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Les entreprises recherchent surtout les ingénieurs expérimentés en Go et en réalité augmentée / virtuelle
Alors que les ingénieurs préfèrent surtout JS et Python, d'après un rapport

Le , par Victor Alisson

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Le domaine de la réalité augmentée / virtuelle succède à celui de l’ingénierie de blockchain, en ce qui concerne les métiers d’ingénieur logiciel les plus demandés par les entreprises sur le marché du travail. D’ailleurs, ce sont les développeurs en langage Go qui sont les plus recherchés, tandis que les préférences des ingénieurs se concentrent surtout sur Python, JavaScript et Java. Ce sont quelques-unes des informations qui ressortent du rapport « 2020 State of Software Engineers » de la plateforme Hired.com qui rassemble les talents technologiques et les entreprises innovantes. Il importe donc de faire un survol de ce rapport pour en apprécier les substances.


En termes de méthodologie, ce rapport a été élaboré à partir d’une base de données se focalisant sur les ingénieurs logiciels concernant 13 villes, 400 000 demandes d’entrevue et offres d’emploi, 10 000 entreprises, et 98 demandeurs d’emploi. À cela s’ajoute une enquête réalisée directement auprès de 1600 ingénieurs logiciels sur la plateforme de Hired.com, surtout à propos des préférences de travail des développeurs.

Les demandes d’embauche : les meilleurs emplois en génie logiciel

Voici quelques informations clés sur la dynamique des métiers d’ingénieur logiciel, selon ce rapport de Hired.com :

  • L’année 2020 semble être l’année de la réalité augmentée / virtuelle avec une forte augmentation de plus de 1400 % pour les métiers relatifs à ce domaine. Cela donne des idées sur le positionnement de ces technologies qui gagnent de plus en plus en application en dehors du domaine des jeux. La réalité augmentée / virtuelle arrive certainement à maturité actuellement, de manière à attirer l’attention de nombreux secteurs d’activité, à l’instar des entreprises du cosmétique et de la vente au détail. En 2018, ce rôle a été tenu par les ingénieurs de la blockchain (517 % de croissance) qui ont désormais connu un relatif ralentissement jusqu’à connaitre un taux de croissance annuel de 9 % seulement en 2019 ;
  • La demande d’embauche d’ingénieurs du jeu est en augmentation de 146 %, par rapport à 2018 ;
  • Les ingénieurs de sécurité sont aussi en nette augmentation de 49 %, mais cette croissance est relativement lente par rapport à 2018 (avec 132 %) ;
  • La demande d’ingénieurs frontend et backend a progressé régulièrement de 17%, ce qui laisse entendre que la tendance générale des entreprises (et non seulement des grandes firmes de la Silicon Valley) est celle de devenir une entreprise technologique.

Il faut noter que 74 % des ingénieurs logiciels dessinent une perspective positive pour la réalité augmentée / virtuelle à un horizon de 5 ans : selon eux, il faudrait donc attendre ce délai (de moyen terme) pour voir le plein impact de ces technologies sur le monde du travail. D’ailleurs, 46 % des ingénieurs classent la réalité augmentée / virtuelle parmi les trois meilleures technologies qu’ils souhaitent apprendre en 2020.

Salaire attrayant pour les ingénieurs logiciels

Les ingénieurs en machine learning se trouvent parmi les 10 premiers postes les mieux payés, dont les ingénieurs de San Francisco qui se place en tête avec un salaire annuel moyen de 162 000 dollars ; c’est en augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente. L’on y classe également les ingénieurs en Natural Language Processing, de sécurité, et de jeu. En tout cas, dans l’ensemble, les ingénieurs logiciels ont connu une croissance de leur salaire moyen de l’ordre de 13 % à Londres, de 7 % à Toronto, de 7 % également à New York et de 6 % à San Francisco.

Ceux qui travaillent dans le domaine de la recherche pourraient être incités à migrer vers le nord, en l’occurrence à Toronto où les salaires annuels des ingénieurs de recherche ont augmenté d’environ 30 % en 2019, pour culminer à près de 113 000 dollars canadiens. Quant aux informaticiens de la réalité augmentée / virtuelle, ils seront probablement attirés par les offres d’emploi venant des entreprises de San Francisco qui paient un salaire annuel autour de 150 000 dollars.

Les langages de programmation sur le marché du travail

Les situations pour l’année 2019 ne sont pas significativement différentes de celles de l’année d’auparavant en ce qui concerne le positionnement des langages sur le marché du travail. Ainsi, Go reste le langage le plus demandé par les recruteurs, étant donné que les ingénieurs expérimentés en ce langage ont décroché en moyenne 9 demandes d’entrevues d’embauche (c’était 9,2 pour l’année 2018) dans les deux à six premières semaines après la parution de l’offre d’emploi. Désormais, les statistiques relatives au nombre des entrevues demandées par les entreprises demeurent quasi-constantes ; c’est aussi le cas au sujet du classement des langages les plus sollicités dans les expériences des ingénieurs. Cela suggère que, sur ce point plus particulièrement, l’offre de compétences (émanant des ingénieurs) est encore inférieure à la demande du secteur.

Concernant les expériences des ingénieurs avec les différents langages de programmation dans le monde professionnel, il peut être surprenant d’apprendre que ceux qui ont de l’expérience de plus de 10 ans obtiennent de demandes d’interview en moins par rapport à ceux ne disposant que 4 à 10 années d’expérience. Les développeurs disposant de 4 à 6 ans d’expérience ont intérêt à mettre l’accent sur leurs compétences en Go, tandis que les ingénieurs ayant 6 à 10 années d’expérience devraient surtout insister sur leur savoir-faire en Ruby. Les informaticiens séniors, avec plus de 10 années d’expérience, sont mieux servis s’ils sont qualifiés en Go et Scala.

En fait, les compétences des ingénieurs logiciels à coder dans un langage proviennent non seulement de leurs formations initiales (50 %), mais également de l’autodidactie (22 %) et de la participation à un programme de cours intensif (le bootcamp, plus précisément, 10 %). Désormais, de nombreuses entreprises utilisent souvent le bootcamp de codage pour répondre à leurs besoins de compétences sur des langages de programmation spécifiques, et 72 % des professionnels issus de ce procédé de formation ont avoué que cela les avait effectivement aidés à se forger un emploi d’ingénieur.

Pour ce qui est des tests réalisés en vue de l’obtention d’un poste désiré, près de deux tiers des ingénieurs logiciels estiment que ces tests n’ont pas été véritablement pertinents au regard des pratiques professionnelles quotidiennes d’un ingénieur. En fait, 12 % seulement des développeurs qui répondent aux offres d’emploi se soucient vraiment des entretiens comportementaux (behavioral interviews). Par contre, ils sont respectivement 42 % et 38 % à avoir du sérieux stress face aux tests de codage et aux sessions de whiteboarding.

Préférence des ingénieurs logiciels en langages

Dans la préférence des ingénieurs, Python, JavaScript et Java tiennent les premières places, notamment à cause de leurs bibliothèques et packages considérés comme bien entretenus. L’on peut également citer d’autres facteurs influençant la préférence à un langage, tels que la disponibilité des ressources pour l’apprentissage et le développement, le fait que c’est tout simplement « amusant » de programmer avec ce langage, l’expérience avec le langage, le soutien apporté par une communauté importante vis-à-vis du langage en question, et la demande des entreprises qui utilisent ce langage. En revanche, Ruby, PHP et Objective C seraient les langages les moins prisés par les ingénieurs logiciels. Parmi les raisons évoquées pour ne pas aimer un langage, il y a le fait de ne pas trouver celui-ci « amusant », sa complexité, et une certaine mauvaise expérience connue avec ce langage.


Force est de constater que la demande des développeurs en matière d’emploi ne s’aligne pas toujours avec les offres des entreprises. Par exemple, alors que l’ingénierie en réalité augmentée / virtuelle constitue la compétence associée à la demande (des entreprises) qui croît le plus rapidement sur le marché du travail, un quart seulement des candidats qualifient ces technologies dans les domaines qui les intéressent le plus.

En outre, 34 % des ingénieurs logiciels déclarent contribuer aux logiciels open source, juste parce que c’est amusant. Cela dit, le plaisir semble être un moteur puissant dans le métier de ces professionnels dont 85 % affirment être heureux de poursuivre ce cheminement de carrière. Par ailleurs, les trois principaux problèmes auxquels ils désirent contribuer à résoudre, grâce à leur métier, sont relatifs au réchauffement climatique, au manque d’opportunités économiques, et au faible accès à l’éducation dans le monde.

D’ailleurs, voici les quatre premiers objectifs de carrière les plus cités par les ingénieurs logiciels :
  1. continuer à construire des « choses sympas » ;
  2. devenir un leader de la technologie ;
  3. être un chef de produit ;
  4. créer sa propre entreprise.


Enfin, sur le plan des habitudes dans le travail, quelques informations écartent les mythes souvent associés à un ingénieur informatique d’être quelqu’un de noctambule et introverti. En effet, la plupart des ingénieurs logiciels (66%) aiment se lever tôt plutôt que dormir et travailler tard. De plus, près de la moitié des développeurs ayant participé à l’enquête préfèrent aller quotidiennement rejoindre son bureau en entreprise que travailler totalement à distance. Par ailleurs, ces professionnels déclarent ne pas prendre plus d’une tasse de boisson caféinée par jour pour dynamiser leur journée de travail.

Source : Hired.com

Et vous ?

Que pensez-vous de ces informations sur l’évolution du métier d’ingénieur logiciel ?

Voir aussi :

La difficulté à recruter de bons ingénieurs en informatique résulte-t-elle de la baisse générale du niveau scolaire, notamment, en maths et en sciences ?

La demande d'ingénieurs blockchain est en forte croissance avec une augmentation de 517 % de 2018 à 2019

Les développeurs sont à la tête des métiers les plus demandés en France

75% des salariés français du numérique désirent s'expatrier pour leur carrière d'après une étude menée par BCG et Cadremploi

La plupart des startups prometteuses utilisant l'IA se basent aux États-Unis : elles sont surtout dans le domaine des sciences de la vie et les industries informatiques, selon une étude

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Avatar de setni
Membre actif https://www.developpez.com
Le 18/03/2020 à 10:59
Number of interview requests per candidate
On fait dire ce que l'on veut aux chiffres. Ce que nous dis ce graphique est clair:

Les devs GO, Ruby et Scala sont très demandés parce qu'ils sont rares. Pas forcément parce que beaucoup de boites en veulent.
En mettant en face l'usage de ces langages par rapport au JS/Python/Java, la mise en perspective rend le graphique plus clair.
Demandez à des recruteurs, ils confirmeront surement.
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