie, en contribuant à combler le déficit de main-d'œuvre de quatre millions de travailleurs ».

Agata Nowakowska, vice-présidente de la zone EMEA chez Skillsoft, a commenté l’étude, d’après le site Web Information Age : « Si des progrès sont en cours pour l'égalité salariale des femmes, ils sont loin d'être terminés. L'examen auquel sont soumises des organisations telles que la BBC pour avoir un tel écart de salaires entre genres et BAME (Black, Asian, and minority ethnic ) a apporté un éclairage bienvenu sur cette question ». « En fait, 2020 a déjà vu les gros titres sur la façon dont la présentatrice de la BBC, Samira Ahmed, a gagné avec succès un procès contre la BBC sur l'inégalité des salaires. Nous devons en voir plus », a-t-elle ajouté.

« Les organisations doivent se lever et s'attaquer de front à ce problème. Les femmes ne devraient pas avoir à se demander si elles sont payées au même montant qu'un collègue masculin ayant le même rôle et les mêmes responsabilités. Si les entreprises se soucient réellement de l'égalité des salaires, elles devraient savoir que l'égalité des salaires est un avantage pour tous », a dit Nowakowska, d’après le site.

« Nous devons également enseigner l'égalité des sexes dans les écoles. Les garçons et les filles doivent apprendre à se considérer comme égaux et ils sont tous deux capables d'assumer n'importe quel rôle, que ce soit dans le domaine des STIM ou du leadership. Éduquer les enfants dès leur plus jeune âge est le seul moyen d'éliminer les préjugés inconscients qui nous affectent plus tard dans notre vie professionnelle ».

Un ratio hommes/femmes plus équitable au sein des équipes de cybersécurité profite aux entreprises, a déclaré Priscilla Moriuchi, membre de l'équipe Threat Intelligence chez Apple, à Forbes en 2018. « La diversité des points de vue, des dirigeants et des expériences est bonne pour les affaires. Plus nous avons de personnes et d'expériences variées pour défendre nos réseaux, meilleures sont nos chances de succès ».

Selon une étude publiée en mars par Tessian, une société de logiciels, il y existerait une sorte de discrimination à l’égard des femmes qui fasse que très peu d’entre elles s’intéressent au secteur de la cybersécurité. D’après le rapport d’étude, la majorité (89 %) des travailleuses de ce secteur aux États-Unis sont convaincues qu’il y a bien un problème de préjugé sexiste, tandis que seulement 49 % de leurs homologues au Royaume-Uni le pensent aussi.

Source : (ISC)2

Et vous ?

Que pensez-vous des conclusions de ce rapport ? Pertinentes ou non ?
Cette enquête confirme-t-elle le ratio hommes/femmes dans le département cybersécurité dans votre entreprise ? Veuillez partager votre expérience ?

Voir aussi :

82 % des femmes occupant des postes en cybersécurité aux USA pensent que l'industrie a un problème de préjugé sexiste, d'après une étude
Cybersécurité : les femmes sont meilleures que les hommes pour ce qui est de se protéger en ligne, selon un sondage
Pourquoi peu de femmes s'orientent vers les métiers informatiques ? Une ingénieure livre son analyse
Plus il y a d'égalité entre les sexes, moins il y a de femmes dans les STIM (la science, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques), selon les résultats d'une étude

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Avatar de user056478426
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 22:39
Il me semble que d'un profil à l'autre, le salaire peut être différent selon le diplôme et l'expérience, n'est-ce pas ? Je n'ai pas l'impression que ces études (qui sortent par centaines chaque année avec la même conclusion) prennent en compte ces facteurs.
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Avatar de stardeath
Membre expert https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 23:55
je ne comprends pas, des femmes avec un profil en informatique, il y en a quasiment pas qui sortent d'école.
toutes les entreprises que je connais ne font que ça de chercher des femmes à embaucher.
comment le peu de candidates peut avoir un plus mauvais salaire vu la concurrence, elle est où la logique là? ...
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Avatar de diabolos29
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 7:57
Ça comment à être pénible de voir toutes les discussions traitant d'une manière ou d'une autre de la place des femmes dans l'informatique systématiquement virer de la même manière.
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Avatar de transgohan
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 13:23
Citation Envoyé par tireb91913 Voir le message
Le sujet ce sont les écarts de salaires chez les femmes pas les hommes surpayés qui pleurent pour avoir un temps partiel pour jouer à la console.
Comment se décrédibilisé en une seule phrase...
Neckara a bien parlé d'homme demandant des temps partiel pour élever leur enfant.
Si tu déformes cela en "jouer à la console" tout en arguant depuis le début que le problème c'est les hommes c'est que tu n'es pas du tout dans le débat...
Les attaques gratuites ça va bien...

Signé : Un homme qui compte bien s'occuper de son enfant une fois qu'il sera né et qu'il sait très bien que son quota de jeu vidéo actuel va baisser très fortement avec ce nouvel être (tout comme le quota de jeu de madame au passe )
8  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 11:19
Citation Envoyé par tireb91913 Voir le message
C'est bien dommage, mais ça ne m'étonne pas du tout, les employeurs préfèrent des employés qui n'ont rien dans leur vie à part leur boulot. Nous les femmes travaillons pour vivre, les hommes vivent pour travailler.

Donc forcément nous sommes moins payés que les hommes, alors que nous fournissons un travail équivalent, mais bon cirer les pompes ça on ne fait pas ...

"mais bon cirer les pompes ça on ne fait pas..." Ah?

Les "promotions canapé" ne sont donc qu'un mythe???

Je sors
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Avatar de micka132
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 12:44
Dans tous les cas je suis persuadé que la Cyber-sécurité ne s'apprend pas à l'école.
Plus précisément de la même manière qu'en tant que dev on apprend que les bases à l'école, et le reste avec l'experience.
La fameuse courbe de Gauss qui fait que la plupart des gens sont moyens, puis quelques bons et quelques nulles.
Sauf qu'en cyber-sécurité il n'y a que les "bons" qui sont utiles.
"Pisser du firewall" n'a strictement aucun intérêt, et ne pas être toujours à la pointe fait que rapidement on applique des recettes de plus en plus périmé (et donc inutile).
Embaucher quelqu'un dans ce domaine parce qu’il à un diplôme dedans n'est absolument pas un gage d'utilité.
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Avatar de Irbyk
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 7:02
Je ne trouve pas le passage parlant de l'inégalité salariale dans le rapport (histoire de pouvoir lire quels ont été les critères de l'étude). Est-ce que ça vient d'une autre source ? Sinon est-ce que vous pouvez m'indiquer le paragraphe ?
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 9:11
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Heu... non.

  • vous faites plus de temps partiels ;
  • vous faites moins d'heures sups' ;
  • vous êtes moins ponctuelles ;
  • vous êtes moins prêtes à travailler pendant les vacances/jours fériés.


Dire que vous fournissez un travail équivalent est juste faux.
La vraie question est : est-ce que tous les points que tu soulignes sont choisis, ou subis? (je n'ai pas de réponse précise, hein - mais on peut quand même remarquer quelques tendances).
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 7:27
Les 80 cents pour 1 dollar gagné a été tellement débunké dans tous les sens, que de continuer à l'utiliser est d'une malhonnêteté flagrante.

C'est toujours la même chose, ils prennent les salaires moyens en ignorant tout le reste :
  • la position au sens de l'entreprise / poste ;
  • le volume horaire (au sens large) ;
  • l'entreprise (petite/grosse/réputée/etc.) ;
  • la productivité/attractivité de l'employé ;
  • etc. etc. etc.


Quant au fait de penser qu'il y a des préjugé... ben oui, avec toute leur propagande, les personnes finissent par y croire...

Et bien évidemment, on manipule une statistique malhonnête, pour avancer son idéologie, et pire, tenter de poser la main sur l'éducation de nos enfants... En même temps c'est un peu normal, à moins d'endoctriner des enfants, et de leur bourrer le crâne, leur idéologie est vouée à la mort...
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/07/2020 à 10:57
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Bah ultimement, c'est ton choix. Nier l'agentivité des individus n'est franchement pas mieux.
Je ne la nie pas, je dis juste que ce n'est pas le seul élément pris en compte lors d'une décision. Je ne suis pas un gauchiste, hein (eux n'hésitent pas à dire ça). Mais le poids du récit collectif est toujours présent.

Tiens, exemple assez ciblé. Je suis entré chez Choupa en 2000. Mon premier contrat. Zéro négociation de salaire. J'ai passé deux entretiens préliminaires ou on a pas parlé de salaire, puis ils m'ont directement envoyé le contrat avec le salaire déjà marqué dessus. On ne peut pas dire que mes qualités de négociateur aient eu la moindre influence. Et c'était pareil pour tous les piou-pious qu'ils recrutaient en masse à l'époque pour les former avant de les envoyé chez le client. C'était pareil pour Suzanne, BAC+5 comme moi. Je me suis retrouvé sur la même mission que Suzanne en 2003.

Je veux dire, ça commence à dater, mais on est dans un cas d'école. On était tous les deux des BAC+5 venant d'autres domaines scientifiques, entrés en même temps (mai 2000), du même âge, et avec la même marge de négociation (i.e. peau de zob). On a tous les deux fait partie des gens assez bons pour survivre au grand nettoyage de l'après euro. On était sur la même techno, chez le même client, dans la même équipe, et la chef coté client était satisfaite de nous deux. Elle touchait juste 20% de moins que moi!!!!! Elle a gueulé auprès de la commerciale, et a fini par obtenir un rattrapage (sur deux ans, d'ailleurs, donc pour arriver en 2005 au niveau ou j'étais en 2003 - j'ai été augmenté en 2004).

Donc, moi, je ne me suis donné que la peine de naître. Elle, elle a du questionner ses collègues masculins, en trouver un assez sympa pour donner son salaire réel, remuer ciel et terre, pour obtenir un rattrapage même pas total (bon, à l'arrivée, la différence était minime. -mais pas inexistante non plus). Et elle avait la même évaluation que moi, encore une fois. Ce n'est pas le cas le plus fréquent, mais c'est arrivé, et ça arrive encore. Ca, c'est structurel (plus que systémique, d'ailleurs). Ils lui ont envoyé un contrat qui n'était pas le même qu'à moi. J'avais un prénom masculin. Pas elle. Seule différence.
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