Programmation : les travailleurs doivent-ils disposer d'un plan B avant leurs 40 ans ?
Ce, pour éviter la discrimination basée sur l'âge ?

Le , par Patrick Ruiz

83PARTAGES

29  0 
« Six ans après avoir terminé leurs études collégiales, 57 % des diplômés en informatique travaillent comme programmeurs. À 15 ans, ce chiffre tombe à 34 % et à 20 ans, alors que la plupart n'ont encore que la quarantaine, il est tombé à 19 %. En revanche, les chiffres pour le génie civil sont de 61 %, 52 % et 52 %. »

Ces chiffres sont du Bureau du recensement des USA dans un article publié par le New York Times il y a 21 ans. Le quotidien new-yorkais attirait l’attention sur un problème d’alors : la discrimination basée sur l’âge des travailleurs de la filière de la programmation informatique. De vieux chiffres dira-t-on, mais qui prennent un coup de neuf avec ceux de récents développements qui, en sus, attirent l’attention sur le fait qu’il s’agit d’une tendance globale.

Tenez par exemple les conclusions du rapport 2019 de The Workforce View in Europe. Dans une étude qui a concerné 10 585 personnes salariées sur le continent, il ressort que la discrimination au travail touche à 30 % des participants à l’enquête. D’après ce rapport, les signalements faisant état de discrimination sont les plus nombreux au Royaume-Uni, où plus d’un tiers (38 %) des participants déclarent en avoir été la cible, contre seulement un cinquième (18 %) des salariés aux Pays-Bas. Si l’on entre dans les détails, la discrimination liée à l’âge est celle qui prévaut en France (12 %). C’est une réalité qui semble bien admise sur ce site puisque bon nombre d’intervenants soulignent qu’on peut facilement se sentir vieux avant même d'atteindre la quarantaine, surtout quand on se retrouve dans une entreprise où les trois quarts des nouveaux développeurs embauchés viennent de sortir de l’école.

L’Asie est représentée au travers de ce qui se passe en la matière en Chine. Bien que la législation chinoise interdise la discrimination basée sur le genre, la religion ou l’invalidité, il est tout à fait légal pour les employeurs de fixer des critères de recrutement basés sur l’âge. Ce que l’on constate sur le terrain est que ceux du domaine de la Tech. recrutent en priorité les personnes de moins de 30 ans. La pression sur les « seniors » existe dans toutes les industries chinoises, mais elle est particulièrement remarquable dans le domaine de la technologie où on fait face à une frénésie d'embaucher de jeunes talents. La discrimination basée sur l’âge commence donc encore plus tôt en Chine où « le fait de travailler dans le secteur de la technologie est assimilé à être un athlète professionnel. »

Sans s’appesantir sur les réalités du marché de l’emploi d’un pays en particulier, Vivek Wadhwa, un ancien de Harvard et entrepreneur d’origine indienne a, il y a quelques années généralisé : « avec l’âge, la valeur d’un programmeur diminue sur le marché de l’emploi, il devient plus difficile pour ce dernier d’obtenir un job. »



Une observation du marché de l’emploi permet une extraction de facteurs susceptibles d’expliquer que les employeurs préfèrent les profils juniors. Primo, il y a que la valeur d’un employé est déterminée par son expérience dans des technologies pertinentes pour l’employeur. Deuxio, la filière de la programmation informatique subit des changements technologiques fréquents. Même si ce dernier facteur n’annule pas de façon totale les compétences des seniors, c’est l’un de ceux qui placent les juniors en pôle position aux yeux des recruteurs. À côté, il faut mettre les questions de compensation entre expérience professionnelle et salaire. Le fait est que les entreprise préfèrent les profils juniors parce que moins coûteux et plus aisément exploitables.

La question de savoir s’il est possible de rester de façon durable comme développeur au sein d’une entreprise se pose dès lors. Elle-même attise les réflexions sur le plan B. À ce sujet, deux pistes s’imposent aux tiers désireux de rester dans l’univers de la programmation informatique : le management et l’entrepreneuriat.

Source : billet de blog

Et vous ?

Doit-on prévoir un plan B avant ses 40 ans lorsqu’on travaille comme développeur ? Si oui, quelle serait l’approche idéale ?
Avez-vous déjà été victime de discrimination basée sur l’âge ?
Pensez-vous qu'il est possible de rester durablement développeur dans une entreprise ?
À partir de quel âge pensez-vous qu’il est raisonnable pour un développeur de s’orienter ailleurs ?
Quel est l'âge maximum des développeurs dans votre entreprise et que deviennent-ils une fois considérés comme rouillés ?

Voir aussi :

Les programmeurs seniors seraient sacrifiés sur l'autel du jeunisme, l'entreprenariat deviendrait leur seule chance d'avoir un bon travail

L'un des plus grands ingénieurs d'Apple, maintenant à la retraite, refusé à un poste de technicien dans un Apple Store à cause de son âge ?

Trolldi : à partir de quel âge est-il raisonnable pour un développeur de s'orienter ailleurs ?

Emploi : une étude suédoise indique que les candidats de plus de 40 ans sont filtrés dans les processus d'embauche, qu'en est-il de l'IT en France ?

Discrimination à l'embauche : 269 personnes ont initié un recours collectif contre Google estimant avoir été écartées sur la base de leur âge

A trente ans, on est déjà trop vieux pour prétendre à certains postes IT en Chine, les recruteurs préférant les profils plus jeunes

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Vincent PETIT
Modérateur https://www.developpez.com
Le 03/08/2019 à 11:42

Mon avis perso c'est que oui il faut un plan B et cette tendance de fond touche plein d'autres secteurs.

Pourquoi ?

Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Primo, il y a que la valeur d’un employé est déterminée par son expérience dans des technologies pertinentes pour l’employeur.
Aujourd'hui je constate que les employeurs s'en tapent de la qualité et de facto de l'expérience de ses salariés qu'ils considèrent juste comme des ressources.

Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Deuxio, la filière de la programmation informatique subit des changements technologiques fréquents. Même si ce dernier facteur n’annule pas de façon totale les compétences des seniors, c’est l’un de ceux qui placent les juniors en pôle position aux yeux des recruteurs.
Ça c'est l'appétence de l'employeur pour des outils nouveaux qui feront gagner de la performances.

Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
À côté, il faut mettre les questions de compensation entre expérience professionnelle et salaire. Le fait est que les entreprise préfèrent les profils juniors parce que moins coûteux et plus aisément exploitables.
Ahhhh ! Voilà la véritable raison et qui est consolidée par ce que j'ai écrit ici dessus.

Dans un monde où l'employeur est un banquier :
- Il ne verra que la performance, reléguant la qualité qui découle des compétences, à quelque chose de non prioritaire (qu'on peut aller chercher autre part, sur internet, chez un sous-traitant etc...)

- Il sera intéressé par les nouvelles techno car elles apportent du gain de productivité.

- Il préférera des ressources toutes fraîches car elles connaissent les outils plus efficaces, elles sont plus malléables et surtout elles coûtent moins chers à l'entreprise.

Je suis intimement convaincu que ce cycle finira par s'effondrer sur lui-même lorsqu'arrivera un vrai problème dans des sociétés où les compétences/expériences sont perçues comme secondaires, ce n'est qu'une question de temps. L'entreprise Boeing en est un exemple, EDF avec son EPR en est un autre.

C'était un avis très personnel
25  2 
Avatar de romatou18
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 06/08/2019 à 0:18
Le amis, vous vous prenez la tete sur des points de details, dev web, serveurs rapides, gestion project etc.

1) Pourquoi tout le monde se referre a des buzz word et des titre theoriques et personne ne mentionne ce qu'il se passe vraiment en entretien d'embauches ?
2) Pourquoi personne ne mentionne la difference enorme entre les methodes de recrutements des grands groupes vs, les PME, qui different enormement et recherche nt souvent des profils tout a fait differents : concretement profils tres specialises vs profil autonomes, et tres polyvalents ?!

En entretien sauf exception, il est difficile de dire je suis competent en X Y Z language, et je suis BAC+5, et de ne pas etre capable de demontrer une repartie instantanees sur des questions fondamentales + tests de programmation.

Pour ma part jai bosse en France, Ecosse, Nouvelle Zelande, des pays avec des phylosophies de travail et recrutement bien differentes, mais il n'en reste pas moins qu'une boite qui veut vraiment un candidat competent dans un ou plusieurs domaines particuliers ne laissera pas la phase de recrutement au hasard.

Pour ma part jai eu a faire des entretiens, longs de plusieurs heures, multiples, dans lesquels on fait face aux travailleurs, pas aux rectruteurs dans les etapes finales, dans lesquels on ne parle meme plus de diplomes, d'age ou de couleur de peau, mais on se refere a la qualite des reponses donnees aux problemes a resoudres et aux tests de connaissances.

Enfin particularite Francaise constatee entre 2013 et 2015 : Certains grands groupes ont des criteres bien rigides, et considere qu'un developpeur doit se commuer en chef de projet, alors que les mecs qui sont dans les vifs du sujets savent pertinemment que developeur et gestion de projets, et d'equipe sont 2 choses bien differentes, comme comparer patissier et menuisier, ca sonne pareil mais c'est pas la meme chose, ne reclame pas du tout les meme competences.

Au royaume uni ou Nouvelle Zelande, le titre compte peux y compris dans les grands groupes, et pour avoir bosse dans une boite comme Cadence(.com) sur des logiciels C/C++ linux de 25 ans d'age et qq millions de lignes de code, comme Virtuoso (design de microprocesseurs mixte et analogiques), les developpeurs de 50 ans et plus sont:
- la majorite,
- sont les pilliers des equipes de dev
- les chefs de projects coordonnent les equipes et ne mettent pas les mains dans le code, sont souvent issues de branche totalements differentes que le dev
- la progression du developpeur se fait par promotions officielles liees a l'anciennete un peu mais a la progression en competences surtout, mais qui prend du temps naturellement
- les developpeurs experimentes sont bichonnes car difficilement remplacables, meme pas par quelqu'un de competent mais sans experience d'au moins 2 ou 3 ans sur le produit, vu la necessite de connaitre parfaitement l'historique du code pour etre efficace.

Donc ces considerations generalisante sur l'age des developpeurs sont peut etre plus valables dans le context des "nouvelles technologies" le web, les app mobiles ou le dev est assez repetitifs et les projets de courtes duree, donc la complexite souvent basse ou moyenne.

Des que l'on touche a des projets de plus grande complexite algorithmique ou structurelle, et qui durent plus longtemps, rectruter des seniors n'est pas une option.= meme pour un grand groupe avec des regles rigides.

Sans expertise certains problemes ne se resolvent pas ou trop lentement.

Encore faut t il avoir travaille sur de tels projets pour s'en rendre compte.

A 25 ans je gagnais 27K, 28ans 45K et maintenant 55K, et jusqu'a prevue du contraire ca continue.

Aussi jamais fait de gestion de projet par contre former et aider les dev juniors sur des problematiques de defaut de pages, optimisation utilisation memoire cache, temps de demarrage d'une appli, etc, des trucs qui ne s'apprenent pas a l'ecole et pas en un jour, ca se monnaie et compare a certains avec qui jai bosse je ne suis qu'un petit poisson en termes d'expertise et rapidite de resolution de problemes pas simples.

Romain 33 ans, dev c/c++ embarque et outils CAD, pas issue de grandes ecoles aux titres plaque Or, mais DUT + universite + apprentissage dans l'industrie comme tout le monde + des choix pertinents pour ne pas toujours faire la meme chose et apprendre qq competences monnayables au passage.
11  0 
Avatar de sergio_is_back
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 06/08/2019 à 11:48
Citation Envoyé par pierre++ Voir le message
Moi je dis "bravo" et je suppose que tu es sur Paris pour pouvoir maintenir un réseau dynamique et suffisamment important.
Je suis dans le dév depuis plus de trente ans (autodidacte) et ce qui est dit ici révèle bien le mal français :
- Sentiment de passage obligé par les SSII (Tout le monde veut y passer même on sait que c'est de la merde)
- Parisianisme du réseautage (Y'a pas qu'a Paris qu'on peut se faire un réseau)

Même les politiques qui pleurent l'absence de GAFA français ignorent complétement ce qui se passe ailleurs qu'a Paris

En Auvergne par exemple on cherche à débaucher des développeurs dans les grandes villes (pas des pisseurs de code, des vrais développeurs), et si les salaires sont généralement moins élevés (prévoir 200/300 d'euros de moins) que dans les grandes métropoles la vie y est aussi beaucoup moins chère et le turn-over moins important... Pour ma part je suis depuis 15 ans dans ma boite (une PME de 20 personnes), je travaille sur des projets variés, en France mais aussi pour d'autres pays (Suède, Croatie, Italie, Espagne, Maroc, Chine, etc... et même les US, puis Singapour récemment)...

Ici les dév seniors qui ont de l'expérience et peuvent suivre un projet de bout en bout sont recherchés, pas comme dans les SSII qui les fuient comme la peste...

Le mal français c'est aussi :
- La faute des développeurs qui croient tous qu'il faut ABSOLUMENT faire carrière à Paris (voir le post de Pierre++)
- Les employeurs (SSII principalement) qui veulent baisser les marges (car ils sont pléthore sur la place et c'est en jouant les moins-disant qu'ils peuvent percer)
- Les recruteurs, qui sont étrangers au boulot et qui se basent plus sur le diplôme que sur les compétences (qu'ils sont incapables d'évaluer)
- Les politiques qui ignorent la situation et ne distribuent les aides qu'aux entreprises des métropoles et ne comprennent pas qu'il y a des entreprises innovantes partout en France...
- Les fraichement diplômés qui sortent et croient qu'ils vont gagner 50K dans leur premier job et parce qu'ils connaissent une techno à la mode pensent qu'ils sont le monde entre leurs mains (ils déchantent quelques années après)
- L'éducation nationale et les établissements privés qui sont dans leur tour d'ivoire et s’intéressent peut (voir pas du tout) aux industries et au marché de l'emploi (y'a qu'a voir l'intitulé - et le programme - des formations)
- Et enfin les banques qui la plupart du temps ne jouent pas le jeu... (Sauf quand on est une "Startup" et que l'on est parisien de surcroit)

C'est pour toutes ces raisons qu'il n'y aura jamais de GAFA français....

Tout ça me fait penser à une déclaration d'un ministre il y a quelques années (c'était sous Hollande ou Sarkozy je ne sais plus) qui disait :

"C'est pas le patron de la petite PME de Clermont-Ferrand qui va aller travailler au Japon..."
7  0 
Avatar de olivier50
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/08/2019 à 18:12
Bonjour, je pense qu'on peut être développeur toute sa carrière, tant que la passion est là on arrive à développer son expertise et donc à durer.

Par contre ce qu'il se passe, je dirais deux choses:

-1er cas: il y a plein d'étudiants diplômés qui vont vers l'info car ils ne trouvent pas de travail dans leur branche. Au début ils ont un gagne pain mais certains arriveront à durer d'autres pas car ça ne les intéresse pas.

-2nd cas: dans certaines branches, comme le web, certains produits se prennent en main à 14 ans donc à 40 on finit par trouver ça un peu bébé et on a envie a de faire autre chose. La passion s'érode et on n'arrive plus à s'extasier comme un jeune pourrait le faire car on ne veut plus se contenter de manipuler simplement un produit.

Mais vu la spécialisation croissante, l'exigence croissante sur la maitrise des produits je pense au contraire qu'il n'y a pas d'inquiétude particulière sur ce sujet à avoir.

A+
6  0 
Avatar de cecedu26
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 04/08/2019 à 21:52
Chez nous le probleme a ete grandement simplifié et il suit la tendance. Developpement archi micro services, du coup des dizaines de bac+2 mal payés suffit pour 'pisser du code'.
Eux sont contents car ils sont embauchés et peuvent toucher des technos recentes.
Ne restent que quelques architectes pour definir les canevas de code et les devs codent betement sans trop savoir d'ailleurs (puisqu'ils ne codent qu'un element et ne connaissent pas les interactions avec les autres). Moralité les architectes se gavent car etant les seuls a connaitre l'archi; les devs eux sont des mauriciens/indiens a qui on ne demande pas de creativité. Juste pisser du code comme le modele qu'on leur a donné.
Un ingenieur debutant commence d'ailleurs chez nous sur un projet comme developpeur et generalement le projet d'apres il passe a de l'encadrement (car le metier de dev ne l'interesse plus).
Malheureux a dire mais c'est une forme d'uberisation du travail. De la main d'oeuvre pas cher qu'on peut remplacer a merci - ce ne sont pas des experts.
C'est beau un monde plein de micro services mais faut etre du bon coté quand on part dans ces archis.
En tout cas je comprends pourquoi toutes les boites y vont a fond dedans (pas pour resoudre des problematiques de logiciels "monolithiques" comme souvent expliqué mais plutot comme moyen d'uberiser le metier de developpeur). C'est triste mais ca fonctionne.
7  1 
Avatar de BLeguillou
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 05/08/2019 à 13:55
J'ai presque 62 ans et toujours en activité sur les anciennes et "nouvelles" technologies. Et de plus je suis consultant.

Bon c'est vrai que c'est pas facile tous les jours et que c'était plus facile il y a quelques années.
6  0 
Avatar de walfrat
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/08/2019 à 15:50
Suis-je le seul à trouver la comparaison génie civil / programmeur bancale ?

Un programmeur peut évoluer vers l'architecture, la conception (bon ok en vrai à part l'archi système, l'UML c'est pour les kikoos dans bien des projets selon ceux qui dirigent), c'est d'ailleurs la suite logique pour beaucoup de monde.

Donc bien que le fait qu'un programmeur de 20 ans d'expérience puisse être jeté à la poubelle est une réalité, la comparaison ne me paraît vraiment pas sérieuse.
5  0 
Avatar de SimonDecoline
Membre expert https://www.developpez.com
Le 04/08/2019 à 15:02
Citation Envoyé par foetus Voir le message
le métier développeur est un métier Bac+3 accessible par tout le monde et dedans il y a notamment les jeunes diplômes.
Qu'appelles-tu "métier développeur" exactement ?
Parce que rien que dans les offres d'emploi, on demande souvent des dev bac+5 avec de l'expérience.
5  0 
Avatar de foetus
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/08/2019 à 20:31
Citation Envoyé par SimonDecoline Voir le message
Qu'appelles-tu "métier développeur" exactement ?
Parce que rien que dans les offres d'emploi, on demande souvent des dev bac+5 avec de l'expérience.
Développeur c'est faire du code

Mais tu as raison. En France on demande un BAC+5. Mais pour moi c'est un piège : parce que lorsque tu n'as que très peu d'expérience (moins de 2 ou 3 ans), on va te demander de coder (et faire 2-3 documents et 2-3 réunions rien de méchant)
Mais ensuite, on va te demander de plus en plus d'avoir des responsabilités et donc d'honorer ton BAC+5.

En lisant les fils de discutions sur ce site, j'ai l'impression que le métier informatique c'est simple : tu peux trouver facilement un emploi, tu peux changer de domaines facilement, ....
Lorsque je vois un site comme Monster qui ne trie même pas les offres par date, et que tout le monde le met en avant

Mais, de mon expérience, si tu restes développeur après 4 - 5 ans d'expériences, sans te spécialiser, sans avoir eu réellement des responsabilités (gestion de projets, gestion d'équipes, ...), les recruteurs te prennent pour un moins que rien.
Et tu comprends ce qu'est de te retrouver dans cette masse de développeurs (reconverti, jeunes diplômées, ...) et qu'on te demande X langages, X cadriciels/ bibliothèques, parler en anglais C1, ... pour un salaire au ras des pâquerettes.
5  0 
Avatar de romatou18
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 06/08/2019 à 0:31
Citation Envoyé par Mrsky Voir le message
Tout ce qui est dit dans les posts précédent fait sens dans un environnement franco-français. On va encore faire la comparaison avec le milieu anglo-saxon mais ça ne fonctionne pas du tout comme ça pour nos collègues anglais, américains, australiens et autres.
Carrement. En France pour avoir passe des entretiens grands groupe / trou du *** francais limite au petit monde d'un seul pays, parfois des gens qui croient que seuls les francais savent coder, ou developer ou gerer, se referrent a leur grille salariale, leur titre dores francais, leurs ecoles favorites, et meme si le candidat passe l'entretient car demontre des competences certaines, ils te proposent un salaire risible, du fait que tu tu ne sors pas de leur petit monde ecoles francaises, bien etrqiue.

Ce qu'il se passe alors c'est que le candidat competent s'en va voir une entreprise qui cherche a payer pour des competences et non pour un titre plaque or bleu blanc rouge.
Au final la perte de talent se trouve du cote de ces employeurs bornes au bleu blanc rouge.

Mais les seniors competents qui ont vraiment une competences monnayable ne seront que mieux chez un employeur qui a vraiment besoin d'eux, et l'ordre naturel lie a cette competence s'instaure ensuite rapidement dans une equipe, celui qui a les bonnes reponses, et debloque les tuyaux bouches systematiquement devient de fait un leader, pas le mec qui a des titres, le tuyaux en general ne se debouche pas avec un bout de papier bleu blanc rouge ;-) mais avec de l'astuce et de la reflexion, quelle qu'en soit sa provenance.
5  0 
Contacter le responsable de la rubrique Emploi informatique et développeurs

Partenaire : Hébergement Web