Avez-vous l'impression d'avoir réussi ou raté votre carrière ?

Le , par peter27x, Membre éclairé
D'avoir passé des années par exemple dans une boite à faire du dev qui ne vous a rien apporté (langage non porteur, méthodes de travail à la hussarde (pas d'analyse (imposé par votre chef abruti au possible)), métier cible des applis non porteur lui non plus, etc...).

Moi j'ai cette sensation parfois, quand je vois tout ce qui existe en terme de technos, de plateformes, etc... et que comme un con j'ai eu un parcours assez pourrave qui fait que maintenant j'ai la sensation d'être "à la rue" côté connaissances / compétences ... alors que pendant tout ce temps "perdu" j'ai pas arrêté de bosser ! Et pas qu'un peu...

A vous ?


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Avatar de olivier2013 olivier2013 - Membre éclairé http://www.developpez.com
le 14/09/2013 à 14:59
Citation Envoyé par NextPlease  Voir le message
L'impression que si à terme, vous n'arrivez pas à passer coté management, les hordes de jeunes geeks diplômés aux dents longues vont vous bouffer tout cru.

salut, pour la suite de la carrière, en soit tout le monde peut prendre en main un produit, un langage, mais c'est une question de coût. A 45~50 ans on ne prétend plus à du 24~28 k€, il y a les charges mais surtout les besoins parfois plus importants car la carrière a été erratique et la retraite approche avec pour certains un gros gap financier à venir.

Il se pose aussi le problème de la crainte d'avoir affaire à qqn de peu malléable ou de sceptique sur les projets, alors qu'un jeune souvent ne demandera pas grand'chose et puis aussi tellement occupé parfois à envoyer ses sms à sa petite copine.

Les seniors, pour certains, se reconvertissent en effet (projet familial en province, etc...), sont embauchés dans une pme (qui recherche la polyvalence sans pour autant une technicité trop poussée dans un domaine).

Mais plus crûment, il y a peu de solutions et même pour les jeunes car les besoins ne portent pas forcément sur des métiers requérant de faire des études longues, alors qu'on incite les jeunes à le faire à cause du côut de la retraite.

Vu que les développements sont plus en plus réduits et que la technologie reste présente et évolue quand même malgré les limites atteintes, on peut penser que le métier d'ingénieur avant-vente peut faire partie des rares pistes encore à explorer.

Pour les autres jetés malgré eux un peu avant la fin, le portage salarial est une des autres rares solutions pour espérer valider quelques trimestres restants: le porté acceptant l'idée de chercher dans la France entière.

Les jeunes ne sont pas si bien lotis que cela: déjà en 2001 un jeune miagiste qui donnait satisfaction à Lille avait dû partir un moment à Clermont Ferrand: le marché est très réduit... très très réduit.

Aujourd'hui je serai content de ma carrière si j'arrive à avoir une retraite décente et si mes incidents de parcours n'auront pas été encore plus importants qu'ils ne peuvent déjà l'être aujourd'hui.

A+
Avatar de Procrastinator Procrastinator - Membre à l'essai http://www.developpez.com
le 02/02/2015 à 20:25
Je n'ai pas l'impression d'avoir raté ma carrière, je l'ai raté.

Je pense que la raison principale est à chercher du côté de la motivation, je n'ai jamais eu de "carrière" en tête.
Je vais détailler un peu le cursus... ça aura le mérite d'en rassurer un ou deux lol

Je n'étais pas vraiment intéressé par mes études en sciences et techniques, j'ai néanmoins obtenu un BTS. Entre problèmes perso et mauvaises décisions, je n'ai pas poussé plus avant.

J'étais d'une certaines façon là "par hasard" ce que les recruteurs n'ont aucun mal à détecter. Premiers échecs en entretien, forte démotivation et rancœur envers les RH et le monde de l'entreprise.
De là j'ai passé plusieurs années à la dérive, perdu, j'ai peu travaillé, de l'intérim dans le tertiaire de temps en temps, idem dans la restauration, la grande distribution. Une forte impression de déclassement quand mes amis eux réussissaient, un mal-être qui m'empêchait aussi de m'intégrer dans mes environnements de travail. J'ai très certainement manqué des opportunités de carrière du fait de mon état d'esprit général.

J'ai fini par faire un bilan de compétence, on m'a orienté vers l'info. Parcours du combattant pour trouver une formation. Malgré des résultats bons je n'ai pu me faire financer qu'une formation de bas niveau et courte. La formation a eu un mérite valider mon profil au près des employeurs. J'ai trouver un CDD en hotline FaI, derrière une mission orientée exploitation informatique. Cela allait dans le bon sens puis j'ai fait une erreur et je suis rentré dans une SSII.
Première mission en fait du help desk de niveau 0 puis 2 missions sur site à faire du support bureautique.
dans un premier temps j'ai eu l'impression de laisser derrière moi ma jeunesse difficile et que les choses rentraient dans l'ordre; j'avais un CDI, une amie devînt ma femme, je faisait beaucoup de sport. Mon passé de "cas soc" semblait s'éloigner, à moi une certaine stabilité.
J'ai eu tout du long des horaires décalés aux quels je m'adapte mal, il m'est devenu difficile de faire du sport; je me suis endormi dans des missions ou je n'ai rien appris. Pire j'oubliais et je m'ennuyais atrocement. Le binge drinking du weekend était l'échappatoire facile.
In fine j'ai craqué d'un coup, je commence à reconnaître maintenant que c'était certainement une forme de burn-out comme on dirait maintenant.
Je suis parti sur une déception dans le pays de ma femme, sans projet. Nous sommes revenus 2 ans après.
Je ne suis plus sur la RP, je n'ai pas retrouvé de taf. J'ai décroché quelques entretiens mais j'avais l'impression que j'étais là comme faire valoir pour d'autres candidats. Le courant était plutôt bien passé avec les recruteurs, ils ont été gentils et francs: il y a des profils plus opérationnels.
Je suis passé très vite par la case hotline FAI et depuis je cherche une voix pour me réorienter.

C'est difficile dès que l'on met vraiment le nez dedans on se rend compte de l'horreur de la situation de l'emploi, la plus part des bruits qui courent sur les soi-disant métiers en tension ne reflètent pas la réalité du marché du travail.
Les média nous abreuvent de grands discours sur les nouvelles multiples carrières que nous serions sensés avoir au cours de notre vie ce que je peux dire c'est que à presque 40 ans on est vieux pour être débutant et dans de nombreux secteurs.
Je peux aussi dire que la qualité des formations pour adultes laisse à désirer, on fleurte avec le détournement de fond ou de façon plus positive on a plus souvent à faire des centres qui font œuvre sociale plutôt que œuvre de formation.

Je lorgne toujours sur l'info, côté développement, j'ai commencé un module du CNAM pour voir. Je ne pense pas avoir la passion nécessaire pour acquérir la somme de connaissances assez remarquable et nécessaire pour être vaguement employable.
Je réfléchis et pèse d'autres options, l'heure tourne cependant et il va falloir se décider.

Si c'était à refaire très certainement je ne poursuivrais pas des études +/- académiques et me tournerais vers une forme d'artisanat d'art.
Avatar de chaplin chaplin - Membre expérimenté http://www.developpez.com
le 23/11/2015 à 15:22
Mon expérience en informatique m'a permis de comprendre beaucoup de choses.
Avatar de Escapetiger Escapetiger - Membre expert http://www.developpez.com
le 23/11/2015 à 22:52
@chaplin je lis avec intérêt ce topic régulièrement mais là, j'avoue ne pas bien comprendre, désolé
Avatar de chaplin chaplin - Membre expérimenté http://www.developpez.com
le 24/11/2015 à 11:30
@Escapetiger, comme je ne peux pas supprimer le message, je l'ai fait plus synthétique et plus soft!

Je me suis rendu compte que j'ai répété un schéma. J'ai constaté qu'on est pas jugé sur les objectifs qu'on veut atteindre mais sur la manière dont on a procèdé, sauf que pour atteindre certains résultats, on a pas d'autre choix.

J'étais marqué par le film Edge of Tomorrow. Un type recommence une infinité de fois jusqu'à ce qu'il arrive à vaincre l'Oméga à force de coups d'essais, jusqu'à ce que ça marche.
Avatar de SOPHIELEAC SOPHIELEAC - Nouveau membre du Club http://www.developpez.com
le 11/12/2015 à 23:59
Merci pour toutes ces réponses très enrichissantes
Avatar de Glutinus Glutinus - Expert éminent sénior http://www.developpez.com
le 13/12/2015 à 22:49
Bonjour,

Je ne sais pas vraiment si j'ai réussi ou non ma carrière.
Quoiqu'il en soit, je sais qu'en tant que développeur "lambda", et étant de nature assez réservée et surtout impressionnable, j'ai pas mal subi les désirs de mes employeurs, les SSII.

Par "chance", je cumule pas mal de points positifs :
- école d'ingénieur (je n'envisageais pas moins, et mes parents j'avais les possibilités financières de la faire)
- j'ai toujours été à Paris, donc pas dans l'esprit "c'est quoi cette ville de fous ? Allez, je fais 5 ans ici et je me tire à la montagne / mer / campagne"

Et hasard des choses, j'ai été "bien orienté".

Diplômé en électronique et systèmes embarqués, j'ai difficilement trouvé un stage intéressant, n'ayant jamais appris à me démerder moi-même. J'ai trouvé par piston des stages en banque, puis chez un gros industriel, mais je n'arrivais pas à trouver de CDI.

La chance a voulu que le secteur banques soit très porteur en veille de crise. On prenait à peu près n'importe qui avait un bac+5, le formait à l'informatique, et on lui donnait un salaire de 34K à Paris.

*Développeur Java, j'ai fait une première mission en java comme mon souhait

*Puis pus une mission en ETL. Ma société a misé un max dessus, m'a envoyé en formation, et j'ai fait une mission courte.

* Je suis reparti sur une autre mission faire du java, malheureusement ce fut un piège ! Le java fut envoyé en Inde en off-shore, les développeurs venus faire du java ont été sur une maintenance sur un langage qui n'est plus utilisé, et par le plus affreux / heureux des hasards j'ai été désigné comme responsable du datawarehouse.

Du coup, je suis devenu à terme consultant (je souligne le mot, consultant) en business intelligence et en particulier chargement de données.

Est-ce que j'ai raté ma carrière ?

Ce qui me fait dire non est que globalement j'ai un bon salaire (et plus encore aujourd'hui, je reviendrai dessus encore après), et au moins une assurance d'employabilité même au delà des 35 ans, même si je reste développeur.

Ce qui me fait dire oui, c'est qu'au final je n'ai pas l'impression d'avoir été maître de ma carrière. Balancé d'une mission à l'autre, j'ai eu globalement des technos sympathiques et revendables, contrairement à d'autres qui sont bloqués vis-à-vis de leur propre technologie. Et également balancé au niveau des missions.
Soit bloqué par les commerciaux, j'ai eu naïvement confiance en ma commerciale et haut management de cette troisième mission et ce n'est que la menace d'une démission, pré-crise, qui m'ont fait sortir. Une mission sans qu'il ne se passe rien, et la peur de la crise. Une autre mission encore plus inintéressante, mais de bons horaires, je me suis encroûté, et je suis resté car les horaires légers de certains jours m'ont permis d'être tranquille sur mon projet immobilier.

Je suis conscient d'avoir quand même un facteur chance élevé, il n'empêche que si je veux reprendre en main ma carrière, je ne suis de ceux qui réussissent à imposer facilement mon désir d'orientation. Si de nombreux développeurs veulent devenir chef de projet, ce n'est plus mon choix aujourd'hui, bien que j'ai essayé, mais que je n'ai jamais trouvé les leviers nécessaires, et sûrement qu'il me manque quelques qualités pour le devenir.

Assez récemment, j'ai voulu porter ma carrière vers de l'AMOA. Même si cela peut être un piège à c*ns pour avoir une carrière où l'on peut faire des recettes inintéressantes, je suis encore dans l'espoir de pouvoir faire le pont entre la connaissance métier et l'architecture technique existante. Il n'empêche que malgré le fait que j'ai déjà fait des spécifications fonctionnelles et de la recette, je tombais toujours sur des écueils lors de recrutement.
" Mais pourquoi ne pas continuer en tant que développeur en ETL ? Vous avez fait ça depuis longtemps, vous êtes très bon dessus ! Et dans quelques années vous pourrez être même chef de projet..." à croire que les recruteurs savent manier l'art de la flatterie, et que l'on se fasse recruter pas toujours par la compétence, mais également par l'art de se vendre et des fois un sacré coup de pot...

J'estime avoir des qualités mais pas suffisantes pour évoluer là où je devrai, ou alors je ne me mets pas les moyens. Mais je reconnais que le soir, je suis suffisamment fatigué pour pouvoir me lancer dans une nouvelle formation de moi-même ou sur de la veille techno. Le fantasme du gars de la France qui se bouge qui cravache une fois arrivé chez lui à 20h jusqu'à 2h du matin pour créer sa boîte ou faire marcher sa start-up, j'y crois moyennement...

* PS : j'insiste sur le fait d'être "consultant" car je ne trouve pas de meilleurs mots pour définir ce que je fais au sein même de la mission. Je ne m'estime pas "simple développeur" puisque pour moi j'ai la "responsabilité" d'une ou plusieurs applications, et doit limite faire le pont fonctionnel directement avec les utilisateurs puisque le gusse qui portait l'application, a rédigé les specs fonctionnelles et la recette, a disparu depuis belle lurette et qu'à défaut qu'un utilisateur veuille bien comprendre que l'IT ce n'est pas "un bouton OK qu'on place ici ça prend pas 3 jours ???" il faut bien faire le pont entre diverses équipes...
* PPS : concernant le salaire, je suis aujourd'hui freelance ; en soit c'est un gros projet, mais au final mon métier de tous les jours ne change pas, c'est juste que je réduis les marges d'une SSII vu que je n'ai pas d'intercontrat involontaire aussi long. Donc définitivement, en terme de rémunération à court terme, non je n'ai rien raté.
Avatar de SOPHIELEAC SOPHIELEAC - Nouveau membre du Club http://www.developpez.com
le 15/12/2015 à 22:08
Citation Envoyé par Glutinus  Voir le message
Bonjour,

Je ne sais pas vraiment si j'ai réussi ou non ma carrière.
Quoiqu'il en soit, je sais qu'en tant que développeur "lambda", et étant de nature assez réservée et surtout impressionnable, j'ai pas mal subi les désirs de mes employeurs, les SSII.

Par "chance", je cumule pas mal de points positifs :
- école d'ingénieur (je n'envisageais pas moins, et mes parents j'avais les possibilités financières de la faire)
- j'ai toujours été à Paris, donc pas dans l'esprit "c'est quoi cette ville de fous ? Allez, je fais 5 ans ici et je me tire à la montagne / mer / campagne"

Et hasard des choses, j'ai été "bien orienté".

Diplômé en électronique et systèmes embarqués, j'ai difficilement trouvé un stage intéressant, n'ayant jamais appris à me démerder moi-même. J'ai trouvé par piston des stages en banque, puis chez un gros industriel, mais je n'arrivais pas à trouver de CDI.

La chance a voulu que le secteur banques soit très porteur en veille de crise. On prenait à peu près n'importe qui avait un bac+5, le formait à l'informatique, et on lui donnait un salaire de 34K à Paris.

*Développeur Java, j'ai fait une première mission en java comme mon souhait

*Puis pus une mission en ETL. Ma société a misé un max dessus, m'a envoyé en formation, et j'ai fait une mission courte.

* Je suis reparti sur une autre mission faire du java, malheureusement ce fut un piège ! Le java fut envoyé en Inde en off-shore, les développeurs venus faire du java ont été sur une maintenance sur un langage qui n'est plus utilisé, et par le plus affreux / heureux des hasards j'ai été désigné comme responsable du datawarehouse.

Du coup, je suis devenu à terme consultant (je souligne le mot, consultant) en business intelligence et en particulier chargement de données.

Est-ce que j'ai raté ma carrière ?

Ce qui me fait dire non est que globalement j'ai un bon salaire (et plus encore aujourd'hui, je reviendrai dessus encore après), et au moins une assurance d'employabilité même au delà des 35 ans, même si je reste développeur.

Ce qui me fait dire oui, c'est qu'au final je n'ai pas l'impression d'avoir été maître de ma carrière. Balancé d'une mission à l'autre, j'ai eu globalement des technos sympathiques et revendables, contrairement à d'autres qui sont bloqués vis-à-vis de leur propre technologie. Et également balancé au niveau des missions.
Soit bloqué par les commerciaux, j'ai eu naïvement confiance en ma commerciale et haut management de cette troisième mission et ce n'est que la menace d'une démission, pré-crise, qui m'ont fait sortir. Une mission sans qu'il ne se passe rien, et la peur de la crise. Une autre mission encore plus inintéressante, mais de bons horaires, je me suis encroûté, et je suis resté car les horaires légers de certains jours m'ont permis d'être tranquille sur mon projet immobilier.

Je suis conscient d'avoir quand même un facteur chance élevé, il n'empêche que si je veux reprendre en main ma carrière, je ne suis de ceux qui réussissent à imposer facilement mon désir d'orientation. Si de nombreux développeurs veulent devenir chef de projet, ce n'est plus mon choix aujourd'hui, bien que j'ai essayé, mais que je n'ai jamais trouvé les leviers nécessaires, et sûrement qu'il me manque quelques qualités pour le devenir.

Assez récemment, j'ai voulu porter ma carrière vers de l'AMOA. Même si cela peut être un piège à c*ns pour avoir une carrière où l'on peut faire des recettes inintéressantes, je suis encore dans l'espoir de pouvoir faire le pont entre la connaissance métier et l'architecture technique existante. Il n'empêche que malgré le fait que j'ai déjà fait des spécifications fonctionnelles et de la recette, je tombais toujours sur des écueils lors de recrutement.
" Mais pourquoi ne pas continuer en tant que développeur en ETL ? Vous avez fait ça depuis longtemps, vous êtes très bon dessus ! Et dans quelques années vous pourrez être même chef de projet..." à croire que les recruteurs savent manier l'art de la flatterie, et que l'on se fasse recruter pas toujours par la compétence, mais également par l'art de se vendre et des fois un sacré coup de pot...

J'estime avoir des qualités mais pas suffisantes pour évoluer là où je devrai, ou alors je ne me mets pas les moyens. Mais je reconnais que le soir, je suis suffisamment fatigué pour pouvoir me lancer dans une nouvelle formation de moi-même ou sur de la veille techno. Le fantasme du gars de la France qui se bouge qui cravache une fois arrivé chez lui à 20h jusqu'à 2h du matin pour créer sa boîte ou faire marcher sa start-up, j'y crois moyennement...

* PS : j'insiste sur le fait d'être "consultant" car je ne trouve pas de meilleurs mots pour définir ce que je fais au sein même de la mission. Je ne m'estime pas "simple développeur" puisque pour moi j'ai la "responsabilité" d'une ou plusieurs applications, et doit limite faire le pont fonctionnel directement avec les utilisateurs puisque le gusse qui portait l'application, a rédigé les specs fonctionnelles et la recette, a disparu depuis belle lurette et qu'à défaut qu'un utilisateur veuille bien comprendre que l'IT ce n'est pas "un bouton OK qu'on place ici ça prend pas 3 jours ???" il faut bien faire le pont entre diverses équipes...
* PPS : concernant le salaire, je suis aujourd'hui freelance ; en soit c'est un gros projet, mais au final mon métier de tous les jours ne change pas, c'est juste que je réduis les marges d'une SSII vu que je n'ai pas d'intercontrat involontaire aussi long. Donc définitivement, en terme de rémunération à court terme, non je n'ai rien raté.

Avatar de SOPHIELEAC SOPHIELEAC - Nouveau membre du Club http://www.developpez.com
le 15/12/2015 à 22:13
Je ne sais pas vraiment si j'ai réussi ou non ma carrière.
Quoiqu'il en soit, je sais qu'en tant que développeur "lambda", et étant de nature assez réservée et surtout impressionnable, j'ai pas mal subi les désirs de mes employeurs, les SSII.
SOPHIE : Oui quand on est jeune, on n’a pas trop le choix !

Par "chance", je cumule pas mal de points positifs :
- école d'ingénieur (je n'envisageais pas moins, et mes parents j'avais les possibilités financières de la faire)
- j'ai toujours été à Paris, donc pas dans l'esprit "c'est quoi cette ville de fous ? Allez, je fais 5 ans ici et je me tire à la montagne / mer / campagne"
SOPHIE : OK mais vous avez quand même travaillé au cours de vos études secondaires. Je suppose que le bulletin scolaire de la première et de la terminale compte…

Et hasard des choses, j'ai été "bien orienté".
SOPHIE :

Diplômé en électronique et systèmes embarqués, j'ai difficilement trouvé un stage intéressant, n'ayant jamais appris à me démerder moi-même. J'ai trouvé par piston des stages en banque, puis chez un gros industriel, mais je n'arrivais pas à trouver de CDI.
SOPHIE : Vous avez une qualité, vous êtes franc et spontané…

La chance a voulu que le secteur banques soit très porteur en veille de crise. On prenait à peu près n'importe qui avait un bac+5, le formait à l'informatique, et on lui donnait un salaire de 34K à Paris.
SOPHIE : Vous êtes de plus très modeste…

*Développeur Java, j'ai fait une première mission en java comme mon souhait

*Puis pus une mission en ETL. Ma société a misé un max dessus, m'a envoyé en formation, et j'ai fait une mission courte.

* Je suis reparti sur une autre mission faire du java, malheureusement ce fut un piège ! Le java fut envoyé en Inde en off-shore, les développeurs venus faire du java ont été sur une maintenance sur un langage qui n'est plus utilisé, et par le plus affreux / heureux des hasards j'ai été désigné comme responsable du datawarehouse.
SOPHIE : De l’humour…

Du coup, je suis devenu à terme consultant (je souligne le mot, consultant) en business intelligence et en particulier chargement de données.
SOPHIE : Informatif… surtout pour quelqu’un qui n’est pas du métier

*_Est-ce que j'ai raté ma carrière ?_*
SOPHIE : Tout dépend de ce qu’on met là-dessous…

Ce qui me fait dire non est que globalement j'ai un bon salaire (et plus encore aujourd'hui, je reviendrai dessus encore après), et au moins une assurance d'employabilité même au delà des 35 ans, même si je reste développeur.
SOPHIE : C’est un point de vue !

Ce qui me fait dire oui, c'est qu'au final je n'ai pas l'impression d'avoir été maître de ma carrière. Balancé d'une mission à l'autre, j'ai eu globalement des technos sympathiques et revendables, contrairement à d'autres qui sont bloqués vis-à-vis de leur propre technologie. Et également balancé au niveau des missions.
Soit bloqué par les commerciaux, j'ai eu naïvement confiance en ma commerciale et haut management de cette troisième mission et ce n'est que la menace d'une démission, pré-crise, qui m'ont fait sortir. Une mission sans qu'il ne se passe rien, et la peur de la crise. Une autre mission encore plus inintéressante, mais de bons horaires, je me suis encroûté, et je suis resté car les horaires légers de certains jours m'ont permis d'être tranquille sur mon projet immobilier.
SOPHIE : Vous n’étiez pas carriériste…

Je suis conscient d'avoir quand même un facteur chance élevé, il n'empêche que si je veux reprendre en main ma carrière, je ne suis de ceux qui réussissent à imposer facilement mon désir d'orientation. Si de nombreux développeurs veulent devenir chef de projet, ce n'est plus mon choix aujourd'hui, bien que j'ai essayé, mais que je n'ai jamais trouvé les leviers nécessaires, et sûrement qu'il me manque quelques qualités pour le devenir.
SOPHIE : des qualités je ne sais pas, des barrières oui presque certainement

Assez récemment, j'ai voulu porter ma carrière vers de l'AMOA. Même si cela peut être un piège à c*ns pour avoir une carrière où l'on peut faire des recettes inintéressantes, je suis encore dans l'espoir de pouvoir faire le pont entre la connaissance métier et l'architecture technique existante. Il n'empêche que malgré le fait que j'ai déjà fait des spécifications fonctionnelles et de la recette, je tombais toujours sur des écueils lors de recrutement.
" Mais pourquoi ne pas continuer en tant que développeur en ETL ? Vous avez fait ça depuis longtemps, vous êtes très bon dessus ! Et dans quelques années vous pourrez être même chef de projet..." à croire que les recruteurs savent manier l'art de la flatterie, et que l'on se fasse recruter pas toujours par la compétence, mais également par l'art de se vendre et des fois un sacré coup de pot...
SSOPHIE : Je ne sais pas car je n’ai pas assez de recul… En tous les cas je ne connais pas l’art de la flatterie (ma franchise me vaut plutôt des désagréments)… Par contre je saurais coacher pour le candidat aille toujours « plus haut » dans ses aspirations.
Je serais bien incapable d’imposer quoi que ce soit, question d’éthique…

J'estime avoir des qualités mais pas suffisantes pour évoluer là où je devrai, ou alors je ne me mets pas les moyens.
SOPHIE : oui… la seconde assertion serait plutôt exacte

Mais je reconnais que le soir, je suis suffisamment fatigué pour pouvoir me lancer dans une nouvelle formation de moi-même ou sur de la veille techno. Le fantasme du gars de la France qui se bouge qui cravache une fois arrivé chez lui à 20h jusqu'à 2h du matin pour créer sa boîte ou faire marcher sa start-up, j'y crois moyennement...
SOPHIE : Heureusement que nous sommes tous différents

* PS : j'insiste sur le fait d'être "consultant" car je ne trouve pas de meilleurs mots pour définir ce que je fais au sein même de la mission. Je ne m'estime pas "simple développeur" puisque pour moi j'ai la "responsabilité" d'une ou plusieurs applications, et doit limite faire le pont fonctionnel directement avec les utilisateurs puisque le gusse qui portait l'application, a rédigé les specs fonctionnelles et la recette, a disparu depuis belle lurette et qu'à défaut qu'un utilisateur veuille bien comprendre que l'IT ce n'est pas "un bouton OK qu'on place ici ça prend pas 3 jours ???" il faut bien faire le pont entre diverses équipes...
SOPHIE : c’est un peu incompréhensible pour les néophytes Mais on sent le dynamisme qui vous porte

* PPS : concernant le salaire, je suis aujourd'hui freelance ; en soit c'est un gros projet, mais au final mon métier de tous les jours ne change pas, c'est juste que je réduis les marges d'une SSII vu que je n'ai pas d'intercontrat involontaire aussi long. Donc définitivement, en terme de rémunération à court terme, non je n'ai rien raté.
SOPHIE : cependant il n’y a pas que le salaire à considérer. Prime l’épanouissement dans ce qu’on fait. Si c’est le cas, vous n’avez rien raté 

***************

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Avatar de SOPHIELEAC SOPHIELEAC - Nouveau membre du Club http://www.developpez.com
le 15/12/2015 à 22:14
Avatar de dev14 dev14 - Membre averti http://www.developpez.com
le 02/06/2016 à 12:08
Jusqu'à présent, plutôt réussi, à voir si ça dure, c'est à la fin qu'on fait les comptes.
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